Les joueurs des Sags n'ont marqué que quatre buts en quatre matchs contre l'Océanic.

L'Océanic expéditif

Pour la septième fois en huit ans, le parcours éliminatoire des Saguenéens prend fin dès la première ronde. Les joueurs de l'Océanic n'ont pas laissé traîner les choses et ont complété le balayage avec une victoire de 5-0, devant une autre foule indigne des séries éliminatoires au centre Georges-Vézina.
Les 1231 partisans ont bien tenté de motiver leurs favoris en début de match, mais ont rapidement été réduits au silence. Après à peine 5min49, c'était déjà 3-0 en faveur des visiteurs qui pouvaient commencer à penser à la deuxième ronde. «Je suis peut-être endormi, mais je ne m'attendais pas à ce que ça finisse ce soir. J'avais gardé espoir et ça me frappe présentement», a laissé tomber l'entraîneur-chef Patrice Bosch dès le début de son point de presse.
Dès la 2e minute, Michaël Joly a continué de donner des maux de tête à la défensive chicoutimienne avec son quatrième en deux matchs. Lors d'un avantage numérique, Samuel Morin a jeté une douche d'eau froide sur les amateurs avec un puissant lancer de la pointe. Puis, sur le 4e tir de l'Océanic, le défenseur de 16 ans Andrew Picco a surpris Julio Billia pour son premier en carrière dans la LHJMQ. Avec l'attaque anémique des Sags, un retour faisait plus partie des voeux pieux que d'une possibilité réelle.
Les jeunes joueurs des Sags ont bien tenté d'au moins marquer une fois, mais rien à faire. Le trio de Dominic Beauchemin, William Gignac et Victor Provencher a été le plus menaçant de la soirée, mais n'a pas récolté le fruit de ses efforts. «C'était un très gros mandat. Ce que j'ai apprécié le plus, c'est de voir les gars combattre jusqu'à la fin», a noté Patrice Bosch qui a convenu que la fatigue se faisait sentir parmi les joueurs, mais également au sein du personnel.
«J'étais convaincu que si on pouvait aller chercher un match là-bas, on aurait pu prendre un erre d'aller. Dieu sait que ç'a passé proche, surtout dans le premier match. En revenant 0-2, on savait que ça devenait difficile et on a essayé de faire les choses en fonction de mieux gérer nos énergies. En faisant ça, ça nous enlevait du punch offensif», a-t-il expliqué par la suite.
En étant blanchis lors des deux rencontres devant leurs partisans, les Saguenéens terminent cette saison avec une longue disette offensive. Dans la série contre l'Océanic, ils n'ont marqué que quatre buts, soit la 2e pire prestation de l'histoire. Ils avaient trouvé le fond du filet seulement trois fois en 2003 contre le Titan. Tenus en échec par l'Océanic lors des 150 dernières minutes de la série, les Chicoutimiens n'ont pas réussi à faire bouger les cordages depuis bien longtemps au centre Georges-Vézina. En compilant les deux derniers matchs de la saison régulière, les Saguenéens ont établi hier une nouvelle marque pour le plus grand nombre de minutes sans but à domicile avec 220 minutes 30 secondes. Patrice Bosch concédait après le match d'hier que ses troupiers étaient pris dans une spirale infernale offensivement. "Ça devenait compliqué. Les gars tenaient les bâtons serrés à la fin. Ça avait commencé avant les séries», a-t-il rappelé.
«Quand ça ne veut pas marcher, ça ne veut pas marcher. On a très mal parti la rencontre, mais en bout de ligne, je n'ai pas honte de mon équipe malgré les pointages ", de poursuivre le pilote des Bleus qui a moins apprécié le manque de discipline des siens hier.