Les joueurs des Saguenéens ont obtenu des chances de qualité au cours des deux premières périodes, mais le réservoir à essence durant les 20 dernières minutes.
Les joueurs des Saguenéens ont obtenu des chances de qualité au cours des deux premières périodes, mais le réservoir à essence durant les 20 dernières minutes.

Mercer se blesse dans la défaite

On n’apprivoise pas les chats sauvages, chantait Marjo. Les Saguenéens l’ont appris à leurs dépens, jeudi soir, quand les Wildcats de Moncton sont revenus deux fois de l’arrière pour l’emporter 4-2, devant 3810 spectateurs. Dans la défaite, Dawson Mercer s’est blessé dans ce qui pourrait être une lourde perte pour les Bleus.

Les représentants du Nouveau-Brunswick ont du même coup signé une 13e victoire consécutive, en plus de demeurer invaincus en temps réglementaire dans un 19e match de suite (fiche de 18-0-1). Ils ont maintenant sept points d’avance sur les Sags au premier rang de l’association Est.

Au-delà de cette défaite, la blessure de Mercer retenait particulièrement l’attention. À la fin d’une excellente présence en désavantage numérique, il s’est blessé après un contact en apparence anodin. L’attaquant a rapidement retraité au vestiaire et n’est pas revenu par la suite. À première vue, son épaule a semblé touchée, mais à la reprise, son poignet a paru absorber la majorité du choc.

Le jeune homme a pris la direction de l'hôpital après la rencontre, mais les Saguenéens n'avaient pas de détail précis à annoncer, si ce n'est qu'il était blessé au haut du corps. Cette blessure s’ajoute à une liste déjà bien garnie et l’ambiance près du vestiaire était lourde après le son de la sirène.

«Je suis tanné un peu, a soufflé l’entraîneur-chef Yanick Jean dans son point de presse. On a joué nos tripes. On a deux gars qui étaient malades ce matin, qui sont retournés à la maison pour revenir jouer à 50 pour cent, avec tout ce qu’il nous manque en plus. Honnêtement, c’est assez. Il faut saluer le courage de nos joueurs. C’était un match serré et je n’ai pas un mot à dire. C’est un but chanceux à (Benoit-Olivier) Groulx qui fait la différence. Avec tous nos blessés, vis-à-vis un alignement complet, je n’ai pas grand-chose à redire de ce match-là.»

Les optimistes diront que les Sags ont offert une sérieuse opposition à l’équipe de l’heure dans le circuit Courteau, tandis que les plus pessimistes ajouteront que leurs favoris n’ont pas relevé le défi qui se présentait devant eux. Il n’en demeure pas moins que les amateurs ont eu droit à un affrontement serré, jusqu’à ce que Zachary L’Heureux double l’avance des Wildcats avec moins de cinq minutes à faire en troisième période.

Les joueurs des Saguenéens ont obtenu des chances de qualité au cours des deux premières périodes, mais le réservoir à essence durant les 20 dernières minutes.

«On a tout laissé et les gars sont vidés, a souligné Yanick Jean. Quand l’adversaire joue à quatre trios et que tu es forcé à presser le pas, ça devient un peu plus difficile parce qu’il nous manque des soldats.»

Les unités spéciales ont volé la vedette au cours de la première période. Pas moins de six pénalités mineures ont été décernées, dont quatre du côté des Wildcats. Les Saguenéens ont profité de cette dernière chance quand Raphaël Lavoie a déjoué le Chicoutimien Olivier Rodrigue à l’aide d’un tir du revers. Le #50 réussissait son 100e but en carrière dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Sur la séquence, Félix Bibeau s’est libéré de son couvreur avant d’effectuer la passe.

Même si six avantages numériques ont été déployés au cours de ce premier vingt, les deux équipes ont joué de prudence. Les Wildcats ont dirigé 11 lancers en direction d’Alexis Shank, contre 9 pour les Sags.

Les visiteurs ont rapidement montré des dents en deuxième période. Dès la 45e seconde, Jordan Spence a décoché un bon tir bas de la pointe pour battre Shank. Quelques minutes plus tard, Olivier Rogrigue a sorti le grand jeu en frustrant Vladislav Kotkov de la mitaine sur une descente à trois contre zéro. Le cerbère a parfaitement lu le jeu orchestré par Félix-Antoine Marcotty.

Kotkov s’est repris peu de temps après, et il peut dire merci à Rafaël Harvey-Pinard. Le capitaine a habilement manœuvré en territoire offensif, avant de repérer le Russe dans le haut de l’enclave qui a fait mouche pour son 20e but de la saison.

Loin de se laisser déranger, les Wildcats ont continué à bien faire en échec avant, si bien que pendant un avantage numérique des Saguenéens, Benoit-Olivier Groulx a subtilisé la rondelle à Artemi Kniazev pour ensuite battre Shank dans la lucarne.

Olivier Rodrigue a célébré la victoire devant plusieurs membres de sa famille.

Un peu plus de trois minutes plus tard, les chats sauvages ont pris les devants pour la première fois de la rencontre grâce au 29e de la saison de Jakob Pelletier.

Dur pour le moral

Yanick Jean a confirmé que le moral des troupes en avait pris un coup, jeudi soir.

«C’est dur, a-t-il concédé. Les gars voient que des joueurs continuent de tomber au combat. Ce n’est pas facile, mais honnêtement, c’est de la vraie adversité. C’est sûr qu’ils sont déçus, mais il n’y a personne qui doit sortir d’ici la tête basse. Je suis fier d’eux.»

Les Saguenéens disputent leurs deux prochains matchs sur la route. Ils seront à Boisbirand, samedi après-midi, pour affronter l’Armada, avant de prendre l’autoroute 50 pour rejoindre Gatineau, où ils ont rendez-vous avec les Olympiques, dimanche.

Rodrigue savoure

Dans l’autre vestiaire, le Chicoutimien Rodrigue savourait la victoire, entouré de nombreux parents et amis.

Les joueurs des Sags célèbrent le deuxième but, marqué par Vladislav Kotkov en deuxième période.

«C’est toujours le fun et c’est rare qu’on revient dans la région, donc c’est bien de passer un peu de temps avec la famille, a réagi le gardien de but. J’ai pu aller souper chez ma marraine mercredi soir et j’en ai profité. La victoire est la cerise sur le gâteau, mais à partir de minuit, on l’oublie et on se concentre sur le prochain match.»

+

POINTES DE PLUME

• En raison de la tempête, les Saguenéens ont ouvert les portes du Centre Georges-Vézina dès 17 h, pour permettre aux spectateurs de se rendre directement à l’aréna après leur journée de travail. Un restaurant et un bar étaient également ouverts plus tôt.

• Les Olympiques ont été coincés à Tadoussac, jeudi. Partis de Baie-Comeau en matinée, ils n’ont pu poursuivre leur route pour atteindre Drummondville, où ils affrontent les Voltigeurs vendredi soir. L’équipe a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux sur laquelle on voit des joueurs pousser une voiture enlisée. En soirée, les Olympiques confirmaient qu’ils dormaient à Tadoussac.

• Le plan initial des Wildcats de Moncton était de se rendre à Baie-Comeau immédiatement après le match de jeudi, mais ils ont décidé de quitter vendredi en vue du duel en soirée face au Drakkar. Une sage décision.

• Liam Leonard, acquis du Titan d’Acadie-Bathurst pendant la période des échanges, est le seul joueur blessé chez les Wildcats. Il manquait le match face aux Sags, tout comme Ryan MacLellan et Kyle Foreman, laissés de côté. Chez les locaux, Patrick Kyte, Samuel Houde, Hendrix Lapierre, Xavier Labrecque et Hugo Savinsky ne sont pas aptes à jouer.

• Rafaël Harvey-Pinard est le candidat des Sags au trophée Marcel-Robert, remis au joueur étudiant de l’année dans la LHJMQ. Dans le même ordre d’idée, Félix-Antoine Drolet est le joueur étudiant du mois de février chez les Sags.

• La séquence du plus grand nombre de victoires consécutives dans l’histoire des Wildcats est de 14, réussie en 2005-2006. Ils avaient alors connu une séquence de 20 matchs avec au moins un point. Les Wildcats avaient remporté la coupe du Président en mai 2006, avant de s’incliner en finale de la coupe Memorial face aux Remparts.

• Antoine Roussel a fait rayonner l’Érablière au Sucre d’or de Laterrière, au cours des derniers jours. Lors de la visite des Canucks à Montréal, mardi soir, l’ancien capitaine des Saguenéens a fait livrer une cargaison de sirop d’érable, qu’il a ensuite partagée avec ses coéquipiers. Sur la page Facebook de l’entreprise, on voit des photos de Roussel en train de distribuer des conserves de sirop d’érable à ses coéquipiers. Rappel: Antoine Roussel a des liens familiaux avec l’érablière puisque le propriétaire est le père de sa conjointe.