Nicolas Roy a permis au Canada de remporter une troisième match préparatoire, vendredi, en marquant lors de la prolongation face à la Suisse.

Nicolas Roy garde les deux pieds sur terre

Dans quelques heures, Nicolas Roy vivra le rêve de tout hockeyeur junior au pays en prenant part au Championnat mondial de hockey des moins de 20 ans.
Même s'il se dit emballé de sauter sur la glace pour le premier match de la ronde préliminaire face à la Russie, lundi soir à Toronto, le capitaine des Saguenéens de Chicoutimi est concentré sur l'objectif à accomplir, celui de ramener l'or au pays après l'échec de 2016.
L'an dernier, les Canadiens avaient terminé au sixième rang après une défaite en quarts de finale face à la Finlande. Dans l'entourage d'Équipe Canada junior depuis le 10 décembre, Nicolas Roy a réussi à faire sa place. En trois matchs préparatoires, il a récolté autant de points, en plus de donner la victoire à son équipe vendredi contre la Suisse, dans le cadre de la dernière partie hors-concours.
«La confiance est là et j'ai hâte que ça commence, a révélé Roy dimanche, lors d'un entretien téléphonique avec Le Quotidien. Je n'arrête pas de le dire, mais c'est vrai! La plupart des familles suivent ce tournoi et c'est un événement qui est tellement regardé. Oui c'est un rêve, mais il faut retomber sur terre et être prêt pour le premier match.»
Le meneur offensif des Sags est donc parfaitement conscient de l'importance de cette compétition. Il n'en est toutefois pas à sa première expérience internationale, ayant notamment remporté l'or avec le Canada en 2014 à la Coupe commémorative Ivan Hlinka, compétition réservée aux moins de 18 ans.
«C'est sûr que c'est incroyable d'être là, mais en même temps, il ne faut pas juste profiter du moment, a rappelé Roy avec son calme habituel, lui qui est accompagné de sa soeur et ses parents pour la durée du tournoi. On a des petits moments avec nos familles et c'est apprécié. On a eu un souper avec tous les joueurs hier (samedi le 24) et c'était le fun.»
Tous les joueurs susceptibles de percer la formation canadienne ont été regroupés le 10 décembre en vue du camp d'entraînement. L'alignement complet a été officialisé quelques jours plus tard et depuis ce temps, l'accent est mis sur la préparation. En ce sens, Nicolas Roy et ses coéquipiers ont eu le temps de se familiariser avec tout le monde.
«C'est sûr qu'avec le camp d'entraînement, c'était un peu plus stressant au début, mais depuis ce temps, ça va bien, a-t-il raconté. Les pratiques se déroulent à haute intensité et on veut être meilleurs de jour en jour. L'ambiance est bonne avec les autres joueurs de l'équipe et la progression est là.»
À propos des séances d'entraînement, l'Amossois a été plutôt impressionné par la rapidité de celles-ci.
«Ce ne sont pas nécessairement les pratiques les plus longues, mais c'est vraiment intense, a décrit Nicolas Roy. On a également différentes réunions, que ce soit sur l'alimentation ou la préparation mentale. On a des journées assez chargées, mais on a du temps pour se reposer également.»
«On est tous des joueurs d'âge junior, mais la vitesse d'exécution est beaucoup plus rapide. La cadence d'une pratique est aussi élevée, il n'y a pas beaucoup de pauses entre les différents exercices.»
Un rôle qu'il connaît bien
Durant le calendrier préparatoire, Nicolas Roy a pivoté un trio complété par Julien Gauthier et Tyson Jost. Le début des choses sérieuses face à la Russie lundi se fera en compagnie de ces deux mêmes ailiers. Le #55 des Saguenéens sait exactement ce que l'entraîneur-chef Dominic Duharme attend de lui: de l'efficacité dans le cercle des mises en jeu, de la fiabilité défensive et une présence physique devant le filet. Bref, rien de bien différent de ce qui lui permet de connaître du succès avec les Sags.
«C'est de cette façon que je joue à Chicoutimi et on ne me demande pas de jouer un nouveau rôle», a-t-il fait savoir.
Un oeil sur les Sags
Même s'il se concentre sur le moment présent, Nicolas Roy a bien entendu regardé d'un coin de l'oeil les activités des Saguenéens.
Appelé à commenter les acquisitions de Joey Ratelle et des frères Kevin et Kelly Klima, il s'est dit excité pour la suite des choses à Chicoutimi.
«Joey est un excellent joueur, ça fait quelques saisons que je joue contre lui et je sais que c'est un bon marqueur et un travaillant, a résumé Roy. Ça a l'air d'être un très bon gars, tout comme les deux frères Klima. J'ai hâte de voir ce que ça va donner.»