Nicolas Roy connaissait de bons moments avant la pause forcée dans la Ligue nationale de hockey. 

Nicolas Roy a fait sa place à Las Vegas

Au cours des derniers mois, Nicolas Roy est devenu un habitué du vol entre Chicago et Las Vegas. Cédé 15 fois au club-école des Golden Knights et remonté aussi souvent, l’attaquant de 23 ans a convaincu ses entraîneurs qui lui avaient confirmé sa place dans la grande ligue avant que son élan soit stoppé par le coronavirus.

«Ils m’ont dit que ce n’était pas impossible que je fasse encore quelques allers-retours à Chicago, mais c’est plus pour la masse salariale», expliquait récemment l’ancien des Saguenéens qui venait d’ailleurs tout juste de trouver un endroit permanent où demeurer. 

«Même quand j’étais renvoyé avant Noël, ils me disaient que j’allais revenir et que c’était souvent des affaires de masse salariale ou peu importe. Je savais que j’allais revenir, mais de savoir qu’il y a beaucoup de chances que je reste toute l’année, c’est vraiment agréable», d’indiquer le numéro 10. 

Avant que la Ligue nationale stoppe ses activités, il avait encore une fois été cédé dans la Ligue américaine avant d’être rappelé quelques heures plus tard. «C’est sûr que ça n’a pas été une année facile. Toutes les fois que j’essayais de faire ma place en haut, j’étais retourné dans la Ligue américaine. C’est la vie. Ça reste du hockey. Ce n’était pas non plus si difficile de s’adapter», de confier Nicolas Roy, précisant que dès la saison prochaine, le club-école déménagera à Las Vegas afin d’éviter ces longs voyages accompagnés de décalage horaire. 

«C’est ce que j’ai vécu toute l’année, mais ça en vaut la peine», d’estimer Nicolas Roy qui devait disputer jeudi soir son 29e match de la saison dans la Ligue nationale, lui qui a marqué son cinquième but lundi. L’attaquant natif d’Amos qui cumule également cinq passes précise que depuis les Fêtes, il a passé la majorité de son temps avec les Golden Knights. À preuve, il n’a disputé que cinq matchs avec les Wolves de Chicago en 2020 contre 21 avec les Golden Knights. 

«Chaque match, ça va de mieux en mieux. Lors des derniers matchs, je me suis retrouvé sur la deuxième ligne (Avec Max Pacioretty et William Karlsson). On a aussi des blessés, mais on voit qu’ils me font de plus en plus confiance et je joue de mieux en mieux», d’expliquer Nicolas Roy, convenant que l’arrivée de Peter DeBoer après le congédiement surprise de Gerard Gallant a provoqué une hausse de son utilisation. 

«L’entraîneur m’aime vraiment beaucoup. Ç’a paraît et il est vraiment bon avec nous. C’est le fun de l’avoir», d’exprimer Nicolas Roy qui en plus de ses dix points dans la Ligue nationale, en avait amassé 22 en 27 rencontres dans la Ligue américaine.

À la dernière année de son contrat d’entrée dans la Ligue nationale, cette éclosion ne pouvait pas mieux tomber pour le choix de 4e ronde des Hurricanes de la Caroline qui était passé à la formation du Nevada l’été dernier dans une transaction qui a fait passer l’attaquant Erik Haula dans le camp adverse. 

«C’était l’objectif de m’établir dans la LNH et c’est encore ça. Je n’ai pas signé de contrat encore et je vais continuer de pousser. C’est sûr que je veux avoir un contrat unique à la LNH l’an prochain pour ne pas devoir passer à travers de ce que j’ai déjà fait. C’est de continuer de travailler fort. Les gars sont super agréables et l’organisation aussi. C’est sûr que je veux rester ici», de témoigner Nicolas Roy.