Les Saguenéens ont été malmenés, au cours de la dernière fin de semaine, dont dimanche à Sherbrooke, contre le Phoenix.

Se brûler pour apprendre de ses erreurs

Les deux dernières défaites des Saguenéens de Chicoutimi, contre Rimouski et Sherbrooke la semaine passée, ont soulevé l’ire de certains partisans dans les derniers jours, mais pour les entraîneurs, ce faux pas n’avait pas que du négatif.

La formation de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) surfait sur une séquence de huit victoires depuis le début de 2020, avant de se casser la margoulette lors des deux derniers matchs sur la route, à Rimouski et Sherbrooke, en subissant deux revers nets. Puisqu’il faut parfois se brûler avant d’apprendre de ses erreurs, les défaites ne sont peut-être pas une si mauvaise chose en soi.

« De la manière qu’on jouait vers la fin de notre séquence victorieuse de huit matchs, oui, j’avais hâte que ça arrive, a convenu l’entraîneur en chef des Sags, Yanick Jean, au terme d’un entraînement d’environ une heure sur la glace du centre Georges-Vézina. Il fallait vivre de l’adversité et en fin de semaine, on en a vécu beaucoup. »

Le pilote des Chicoutimiens a fait remarquer que son équipe n’a pas beaucoup affronté de puissances de la LHJMQ depuis la mi-novembre, c’est-à-dire lors d’un voyage dans les Maritimes. Les Bleus ont en effet été épargnés, considérant que deux matchs contre l’Océanic de Rimouski, deux victoires, ont été joués en l’absence d’Alexis Lafrenière, actif au Championnat mondial de hockey junior à ce moment.

Les deux derniers matchs ont donc été les deux premiers gros tests depuis le début de la nouvelle année. Les résultats parlent d’eux-mêmes ; on ne peut pas dire que les joueurs ont obtenu la note de passage.

« Tout le monde réalise qu’il faut être meilleurs dans plusieurs phases de notre jeu, qu’il faut arrêter de se fier à notre talent et mettre nos bottes de travail, a annoncé Yanick Jean. Il faut aussi jouer en unité de cinq, ce qu’on ne fait pas dernièrement. Si on a continué de gagner en première moitié de saison, même si on avait des blessés, c’est qu’on pouvait s’appuyer sur notre système de jeu et notre travail en unité. Depuis la fin de la période des transactions, on n’est pas capables de s’appuyer là-dessus parce qu’on n’est pas sur la même page. »

Au cours des trois dernières parties, les Sags ont encaissé 16 buts. Répétant qu’une période d’ajustement est nécessaire et que la patience fera à nouveau partie de son éventail de qualités, Jean a ajouté que l’effort était un prérequis non négociable.

« On ne l’a pas dit pour le fun que ça allait prendre un mois (d’ajustement), a insisté l’entraîneur. Avec l’expérience, on sait que ça va être ça. Parfois, c’est plus long ; d’autres fois, ce l’est moins. On n’a pas eu de problèmes à jouer offensivement, mais par contre, on a eu de gros problèmes défensivement. Un moment donné, quand tu ne t’impliques pas pour récupérer la rondelle, ça devient difficile de créer de l’attaque. C’est ce qui s’est passé en fin de semaine dernière. »

Changements à l’attaque

Un léger changement a été apporté aux combinaisons offensives, mercredi, alors que les joueurs de centre des deux premiers trios ont été permutés. C’est donc dire que Dawson Mercer débutera le prochain match en compagnie de Rafaël Harvey-Pinard et Vladislav Kotkov, tandis que Félix Bibeau pivotera une ligne complétée par Raphaël Lavoie et Justin Ducharme.

Avec 22 matchs à faire avant la fin de la saison régulière, un brassage de soupe est prévu et normal, selon le patron hockey des Saguenéens.

« On sait que Bibeau et Harvey-Pinard, ça marche et ça va finir comme ça, mais dans le junior, les joueurs ne jouent pas tout le temps ensemble, a soulevé Yanick Jean. Il faut voir des choses, il faut tenter des expériences et c’est ce qu’on va continuer de faire. Depuis que Samuel Houde est sur la liste des blessés, on n’avait pas trop bougé les trios. On n’arrivera pas dans les séries éliminatoires sans tenter des choses. »

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POINTES DE PLUME

• Les effectifs étaient plutôt limités à l’entraînement, mercredi, c’est-à-dire quatre trios (12 attaquants) et sept défenseurs. Gabriel Villeneuve avait enfilé un chandail jaune, réservé aux joueurs exemptés des contacts physiques, mais c’était seulement par mesure préventive.

• Rafaël Harvey-Pinard a quitté la patinoire une quinzaine de minutes avant la fin de l’entraînement. Le capitaine était visiblement incommodé, mais sa blessure ne semblait pas sérieuse. Le personnel hockey en saura un peu plus jeudi avant-midi, au retour des joueurs au centre Georges-Vézina pour l’entraînement quotidien.