Les Saguenéens ont déjoué les pronostics face aux Olympiques, hier, devant 2524 spectateurs au centre Georges-Vézina. Non seulement ils ont vaincu une équipe qui l'avait emporté 5-0 contre eux la semaine dernière, mais ils l'ont fait après avoir laissé filer une priorité de deux buts en fin de troisième, pour finalement s'imposer 4-3 en fusillade. Janne Puhakka a été le seul à marquer lors de la séance de tirs de barrage.

Toujours parfaits en fusillade

Les Saguenéens ont déjoué les pronostics face aux Olympiques, hier, devant 2524 spectateurs au centre Georges-Vézina. Non seulement ils ont vaincu une équipe qui l'avait emporté 5-0 contre eux la semaine dernière, mais ils l'ont fait après avoir laissé filer une priorité de deux buts en fin de troisième, pour finalement s'imposer 4-3 en fusillade. Janne Puhakka a été le seul à marquer lors de la séance de tirs de barrage.
Les Sags remportaient un deuxième match en autant de soirs au-delà des 60 minutes réglementaires. Ils ont maintenant décroché la victoire sept fois en huit occasions quand le pointage est égal après trois périodes et sont toujours parfaits en trois présences en tirs de barrage. «On commence à être habitués de faire du temps supplémentaire», a lancé en riant l'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch.
Tout allait si bien pour les locaux qui menaient 3-1 avec moins de quatre minutes à faire et profitaient d'un avantage numérique. Ce sont plutôt les Olympiques qui ont marqué pour se rapprocher à un seul but. Puis, quelques secondes plus tard, alors que le jeu se déroulait à quatre contre quatre, Vaclav Karabacek a surpris Julio Billia avec un tir anodin qui s'est retrouvé dans le filet.
«C'est une erreur qui n'aurait pas dû se faire [sur l'avantage numérique]. J'ai pris la décision d'envoyer un seul défenseur sur la patinoire. On avait un but précis qui n'a pas été respecté", a expliqué Patrice Bosch après la rencontre. Il avait demandé à ses joueurs de garder le contrôle de la rondelle et de tirer au but seulement si une vraie chance de marquer se présentait. Laurent Dauphin a toutefois raté le filet sur un tir de loin et les Olympiques se sont amenés à deux contre un et Simon Tardif-Richard a complété un beau jeu de passe. «Ce sont des détails qui auraient pu nous faire mal. En même temps, on a vécu encore une fois quelque chose», a-t-il estimé, ne faisant pas tout un plat de cette fin de rencontre.
«C'était un de nos bons matchs de la saison. J'ai senti mes joueurs vraiment concentrés avec une éthique de travail A1, a-t-il souligné dans son point de presse. C'est sûr qu'on avait mal paru à Gatineau. Les joueurs le savaient on en avait parlé. On a fait preuve d'énormément de caractère. Je suis très très content de l'effort de tout le monde.»
En première, les Saguenéens ont marqué leurs deux buts alors que les arbitres avaient appelé une pénalité contre les Olympiques. Frédéric Allard a battu Anthony Brodeur à la droite avec un puissant tir frappé. Puis, alors que les Olympiques n'avaient qu'à toucher la rondelle pour faire stopper le jeu, Janne Puhakka s'est retrouvé seul dans l'enclave et il a décoché un tir que Brodeur a bloqué partiellement avec sa mitaine, mais la rondelle a tout de même poursuivi son chemin jusque dans le fond du filet. Vincent Dunn a répliqué avec 19 secondes à faire en première alors que Victor Provencher se trouvait au banc des pénalités. Après une deuxième sans but, William Gignac a donné un coussin de deux buts aux siens à mi-chemin en troisième. «J'espère que les gars ont compris que lorsqu'on garde le jeu simple, on est plus efficaces», a laissé savoir Patrice Bosch.
Pour une deuxième fois en autant de soirs, les Sags ont été incapables de profiter d'un avantage numérique de cinq contre trois en deuxième période. Anthony Brodeur a notamment volé Dominic Beauchemin de la mitaine. Les Chicoutimiens n'ont pas réussi à acheter un but en 13 occasions avec l'avantage d'un homme lors des deux matchs présentés devant leurs partisans. «On va se donner un prix de consolation. On a marqué deux fois alors que l'arbitre avait le bras levé", a ironisé Patrice Bosch qui mentionnait que les chances étaient au rendez-vous, ce qui le rassurait.