Samuel Harvey a connu un mois de novembre du tonnerre, remportant six de ses sept départs, pour être nommé gardien du mois dans la LHJMQ.

L’intraitable Samuel Harvey

Depuis qu’il a subi trois défaites en quatre départs à la fin d’octobre, Samuel Harvey est intraitable. Le gardien de 20 ans originaire d’Alma a remporté huit de ses neuf dernières décisions et les statistiques qu’il a conservées sont tout aussi impressionnantes.

En novembre, Samuel Harvey a mis la main sur le titre du gardien du mois VAUGHN dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) grâce à des chiffres bien peu généreux. En plus de sa moyenne de 1,91, il a conservé un pourcentage d’arrêt de ,930. Avec son partenaire Zachary Émond, qui affiche la meilleure moyenne depuis le début de la saison à 1,93, Harvey n’est donc pas étranger aux succès des Huskies qui se retrouvent encore une fois au sommet du classement, affichant la meilleure défensive, n’ayant permis que 67 buts.

« En revenant de mon camp professionnel avec le Canadien, j’avais besoin d’un certain temps d’adaptation et ç’a été plus long que prévu. Il a fallu que je travaille très fort pour revenir à ce que je faisais l’an dernier et à ma routine », a indiqué Samuel Harvey au cours d’une entrevue téléphonique mercredi.

Samuel Harvey a connu un mois de novembre du tonnerre, remportant six de ses sept départs, pour être nommé gardien du mois dans la LHJMQ.

L’an dernier, l’ancien gardien de la Ligue nationale Dany Sabourin s’est amené avec la formation de l’Abitibi, ce qui a eu un effet très positif sur l’Almatois qui, durant ses deux saisons, montre un dossier de 45 victoires et seulement 20 défaites. « C’est un entraîneur des gardiens exceptionnel », laisse tomber le gardien de 20 ans, qui a été nommé sur la première équipe d’étoiles en 2017-2018.

« Il comprend vraiment bien mes forces et mes faiblesses. Je suis très content de l’avoir. En début de saison, lui aussi trouvait que je pouvais mieux faire. On a travaillé très fort pour revenir au même niveau. En ce moment, le travail d’équipe entre lui, moi et Zach Émond est excellent. On veut continuer dans cette veine », reprend Samuel Harvey qui, comme tout bon gardien, donne une large part du crédit à ses coéquipiers devant lui.

À sa cinquième saison avec les Huskies, Samuel Harvey laissera également sa marque dans la liste des meneurs de l’histoire de la LHJMQ pour les victoires. Il en compte 109, bon pour le huitième rang. Avec plus de la moitié du calendrier à disputer, l’Almatois n’est qu’à 14 gains de la quatrième place, partagée par Philippe Cadorette et Olivier Roy.

« Je pense que je vais regarder ça dans dix ans, d’exprimer Samuel Harvey, s’estimant du même souffle chanceux d’avoir pu évoluer pour de bonnes équipes. »

« Pour le moment, je ne donne pas d’importance à ça. Mon but, c’est vraiment de gagner une coupe avec les Huskies. Les statistiques personnelles, ce n’est pas ce que je regarde. Je veux m’améliorer comme gardien de but et signer un contrat professionnel. Les statistiques sont vraiment secondaires, même si c’est flatteur qu’il y ait des résultats en bout de ligne », de noter le choix de 2e ronde en 2014, qui pointe au 6e rang de l’histoire avec une moyenne de 2,61.

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ENCORE DES CHOSES À TRAVAILLER

Pendant sa participation à un premier camp professionnel avec le Canadien de Montréal, Samuel Harvey n’a pas mérité un contrat, mais à 20 ans et à sa dernière saison dans le junior majeur, l’Almatois n’en fait pas une obsession. 

« Si je n’ai pas réussi à aller chercher un contrat et jouer professionnel, c’est parce que j’avais des choses à travailler. C’est important de mettre l’emphase là-dessus pour arriver prêt l’an prochain et avoir du succès en commençant. Quand je vais avoir l’opportunité d’avoir un contrat, ce sera plus en fin d’année et je regarderai rendu là. Pour l’instant, je me concentre à améliorer les choses que je dois faire », de raconter Samuel Harvey. 

« Il faut faire confiance au destin quelque part. On va voir ce qui va se passer, mais je suis confiant qu’avec mes performances des dernières années, je vais être capable de signer un contrat. J’ai eu des résultats parce que je me concentrais sur mon apprentissage et pas vraiment sur le résultat. En continuant de la même manière, les résultats vont venir, mais c’est secondaire. Je veux avant tout devenir un meilleur gardien de but, et mon attention est vraiment là-dessus », de faire part l’homme masqué des Huskies, qui obtiendra certainement au moins un départ, en fin de semaine, lors des deux affrontements face aux Saguenéens. 

Cette saison, les Huskies ont un nouvel entraîneur-chef, mais les victoires continuent de s’accumuler pour la formation de l’Abitibi. Après avoir remporté la coupe Memorial avec le Titan, Mario Pouliot s’est amené à la barre des Huskies, après le départ du Normandinois Gilles Bouchard pour les rangs professionnels, à titre d’adjoint de Benoit Groulx avec le Crunch de Syracuse.

« C’est un nouvel entraîneur. Il y a tout le temps de petites choses qui changent, soit sur la routine, les avant-matchs ou les entraînements. Mario a sa manière de diriger. Il met l’emphase plus sur certaines choses que Gilles le faisait. Si on parle de culture en général, c’est encore la même recette chez les Huskies. C’est important de le garder. C’est ce qui fait notre succès depuis quelques années », de souligner Samuel Harvey.

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POINTES DE PLUME

• En plus d’exceller sur la patinoire depuis quelques semaines, l’attaquant des Saguenéens Zachary Lavigne fait également très bien sur les bancs d’école. Le vétéran de 20 ans a été nommé joueur étudiant du mois de novembre chez les Sags. Étudiant en sciences de la nature, le Jonquiérois Rafaël Harvey-Pinard a mérité le même honneur chez les Huskies de Rouyn-Noranda. 

• Les Saguenéens tenteront de retrouver le sentier de la victoire sur la route, en fin de semaine, en Abitibi. Les Chicoutimiens ont perdu leurs huit dernières rencontres sur les patinoires adverses, dont deux défaites en temps supplémentaire. Leur dernière victoire à l’extérieur remonte au 12 octobre à Sherbrooke. « Je pense qu’on est à la recherche de plus de constance sur la route. On doit faire la transition plus rapidement par rapport à notre patinoire. On a de bonnes séquences, mais aussi de moins bonnes », d’indiquer l’entraîneur-chef Yanick Jean au sujet des prestations de ses troupiers sur la route dernièrement.

• L’attaquant Samuel Houde a finalement fait le voyage en Abitibi. Yanick Jean précise qu’il a des chances de jouer pendant la séquence de trois matchs en autant de soirs.