Complètement menottés lors du match de mardi, les joueurs des Saguenéens ont eu six occasions de célébrer mercredi soir.

Les Sags l'emportent facilement 6-1 face aux Huskies

Les Saguenéens sont de retour dans la série. Après avoir été menottés la veille par les Huskies de Rouyn-Noranda, ils ont explosé mercredi soir avec une victoire de 6-1, devant 3174 spectateurs au Centre Georges-Vézina.
La série quart de finale est donc égale à deux victoires de chaque côté. Les deux équipes se retrouvent vendredi dans l'antre de l'amphithéâtre de la rue Bégin, avant de retourner à Rouyn-Noranda pour un moins un sixième affrontement.
Harvey secoué
Le match s'est amorcé de la meilleure des façons pour les locaux, et le pire des scénarios s'est concrétisé pour Samuel Harvey et les Huskies. Le gardien a cédé sur les deux premiers tirs des Bleus tôt dans le match, obtenus par Kelly Klima et Julien Carignan en l'espace de 49 secondes. L'Almatois a aussitôt laissé sa place à Olivier Tremblay.
« Un peu à l'image du match numéro deux, on voulait rebondir, a exprimé l'entraîneur-chef des vainqueurs, Yanick Jean. On a eu une bonne rencontre avec les joueurs en matinée, il y a quelques ajustements qu'on voulait apporter. Je ne nous ai pas senti aussi à l'aise mardi et je pense que ça a été beaucoup mieux. »
Les Sags ont utilisé la même recette au début du deuxième tiers. Samuel Houde, en avantage numérique, puis Julien Carignan ont porté le compte à 4-0 Sags dans un intervalle de 14 secondes. Ces deux joueurs réussissaient leur premier filet en carrière dans les séries de fin de saison.
Plus de rondelles au filet
Nicolas Roy a fait 5-0 avant la fin de la deuxième, et Frédéric Allard a réussi le dernier but tard en troisième. Le Jonquiérois Rafael Harevey-Pinard a été le seul buteur des Huskies, privant Julio Billia d'un premier blanchissage en séries. Le gardien a effectué 20 arrêts, pendant que les Sags dirigeaient 26 rondelles vers le but des Huskies.
« Kelly a compté un gros but en partant et il fallait amener des rondelles au filet, a raconté Jean. On a eu 18 lancers hier (mardi), on a raté le filet et on a manqué beaucoup d'occasions. Il fallait que ça change. On ne pouvait se contenter de prendre si peu de lancers contre leurs gardiens de but. »
Yanick Jean était conscient que la victoire changeait considérablement la donne. Une défaite aurait propulsé sa troupe au bord du gouffre. La victoire assure plutôt à tout le monde un autre exotique voyage en Abitibi, pour au moins un sixième match, prévu lundi prochain.
« Une victoire ou une défaite, c'est sûr que ça change, mais on ne peut voir ça comme ça, a-t-il indiqué. Il ne faut pas jouer en fonction de se dire que si on perd, c'est 3-1 dans la série. On a joué en fonction du match 4 et il fallait mieux se comporter. »
Au terme de la rencontre, les joueurs des Saguenéens ont retraité rapidement au vestiaire, étant très discrets dans leurs célébrations. Le défenseur Frédéric Allard n'a pas voulu répondre à la question du journaliste, mais Yanick Jean y est allé de son explication.
« En séries éliminatoires, il faut être capable de rester en contrôle de tes émotions, a affirmé le pilote des Bleus. Tu ne peux pas avoir des émotions en montagnes russes et c'est pour cette raison que les joueurs ont pris la décision d'éviter tout débordement et d'aller immédiatement dans le vestiaire. »