Simon Tremblay a marqué deux fois, hier dont le but gagnant en plolongation.

Tremblay ferme les livres

Les Saguenéens ont profité de leur retour à domicile pour retrouver le sentier de la victoire hier contre le Phoenix de Sherbrooke, mais ce fut finalement très compliqué. Après une troisième période complètement folle où les deux équipes n'ont pas été en mesure de profiter de double avantage numérique, Simon Tremblay a couronné une excellente soirée de travail avec son deuxième du match pour procurer un gain de 4-3 aux siens en prolongation.
Dans l'ensemble, les 3165 spectateurs présents au centre Georges-Vézina, dont de nombreux joueurs du hockey mineur, ont eu droit à un excellent spectacle, même si ce n'était pas parfait.
Les Saguenéens sont pratiquement invincibles en temps supplémentaire. Ils ont soutiré la victoire neuf fois sur dix, dont six fois en sept occasions quand le match s'est réglé en prolongation. Ils ont également signé une 9e victoire en dix parties devant leurs partisans.
Alors que l'arbitre avait levé le bras pour signaler une pénalité au Phoenix, Simon Tremblay, bien posté dans l'enclave, a accepté la passe de Frédéric Allard pour décocher un tir vif qui est passé entre les jambes du gardien Gabriel Parent. «C'était la première fois que je marquais en prolongation et que je vivais ce ''feeling''. C'est pas mal le fun», a indiqué l'attaquant originaire de Dolbeau-Mistassini avec le sourire après la rencontre.
«C'est drôle les gens vont se souvenir de Simon Tremblay pour son but en prolongation, mais moi, ce sera plus pour son travail extraordinaire en désavantage numérique. Il a énormément de temps de glace à court d'un homme et il nous aide énormément. Je suis content qu'un gars comme lui puisse contribuer offensivement. Malheureusement, dans le hockey d'aujourd'hui, les joueurs se valorisent avec les buts et les passes alors que la réalité du hockey, ce n'est pas toujours ça», a souligné l'entraîneur-chef Patrice Bosch dans son point de presse.
Folle troisième
Les Saguenéens ont démarré la rencontre très lentement et les visiteurs en ont profité pour ouvrir la marque. Patrice Bosch expliquait mal cette nervosité après coup. Les Sags ont répliqué en deuxième si bien que les deux équipes ont retraité au vestiaire avec une égalité de 2-2. Dans les premières minutes de la troisième, le défenseur Julien Bahl a surpris Domenic Graham avec un tir du poignet dans la partie supérieure. Par la suite, les unités spéciales ont volé la vedette. Les Sags ont hérité d'un avantage numérique de cinq minutes quand Simon Desbiens a frappé sournoisement Samuel Blier le long de la rampe. Quelques secondes plus tard, Jean-Christophe Laflamme a écopé d'une pénalité pour avoir retenu en zone offensive, si bien que les Sags avaient une chance en or de créer l'égalité. Ils n'ont toutefois dirigé qu'un seul tir lors du cinq contre trois et Gabriel Parent a frustré Jérémy Bouchard de la jambière. La frustration se faisait sentir tant parmi les partisans que chez les joueurs. En rentrant au banc, Dominic Beauchemin a laissé savoir son mécontentement. L'attaquant de 20 s'est fait pardonner quelques secondes plus tard. Avant la fin de la pénalité majeure, il a poussé le match en prolongation avec un tir qui a échappé au gardien du Phoenix.
Ce n'était pas terminé. Avec moins de cinq minutes à faire, les visiteurs ont à leur tour profité d'un cinq contre trois. Après une pénalité à Jérémy Carignan après le sifflet, Jasmin Boutet a été chassé pour avoir retardé le match quand il a tiré la rondelle dans les estrades. Les joueurs des Sags ont toutefois effectué un travail impeccable avec deux joueurs en moins.
«On a des joueurs qui sont souvent critiqués parce qu'ils cafouillent avec la rondelle. Ce sont ces mêmes joueurs qu'à cinq contre trois, ils se tirent à terre et reçoivent des rondelles dans les côtes. Ces gars-là souvent sont sous-estimés, mais le jeu défensif, c'est payant aussi», a confié Patrice Bosch qui avait demandé à ses troupiers de diriger plus de tirs au filet en avantage numérique.
«Je vais prendre une partie du blâme pour l'avantage numérique. On trouvait qu'on ne lançait pas assez et contre le Phoenix, on lançait sans raison. Dans les Maritimes, il n'y avait pas suffisamment de trafic devant le filet et ce soir, ce sont souvent nos joueurs qui bloquaient nos tirs», a-t-il expliqué, espérant que ses joueurs trouveront le juste milieu. Il a également estimé que ses troupiers devraient jouer beaucoup mieux pour espérer l'emporter face au Drakkar, meneur au classement général.