Le Russe German Rubtsov n'a mis que cinq minutes pour se faire plusieurs nouveaux amis en déjouant le gardien des Olympiques, Mathieu Bellemare.

Spectaculaire, ce Rubtsov!

German Rubtsov et ses coéquipiers des Saguenéens pouvaient difficilement espérer un meilleur scénario pour l'entrée locale de l'attaquant russe. Devant le directeur général des Flyers, Ron Hextall, le numéro 17 n'a mis qu'une période pour convaincre les 3495 partisans présents au centre Georges-Vézina de l'étendue de son talent, dans une victoire de 4-0 sur les Olympiques de Gatineau.
Joey Ratelle a doublé l'avance des Sags en première période, à la suite d'une passe savante de German Rubtsov.
Après deux présences des 3R (Roy-Ratelle-Rubtsov) entièrement le territoire des Olympiques, Rubtsov a profité d'un avantage numérique pour casser la glace devant ses nouveaux partisans dès la cinquième minute. Profitant de la magnifique passe de Nicolas Roy, posté à la gauche du gardien, il n'a pas raté sa chance. Puis après quelques menaces des visiteurs, l'attaquant russe a décidé de garder la rondelle en entrée de zone. Il a été très patient avant de repérer Joey Ratelle qui a également profité de l'ouverture.
« Je peux faire encore mieux. Je suis encore en train de prendre ma forme », a résumé la première étoile de la rencontre qui était plus expressif sur la patinoire qu'en entrevue après la rencontre, avec une traduction assurée par son compatriote Dmitry Zhukenov. Il a tout de même dit avoir apprécié l'intensité de la foule tout en mentionnant que de marquer dès les premières minutes lui avait permis de rapidement laisser tomber l'émotion. 
« Il est encore meilleur que ça. On voit qu'il y a une progression dans son jeu depuis son arrivée. Il doit aussi faire une remise en forme. Il est encore en période d'adaptation, mais il a été très très bon. Il est dominant physiquement. Il est capable d'acheter du temps pour faire des jeux. Tout comme la foule, je l'ai vraiment aimé. Il a été spectaculaire », d'exprimer l'entraîneur-chef Yanick Jean sur sa performance. 
« Dans les séries l'an dernier, quand on avait eu de bonnes foules, on n'avait pas marqué ou on avait mis du temps à le faire. En le faisant en partant le match, ç'a donné du momentum à notre match, de noter le pilote des Bleus. On ne voulait pas leur ouvrir la porte ou leur donner de l'air. On a réussi à les forcer à jouer du hockey de rattrapage. »
Les Olympiques ont augmenté la pression à compter de la deuxième période, multipliant les attaques sérieuses, mais Julio Billia a tenu le coup, aidé à quelques reprises de ses meilleurs amis les poteaux. Il a du même coup signé son premier blanchissage de la saison. Il a même réussi à faire l'arrêt alors qu'il ne voyait plus la rondelle. 
En deuxième, après avoir évité la catastrophe, Olivier Galipeau a continué d'appuyer l'attaque, faisant bouger les cordages d'un tir vif. Après quelques miracles du vétéran gardien, Joey Ratelle a complété le pointage dans un filet désert.
« Défensivement, il y a des choses qu'on a moins bien faites. Ils n'avaient plus rien à perdre et on appliqué de la pression à trois et quatre joueurs. Ce n'était pas nécessairement facile à jouer. J'ai trouvé que surtout en deuxième période, ils avaient eu beaucoup de chances près de notre filet. En troisième, on les a gardés un peu plus à l'extérieur et notre gardien a fait les bons arrêts le temps venu », d'analyser Yanick Jean, satisfait du jeu défensif face à Vitalii Abramov qui avait coulé les Sags lors du premier match du mois à Gatineau avec trois buts.
« C'est positif de la manière qu'on l'a joué. En deuxième moitié de saison, tu veux essayer d'enlever la force de l'adversaire. On a essayé de le ralentir en zone neutre. C'est sûr que tu ne peux pas frapper pour 100 %, mais on l'a bien fait à plusieurs occasions », d'estimer l'entraîneur-chef.
Jeu blanc pour Billia: une première depuis octobre 2015
Non seulement Julio Billia a enregistré son premier blanchissage de la saison, mais il a tenu en échec l'adversaire pour une première fois depuis octobre 2015. 
Une chose retenait l'attention dans sa performance de 34 arrêts. Le vétéran a défié l'adversaire très souvent, ce qu'on le voyait moins faire depuis son retour au jeu à la suite d'une longue absence. « Il avait l'air d'un gars en confiance. Sur leurs chances de marquer, ça n'a pas eu l'air nécessairement difficile », a laissé tomber Yanick Jean dans son point de presse. 
« C'est simple. Nous avons perdu ce match parce que le gardien adverse a fait toute une job », a affirmé son homologue Éric Landry, entré en poste la semaine dernière après le congédiement de Mario Duhamel. 
À quelques occasions, des joueurs des Olympiques ont été laissés seuls devant Billia, mais le gardien de 20 ans ne leur a absolument pas laissé d'espace pour le battre. « J'ai regardé l'an dernier ce qui marchait pour moi. Dernièrement, on a fait des comparaisons avec l'année dernière et il n'y avait que des détails. Je dois être agressif sur la rondelle quand je peux. S'il y a une option, je reste profond. C'est vraiment d'utiliser ma vitesse. Je peux me permettre de prendre un pied de plus », de mentionner Julio Billia. 
« Dernièrement, quelques fois, j'ai donné plusieurs buts malgré de bonnes performances. Ça fait du bien d'avoir le retour du balancier. Ça vraiment bien été. Un blanchissage, c'est toujours bon pour la confiance », de souligner le gardien de 20 ans qui a été sensationnel dans les dernières minutes alors que les Olympiques voulaient le priver de son jeu blanc. « Tu ne veux pas te faire marquer, même si ce n'était pas la fin du monde. Ça aurait terminé 4-1 et on aurait eu les deux points. C'est sûr qu'un blanchissage, c'est un plus », d'exprimer Julio Billia.