Les Saguenéens n'ont pas joué au Centre Georges-Vézina depuis le 3 février.

Redoubler d'efforts pour retrouver ses repères

Les Saguenéens de Chicoutimi devront effectuer un salto arrière, à compter de jeudi. Yanick Jean et ses troupes devront en effet retourner sur la grande glace de dimension olympique du Centre Georges-Vézina après avoir évolué depuis un peu plus d’un mois sur une patinoire de plus petit format. Une gymnastique qui n’est certes pas l’idéale pour une fin de saison, encore moins à l’aube des séries éliminatoires !

Mais ne comptez pas sur l’entraîneur-chef Yanick Jean pour se plaindre. Ce dernier préfère se concentrer sur ce que lui et ses protégés peuvent contrôler. C’est pourquoi il compte faire en sorte que tous redoublent d’ardeur au travail pour retrouver rapidement leurs repères sur la glace du Centre Georges-Vézina d’ici leurs deux derniers matchs contre Rouyn-Noranda vendredi et samedi.

« C’est hors de notre contrôle, alors il faut se mettre au travail cette semaine pour changer rapidement notre façon de faire. On va faire comme on avait fait la première fois. On va travailler encore plus fort pour trouver des solutions afin de réhabituer nos joueurs le plus rapidement possible à la grande glace », énonce le pilote des Sags.

« C’était convenu depuis le début et ce n’est donc pas une surprise », rappelle celui qui convient tout de même que cet exercice ne se fera pas en criant « ciseau ».

Ce retour sur la grande glace représente un défi difficile parce que depuis la fermeture en catastrophe du CGV, joueurs et entraîneurs travaillent sur des glaces de plus petits formats. Et il est plus facile de passer d’une grande patinoire à une petite que le processus inverse. 

« C’est juste de changer notre mentalité », a conclu Yanick Jean qui n’avait pas encore parlé à ses joueurs, ces derniers profitant d’un jour de congé lundi.

La facture pourrait gonfler

Outre les coûts reliés aux travaux de renforcement de la toiture, la facture finale de la saga du Centre Georges-Vézina s’annonce salée. Car les Saguenéens étant une propriété de la municipalité, cette dernière devra assumer les pertes et les frais découlant du transfert des six matchs de l’équipe junior majeur tenus au Palais des sports.

Service de navettes, billetterie, commandites, concessions pour la nourriture et la bière, etc., autant d’à-côtés qui contribueront à gonfler la facture finale. Les Marquis et peut-être même les clubs de patinage de vitesse des Comètes et du centre Marc-Gagnon auront sans doute des réclamations à faire eux aussi.

Malgré les aléas des dernières semaines, le directeur des opérations des Saguenéens de Chicoutimi, Serge Proulx, était heureux que le vénérable amphithéâtre de Chicoutimi puisse accueillir à nouveau les Saguenéens et leurs partisans. Le délai est court entre la fin des travaux et le retour des amateurs de hockey dans les gradins, mais M. Proulx est confiant que tout sera prêt à temps.

« C’est sûr que ça va demander beaucoup de réajustements en peu de temps, convient-il. On l’a fait pour aller au Palais des sports et ce sera plus facile (à faire) que si on avait continué au Palais des sports, mais oui, ça va prendre quand même une bonne logistique. On va avoir besoin d’un peu plus de monde pour le nettoyage de la restauration, des bars et des emplacements. »

Concernant la galerie de presse, les contraintes restent de mise. Ainsi, les médias et les officiels mineurs continueront d’avoir leurs accès. Les partenaires, qui disposaient d’une dizaine de places sur la passerelle, seront relocalisés. « On travaille déjà sur ce dossier depuis la semaine passée. Ce sont 10 personnes qu’on doit relocaliser », mentionne M. Proulx.