Le défenseur Olivier Galipeau n'a pas reçu d'invitation pour le camp d'entraînement des Blackhawks de Chicago. Il estime tout de même avoir bien fait lors du tournoi des recrues.

Olivier Galipeau gonflé à bloc

Même s'il revient de Chicago sans avoir participé au gros camp ni de contrat en poche, le défenseur des Saguenéens de Chicoutimi Olivier Galipeau est rentré au Saguenay mercredi soir gonflé à bloc pour sa dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
Invité à la dernière minute au camp des recrues des Blackhawks de Chicago, le défenseur de 20 ans n'a pas réussi à obtenir une place pour le véritable camp d'entraînement. Le capitaine des Sags a tout de même l'impression d'avoir marqué des points, lors d'un tournoi remporté par les espoirs de l'organisation de l'Illinois en fin de semaine dernière. « C'était une vraie belle expérience avec du gros calibre. C'était du hockey très rapide et ça patinait. Je suis heureux d'avoir pu y participer et voir que je pouvais bien paraître à ce niveau de jeu », d'estimer Galipeau. 
« Les entraîneurs m'ont admis qu'ils ne me connaissaient pas avant le camp et qu'ils ont bien aimé mon jeu. C'est ce que je voulais au départ ouvrir les yeux. J'étais conscient que j'allais là à la dernière minute et des six autres défenseurs sur place, cinq avaient déjà un contrat professionnel et quatre avaient de l'expérience dans la Ligue américaine. Je ne sais pas exactement comment ça fonctionnait pour les invitations au camp, mais je sais que c'était dur à avoir », a-t-il confié à l'autre bout du fil de Montréal, alors qu'il attendait son vol pour le Saguenay. 
« Ne pas recevoir d'invitation est une déception, mais je veux sortir le côté positif. Je reviens à Chicoutimi prêt pour une grosse année avec l'objectif de signer un contrat », d'indiquer Galipeau, qui assure revenir au Saguenay dans de bonnes dispositions et sans voir trop loin. « Je commence la saison avec les Sags et ma tête va être là », d'insister le défenseur de 20 ans, rappelant que peu importe les prévisions des amateurs et des experts, la saison n'est pas encore commencée. 
« On est une équipe sous-estimée, mais on va être très compétitifs, de noter Galipeau. On va passer un peu sous le radar, ce qui pourrait nous aider à surprendre. Avec un bon début de saison, on pourrait forcer la main aux dirigeants de l'équipe d'être acheteurs aux Fêtes plutôt que vendeurs. »
Avec 241 matchs derrière la cravate en carrière en saison régulière dans la LHJMQ, Olivier Galipeau est de loin le membre le plus expérimenté de la brigade défensive chicoutimienne. Il est l'un des trois défenseurs de retour, avec Jérémy Groleau et Morgan Nauss. Les quatre autres, Jérémy Diotte, Xavier Pouliot, Simon Monette et Joakim Paradis, comptent moins de 100 parties en carrière. 
« Juste à nous trois, c'est beaucoup d'expérience qu'on amène de l'an dernier. Je veux transmettre cette expérience aux autres. Grand frère, on peut le dire comme ça. C'est avant tout de montrer le chemin aux plus jeunes, les défenseurs, mais aussi les attaquants, avec les détails et les valeurs de l'équipe. C'est le travail qui nous a permis de faire notre chemin l'an dernier en séries », de faire valoir Olivier Galipeau.
« On n'accepte aucune demi-mesure »
Ressentant un petit ralentissement à un peu plus d'une semaine du début de la saison régulière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, l'entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, a senti le besoin de remettre ses ouailles à l'ordre à l'entraînement mercredi matin. 
S'il n'avait pas grand-chose à dire sur l'attitude de ses troupiers lors des trois rencontres de la fin de semaine dernière, le pilote des Bleus a moins aimé ce qu'il a vu depuis le retour à l'entraînement. En plus de quelques remontrances tout au long de la séance de mercredi, il a également profité des dernières minutes pour tenir une petite discussion avec ses joueurs. À voir les réactions des joueurs à leur sortie de la patinoire, le message a semblé être bien compris. « Ce n'est pas parce que c'est OK, que tu fais partie de l'équipe, que tu peux prendre les choses à la légère. On n'accepte aucune demi-mesure », a mis en garde Yanick Jean, rappelant que dans le junior majeur, pour suivre le rythme, la pédale doit être au plancher. 
« Tu ne peux pas baisser les épaules. Dès que tu lâches l'accélérateur, il y en a d'autres qui te rattrapent », de souligner l'homme de hockey. 
Mentalité
Ce dernier convient également que « certains » vétérans pourraient faire « encore mieux » à l'entraînement. « Tu dois être à la bonne place mentalement. Si parce que tu es à ta deuxième année, tu penses que ça va être plus facile, tu n'as pas le bon état d'esprit », d'estimer Yanick Jean.