L'entraîneur Patrice Bosch

Les Sags font du temps supplémentaire

Au lendemain d'une contre-performance à Val-d'Or et moins de huit heures après être rentrés à la maison, les joueurs des Saguenéens de Chicoutimi ont eu droit à une séance d'entraînement imprévue, hier matin, au centre Georges-Vézina.
Sans la moindre rondelle sur la patinoire, les hockeyeurs chicoutimiens ont patiné pendant près d'une heure. L'entraînement aurait probablement été un peu plus long, mais il a pris fin quand un employé du centre sportif de la rue Bégin a estimé que le temps était venu d'ouvrir les portes de la surface glacée.
« Tu peux utiliser le terme que tu veux, a répondu l'entraîneur Patrice Bosch quand on lui a demandé si le qualificatif "punitif" résumait bien l'exercice de son équipe. C'est juste un entraînement qui suit un match inacceptable où nous avons accordé douze buts. C'est inacceptable. »
« Nous avons le droit de perdre, mais nous n'avons pas le droit de ne pas travailler. En deuxième période, dimanche, nous n'avons pas travaillé. Il va nous arriver de perdre des matchs ou de faire des erreurs parce que nous n'avons pas travaillé aussi bien que nous aurions pu le faire, mais nous n'avons pas le droit de ne pas travailler du tout. Je pense que les joueurs en sont conscients eux aussi. »
Depuis le début de la saison, Patrice Bosch a pris l'habitude de donner congé à son équipe le lundi quand elle a joué la veille. C'est ce qu'il avait inscrit à son agenda en ce début de semaine, mais le déroulement du match de dimanche l'a incité à briser ses plans même si les Saguenéens ne sont arrivés à Saguenay qu'à 3h, dans la nuit de dimanche à lundi.
« Ça devait être une journée de congé pour tout le monde, mais nous n'avions pas le choix, a fait remarquer le pilote chicoutimien. On ne peut pas gagner sans travailler. Nous n'avons pas l'équipe pour arriver à Val-d'Or, travailler pendant deux périodes et gagner 6-4. Nous n'avons aucune chance de gagner si nous ne travaillons pas durant 60 minutes. Et il va nous arriver de tout donner et de ne pas gagner! »
La journée de congé qui était prévue pour hier aura plutôt lieu aujourd'hui.