Patrick Roy n’hésitera pas à transiger encore avec les Sags si l’occasion se présente.

Roy retourne à Chicoutimi avec de bonnes intentions

À une autre époque, les partisans des Saguenéens l’attendaient de pied ferme à chacune de ses visites au Centre Georges-Vézina. L’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy y effectue son retour, jeudi, dans le calme et non plus comme l’un des points de mire de la rivalité ayant marqué son premier passage à la barre de l’équipe.

Il s’agit du premier affrontement de la saison entre les Remparts et les Saguenéens, bien que les deux clubs se soient affrontés en calendrier préparatoire. «Je m’en vais là-bas avec de bonnes intentions. Le passé, c’est le passé.  Pour moi, c’est un nouveau chapitre qui commence», confiait Roy à la veille de traverser la réserve faunique des Laurentides.

La dernière fois qu’il a dirigé son équipe au Centre Georges-Vézina, le 31 mars 2013, les Remparts l’avaient emporté 4-3 en prolongation pour enlever cette série de la première ronde en six matchs. Les Sags n’étaient plus dirigés par son rival du temps, Richard Martel, mais plutôt par Marc-Étienne Hubert, maintenant à la barre des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Signe que le temps efface quelque peu les traces du passé, les Saguenéens et les Remparts ont transigé pendant le camp d’entraînement. Le vétéran Jesse Sutton a pris la route de Saguenay en retour d’un choix de deuxième ronde en 2020.

«Je pense qu’on avait déjà effectué un échange entre nous, soit quand j’avais acquis les droits de Mathieu Melanson. Personnellement, je n’aurais pas eu peur de faire d’autres transactions avec Chicoutimi, mais on ne l’a pas fait souvent. Dans le fond, la dernière équipe que les Remparts voulaient aider, c’était Chicoutimi, et à l’inverse, Québec était aussi la dernière équipe que les Saguenéens voulaient aider», rappelait Roy en riant.

Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Roy entretient une excellente relation avec son homologue, Yanick Jean. «La transaction faisait l’affaire des deux, et si on peut en refaire une autre, pourquoi pas.»

L’important : la progression

Ce qui retenait plus l’attention de Roy avant de grimper à bord de l’autocar des Remparts, c’était de voir sa troupe poursuivre son bon début de saison. Avec une fiche de 5-4-1 en 10 matchs, les Diables rouges disputent une autre séquence de trois matchs en trois jours contre les Saguenéens, le Titan d’Acadie-­Bathurst et l’Armada de Blainville-Boisbriand, dont deux sur la route jeudi et samedi.

«Je le dis souvent, mais ce qui importe, c’est que notre équipe progresse. Et depuis le début de la saison, j’ai des chums qui l’ont remarqué, c’est ce qu’on fait. Nous avons récolté 11 points sur une possibilité de 20, je suis content où l’on est.»

Selon Roy, les matchs contre les Saguenéens, le Titan et l’Armada ont leur importance au classement, même si la saison est encore jeune. «On affronte trois équipes qui sont près de nous au classement. Chicoutimi est dans notre division, Bathurst est dans notre conférence, il s’agit en quelque sorte de matchs de quatre points», ajoutait celui qui souhaite que le jeu de puissance soit plus productif que lors du dernier match, où les siens n’ont pas marqué en sept occasions.

«Dans un trois en trois, il faut que l’avantage numérique soit plus productif. Contre Baie-Comeau, ça nous a fait mal. On n’avait pas mal fait au début, mais en deuxième période et en fin de match, on n’a pas généré assez d’attaque. On a travaillé là-dessus à l’entraînement, on essaie de trouver la bonne formule», soulignait Roy, dont l’unité spéciale occupe le 13e rang (sur 18) avec une efficacité de 17 %.