En plus de produire offensivement, le capitaine Rafaël Harvey-Pinard exerce un leadership efficace au sein d’un groupe talentueux qui comporte plusieurs nouveaux éléments.
En plus de produire offensivement, le capitaine Rafaël Harvey-Pinard exerce un leadership efficace au sein d’un groupe talentueux qui comporte plusieurs nouveaux éléments.

Quand la victoire est là, tout va

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Leader incontesté des Saguenéens, le capitaine Rafaël Harvey-Pinard continue de démontrer ses atouts de rassembleur depuis l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs au sein de l’équipe, tous débarqués à Chicoutimi dans le but de jouer jusqu’à ce que la neige soit fondue au Royaume.

RHP et ses coéquipiers s’acquittent visiblement bien de leur tâche, si on se fit à la fiche parfaite de huit victoires en 2020.

« C’est sûr que ça demande une période d’adaptation, autant sur la glace que pour apprendre à se connaître, mais ça se passe bien, a exprimé Harvey-Pinard après l’entraînement des siens, jeudi. On est allés chercher des bons individus. On a plusieurs leaders dans l’équipe et notre rôle est de faire sentir les nouveaux à l’aise et de les intégrer. Par exemple, quand on fait une activité hors glace, on s’assure de les inviter. »

Qui dit ajout d’éléments offensifs de premier plan dit aussi temps de glace diminué pour certains joueurs qui sont avec les Sags depuis le début de la saison. Malgré tout, Yanick Jean et ses hommes semblent faire du bon boulot pour contenter toutes ces jeunesses avides d’un temps de jeu de qualité.

Raphaël Lavoie (au centre) est dominant à l’attaque depuis son arrivée avec les Saguenéens, ayant marqué six buts en autant de matchs, en plus d’ajouter cinq passes.

« Certains peuvent être déçus de perdre du temps de glace et c’est normal, on a une équipe qui peut se rendre loin, composée de gars qui peuvent jouer plusieurs minutes, mais quand tu veux aller chercher la coupe, il faut prendre son rôle respectif à cœur et être prêt à se sacrifier. Pour le moment, tout le monde accepte son rôle et ça va bien », a assuré Rafaël Harvey-Pinard.

Ce dernier jubilait lorsque son bon ami Félix Bibeau, ancien coéquipier chez les Huskies de Rouyn-Noranda, est débarqué au Saguenay. Le capitaine était certes tout aussi heureux lorsque Patrick Kyte et Raphaël Lavoie, deux anciens des Mooseheads de Halifax, ennemis jurés des Huskies lors des finales de la coupe du Président de la coupe Memorial en 2019, sont arrivés à Chicoutimi, mais la situation était néanmoins particulière.

« Je les connaissais de nom évidemment, mais pas personnellement, a partagé Rafaël Harvey-Pinard. Patrick Kyte, c’était un de mes pires ennemis sur la glace l’an passé, mais quand tu te retrouves avec ce genre de gars de caractère dans ton équipe, ça fait de belles flammèches. Je m’entends super bien avec ces joueurs-là et il n’y a aucun problème là-dessus. »

Après une production offensive un peu plus timide en début de saison, le natif d’Arvida a retrouvé tous ses repères sur la glace olympique du Centre Georges-Vézina. Avec 27 buts et 56 points au compteur, il se rapproche de son rythme de la saison dernière, alors qu’il avait terminé le calendrier régulier avec 40 buts et 85 points.

« C’est une grosse différence de jouer sur la grande glace et c’est pour ça que les nouveaux joueurs ont besoin de temps. Je comprends ce qu’ils sont en train de vivre », a souligné l’attaquant qui a eu 21 ans le 6 janvier.

POINTES DE PLUME

À tout seigneur, tout honneur, une précision s’impose d’abord concernant le sixième but du Drakkar, mercredi, marqué sur une situation bizarre. L’auteur de ces lignes a écrit sur Twitter que Louis Crevier avait fait dévier la rondelle dans son but, alors que c’est plutôt Justin Ducharme. Nos excuses, donc, à Crevier de lui avoir injustement attribué la faute, et nos excuses aussi à Ducharme de lui remettre la situation sous le nez!

Les Saguenéens ont pratiqué sur la glace conventionnelle du Pavillon de l’Agriculture, jeudi avant-midi, avant le départ de l’équipe vers Rimouski, vendredi matin, en vue du match en soirée. Absents mercredi face au Drakkar en raison d’un virus, Félix-Antoine Marcotty et Tristan Pelletier étaient de retour sur la glace. Une décision sera prise vendredi s’ils sont en mesure de jouer.

Yanick Jean a effectué un détour vers la rive nord de Montréal pour assister au Tournoi midget espoir en compagnie de son équipe de recrutement. Claude Bouchard et Marc-André Gagnon ont dirigé l’entraînement, jeudi.

La séquence de huit victoires des Saguenéens sera mise à rude épreuve, vendredi soir, face à l’Océanic. Même si les Bleus ont remporté leurs quatre matchs contre Rimouski cette saison, affronter Alexis Lafrenière et sa bande n’est jamais une mince affaire. « On s’attend à beaucoup d’adversité et de la façon dont on va réagir va nous aider à cheminer, a fait valoir Yanick Jean. Il ne faut rien prendre à la légère. »

Jean est content de pouvoir participer au match des anciens entre les Sags et les Castors/Faucons/Phœnix, samedi soir, à Sherbrooke, même s’il est peu confiant d’un dénouement heureux. « Ça prendrait un miracle pour qu’on gagne, il faudrait se surpasser », a badiné le pilote chicoutimien. Blague à part, l’événement cadre parfaitement dans le sentiment d’appartenance qu’il veut inculquer chez ses joueurs. « Tous les gars qui viennent jouer sont contents et c’est toujours le fun de rapprocher les anciens de l’organisation », a ajouté Jean, tout de même ravi de compter sur la présence de Pierre-Marc Bouchard et Marc Fortier, notamment, dans son alignement.