Après avoir subi une blessure qui lui a fait rater un mois, Hendrix Lapierre a repris son rythme de croisière, depuis le début du mois de décembre, ayant récolté 22 points à ses 21 dernières rencontres.

Saguenéens: Hendrix Lapierre, comme un vétéran

Ce n’est pas un secret pour personne, le premier choix au dernier repêchage de la LHJMQ, Hendrix Lapierre, se comporte comme un vétéran depuis son arrivée avec les Saguenéens de Chicoutimi. L’attaquant de 16 ans l’a encore démontré, au cours des dernières semaines, après avoir subi une importante blessure à l’épaule, retrouvant le même rythme qu’en début de saison.

Avant de devoir s’absenter pour un mois en octobre et novembre, Hendrix Lapierre affichait une production d’un point par match. Après avoir été blanchi à ses six premiers matchs après son retour au jeu, le Gatinois a retrouvé la cadence initiale avec 22 points à ses 21 dernières rencontres.

« Un 16 ans qui manque autant de temps, souvent, avec l’expérience, leur année est souvent quasiment terminée, signale l’entraîneur-chef Yanick Jean. Il ne s’est pas posé 50 questions même s’il ne faisait pas de points à son retour. Il a continué de travailler et les choses ont débloqué. »

« C’est sûr qu’après ma blessure, ç’a été quand même difficile. Je devais reprendre le rythme, en plus que ça allait super bien avant. Il a seulement fallu quelques matchs pour que ça clique et depuis ce temps, je pense que ça va assez bien. Il y a une couple de matchs qui ont moins bien été, mais ça fait partie de mon apprentissage », convient Hendrix Lapierre, affirmant ne pas avoir gardé de craintes après sa blessure.

« Je n’y pensais pas vraiment. Peut-être que c’était là sans le vouloir, mais j’étais seulement content de revenir. J’étais seulement tanné de m’entraîner et ne rien faire d’autre. J’ai réalisé à quel point j’étais chanceux d’être avec les gars et tout. Oui au début, ça ne marchait pas, mais je travaillais quand même. Quand tu travailles et que tu essaies les affaires pour t’améliorer, un moment donné, ça finit par payer », explique le numéro 92 qui, globalement, montre une récolte de 36 points en 38 parties, ce qui le place au 4e rang chez les recrues, au premier chez les joueurs nés en 2002 et donc de sa cuvée.

« Au niveau des points, je ne m’étais rien fixé parce que je ne voulais pas être déçu. J’ai seulement 16 ans et seulement jouer dans la LHJMQ, c’est quand même difficile. Je m’étais seulement fixé comme objectif de devenir meilleur chaque jour et bien m’adapter à la ligue. Tant mieux si la production vient avec, je ne m’en plains pas », raconte le volubile jeune homme.

« Je voulais montrer que je méritais d’être le premier choix, mais je ne me considère pas en compétition avec les autres. Ce sont tous des amis. Sortir du lot, c’est quand même flatteur, surtout que les autres sont incroyables aussi », de souligner Hendrix Lapierre.

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UN JOUEUR UTILISÉ À TOUTES LES SAUCES

À sa première saison dans la LHJMQ, Hendrix Lapierre est utilisé à toutes les sauces. En plus d’avoir sa large part de temps de glace à cinq contre cinq, il se retrouve également sur la première unité d’attaque massive.

« Il n’a pas le temps de glace d’un joueur de 16 ans. Il ne joue pas dans les mêmes situations que le fait normalement un joueur de 16 ans. C’est un peu la même chose que Théo Rochette », souligne Yanick Jean, avançant que le mot s’est également passé à travers la ligue. En exemple, il mentionne que la semaine dernière, à Halifax, les Mooseheads lui ont opposé le vétéran Keith Getson. 

« C’est l’un des bons centres d’énergie pour neutraliser l’adversaire dans la LHJMQ. Ça ne ment pas. Ce n’est pas seulement nous qui pensons ça. C’est à travers la ligue », note Yanick Jean, convenant que Lapierre tire plus au filet adverse également, ce qui lui a été demandé et qui lui sert bien. 

« C’est un beau compliment. Je vais le prendre, mais je pense que j’ai encore énormément de choses à apprendre », de rappeler sagement Hendrix Lapierre.

« J’ai tout le temps joué de cette manière. J’ai tout le temps voulu avoir du plaisir. J’essaie des jeux des fois. J’essaie tout le temps de m’améliorer et je regarde ce que les vétérans font également », reprend celui qui a développé une belle chimie avec le vétéran Zachary Lavigne. Au retour au jeu de l’attaquant de 20 ans, la semaine dernière, dans les Maritimes, les deux joueurs ont récolté trois points lors des trois victoires des Sags.

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POINTES DE PLUME

• La séquence de sept victoires des Sags sera mise à rude épreuve, en fin de semaine. En plus de la visite au Centre Georges-Vézina, vendredi, de l’Océanic de Rimouski, qui a remporté ses six derniers matchs, les Chicoutimiens rendront visite, samedi, au Drakkar de Baie-Comeau, qui connaît présentement la meilleure séquence de son histoire avec 12 victoires de suite. « C’est le moment idéal de tester la progression de notre équipe et où on est rendus depuis la période des Fêtes. Ce sont des équipes rodées et on ne se souvient même pas de la dernière fois qu’elles ont perdu. J’ai vraiment hâte à ces matchs, d’exprimer l’entraîneur-chef Yanick Jean. Il faut rester terre à terre et vraiment se concentrer sur ce qu’on doit faire. C’est normal de gagner en confiance dans des situations comme ça, mais il faut que tu le gères de la bonne manière. »

• Le père de Théo Rochette, Stéphane, passe quelques jours en ville, mais ne pourra pas voir jouer son fils au cours de la fin de semaine. L’attaquant de 16 ans montre des symptômes d’une commotion cérébrale après une dure mise en échec de Benjamin Gagné, samedi, mais ne devrait pas rater une longue période. « La guérison suit son cours normal. Rien ne permet de croire que ça pourrait s’étirer pour l’instant », d’annoncer le pilote des Bleus. 

• Si Christopher Farmer n’a pas joué durant le voyage dans les Maritimes, ce n’est pas parce qu’il est blessé. L’attaquant de 17 ans a bel et bien été laissé de côté pour les trois rencontres, a confirmé Yanick Jean jeudi. « On a plus de joueurs en santé et on essaie de mettre de plus en plus le meilleur alignement possible sur la patinoire. On veut également que nos joueurs qui ne sont pas dans l’alignement progressent, fait-il valoir. Il a énormément de talent, mais des choses à travailler pour devenir un joueur constant dans la LHJMQ, comme d’autres joueurs de son âge. (...) Il y a une compétition à l’interne. On veut que ces joueurs-là mettent de la pression parce qu’ils vont avoir une chance et ce sera à eux d’en profiter comme l’a fait Xavier Labrecque », d’insister Yanick Jean.