Le Drakkar connaît du succès face aux Sags, ayant remporté sept des huit duels entre les deux rivaux.

Les Sags peu généreux à court d’un homme

Les Saguenéens ont été bien peu généreux avec leurs adversaires en désavantage numérique, au cours des dernières semaines.

Depuis qu’ils ont permis deux buts aux Olympiques de Gatineau au début de janvier, les Chicoutimiens n’ont concédé que quatre maigres buts en 59 occasions en infériorité numérique durant leurs 14 dernières rencontres, soit un taux de réussite de 93,22 %. En prime, ils ont marqué deux fois à court d’un homme. Cette bonne séquence a fait grimper les Sags au troisième rang de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) dans cette statistique avec un pourcentage de 82,2 %. Globalement, l’avantage numérique fait également bonne figure avec 22 %, ce qui leur donne le 8e rang.

« On s’ajuste à tous les matchs. De soir en soir, l’adversaire joue de façon différente », rappelle l’entraîneur adjoint Claude Bouchard qui est responsable de cette facette de jeu, mentionnant passer beaucoup d’heures à visionner des séquences vidéo.

« Plus l’année avance, plus les équipes jouent bien à cinq contre cinq et ça devient difficile de marquer à forces égales. Les unités spéciales deviennent donc excessivement importantes. Le fil est tellement mince rendu à ce stade-ci de l’année. C’est souvent le but que tu vas marquer en avantage numérique ou lui que tu ne te feras pas marquer en désavantage numérique qui va faire la différence en fin de compte. On met beaucoup d’emphase là-dessus. Les joueurs sont conscients qu’au bout de la ligne ça peut faire la différence entre la victoire et la défaite. »

Après avoir raté le match de samedi, Yanick Jean sera de retour à son poste derrière le banc des Sags, aux côtés de Claude Bouchard.

Retour de Lavigne

Le retour au jeu de Zachary Lavigne n’est pas étranger à ces succès défensifs. Le capitaine n’est toutefois pas le seul vétéran à être familier avec les stratégies mises en place.

Les vétérans Vincent Lapalme, Jérémy Fortin, Jérémy Groleau, Morgan Nauss et Jérémy Diotte font partie des joueurs utilisés à court d’un homme, groupe auquel se sont ajoutés Justin Ducharme, Xavier Labreque et Gabriel Villeneuve au cours des derniers mois.

« Avoir une certaine stabilité, pour moi c’est une grosse différence. Quand t’es constamment obligé de changer de joueurs sur les unités spéciales, je pense que ça devient difficile. Le fait que depuis le début de la saison, la majorité du temps, ce sont les mêmes joueurs qui sont utilisés en désavantage numérique, c’est un plus. Ils savent notre façon de jouer, connaissent les façons de jouer des autres équipes et sont habitués de s’ajuster match après match », fait valoir Claude Bouchard.

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DES DÉTAILS À PEAUFINER À UN MOIS DES SÉRIES

Mine de rien, la saison prendra fin dans exactement un mois dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Avec 12 matchs à disputer dans le camp chicoutimien, le temps est aux derniers ajustements en vue des séries éliminatoires, à commencer par le Drakkar de Baie-Comeau, jeudi soir, au Centre Georges-Vézina. 

« À ce stade-ci de l’année, tous les systèmes de toutes les équipes sont en place. Peaufiner des petits détails dans ces 12 derniers matchs va nous permettre d’être compétitifs contre n’importe quelle équipe en séries. On le sait qu’on va affronter un bon club, peu importe la manière qu’on virera le casse-tête », signale Claude Bouchard qui remplaçait l’entraîneur-chef Yanick Jean, lors de l’entraînement quotidien de l’équipe, mercredi. 

Dans leurs 12 dernières rencontres, trois par semaine d’ici la fin du calendrier, les Sags en disputeront sept face à des équipes qui les devancent au classement et qui marquent leur bonne part de but, soit deux fois le Drakkar, le Phoenix de Sherbrooke et les Voltigeurs de Drummondville, ainsi que l’Océanic de Rimouski. « C’est sûr que si tu essaies de jouer attaque contre attaque face à ces équipes-là, tu vas finir deuxième », de rappeler Claude Bouchard. 

« On a des qualités et il faut être durs à jouer pour ces clubs-là. Si on veut l’être, il faut faire comme Halifax (2-1) le mois dernier, à la fin d’un trois en trois, ou contre Rimouski deux fois en début de saison (2-1 et 3-2). Si on a eu du succès, c’est qu’on ne s’est pas lancés dans un festival offensif », de poursuivre l’entraîneur, faisant remarquer que si les séries débutaient aujourd’hui, le Drakkar et les Sags croiseraient le fer.

« En partant, on joue dix fois contre eux alors ça revient vite. C’est l’une des bonnes équipes et des bonnes offensives de la ligue. Il faut trouver le moyen de ne pas jouer sur les talons, les regarder jouer et être impressionnés. Il faut jouer comme on le fait face aux autres équipes. Ce n’est pas parce qu’on affronte Baie-Comeau qu’il faut jouer différemment », d’indiquer Claude Bouchard, axant son discours sur le travail et l’application du système de jeu. 

« Si on a eu du succès l’an dernier contre Bathurst, c’est parce qu’on est restés dans notre identité. On n’a pas essayé d’y aller attaque contre attaque. On ne peut pas non plus le faire face à Baie-Comeau, ni contre l’équipe qu’on va affronter au premier tour des séries », d’estimer Claude Bouchard.

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POINTES DE PLUME

• Avec une journée de retard, Yanick Jean est rentré de son périple à Red Deer pour assister au tournoi de hockey masculin dans le cadre des Jeux du Canada. Il a ainsi pu épier les meilleurs espoirs du Québec et des Maritimes. L’entraîneur-chef sera donc à son poste, jeudi soir, face au Drakkar. 

• La LHJMQ a nommé hier l’ancien vice-président principal aux communications du Canadien de Montréal, Donald Beauchamp, comme consultant au Bureau du commissaire. « Quand un professionnel expérimenté comme Donald Beauchamp devient disponible, c’est important d’évaluer toutes les options possibles pour l’amener avec ton organisation et profiter de ses multiples compétences », a indiqué Gilles Courteau dans un communiqué. Donald Beauchamp, qui a également travaillé à Hockey Canada, a porté les couleurs des Draveurs de Trois-Rivières durant la saison 1979-80.