L'acquisition de Félix Bibeau, à trois jours de l'ouverture de la période des échanges, a donné le ton dans le camp des Saguenéens.

Tout un départ

CHRONIQUE / Le directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, a volé le départ de la période des transactions des Fêtes. Ce n’était qu’un aperçu de ce qui s’en venait, un véritable feu d’artifice.

À trois jours de l’ouverture officielle des marchés, les Sags ont donné le ton avec l’acquisition du vétéran de 20 ans Félix Bibeau. La facture est maintenant connue. Les Sags ont dû sacrifier l’attaquant de 17 ans Théo Rochette, mais ont également reçu le gardien Carmine-Anthony Pagliarulo, qui sera une très bonne police d’assurance, ainsi qu’un choix de 2e ronde, mais celui du Titan qui devrait être le premier, donc le 19e. Dans le jargon, c’est ce qu’on appelle une transaction gagnant-gagnant. Les Remparts obtiennent un attaquant rempli de talent qui sera une pierre angulaire de la reconstruction tandis que les Sags ajoutent de l’expérience avec Félix Bibeau.

Les Chicoutimiens n’avaient pas terminé leurs emplettes, loin de là. Ils ajouteront prochainement à une attaque déjà dévastatrice les attaquants Dawson Mercer et Raphaël Lavoie. Dans les deux cas, les transactions ont débuté dimanche avec l’envoi de William Dufour aux Voltigeurs et un choix de première ronde aux Mooseheads en retour du défenseur Patrick Kyte. La suite sera dévoilée à l’issue du Championnat mondial junior, mais il est déjà établi que de nombreux choix prendront la direction de Drummondville et Halifax.

Mercer, Lavoie et Bibeau amèneront une toute nouvelle dimension à l’attaque des Sags, qui était déjà parmi les plus menaçantes à travers la LHJMQ. Il ne manque pas grand-chose aux Saguenéens pour avoir un alignement pratiquement parfait sur papier. Si un dernier coup d’éclat survient, ce sera certainement pour amener un élément au sein de la brigade défensive.

La période des transactions est vieille de seulement une journée et il est clair que les Sags y vont le tout pour le tout. Depuis l’été dernier, il est répété et répété qu’ils avaient les munitions pour le faire et c’est exactement ce qui se produit. Oui, Yanick Jean a sacrifié William Dufour et Théo Rochette, mais il avait les moyens de le faire. Il a fait toutes ses acquisitions sans rien mettre sur la carte de crédit, ce qui évitera une reconstruction interminable, comme c’est le cas à Bathurst présentement. Avec seulement six revers en temps réglementaire en 33 rencontres, il n’avait pas vraiment le choix de foncer. Avec le recul, c’est clairement la transaction d’Olivier Galipeau en 2018 qui lui a permis d’avoir toutes ces munitions dans sa poche.