Depuis le début de la saison 2000-2001, les Saguenéens ont connu peu de saisons dans les bas fonds du classement. Les hauts ont également été rares.

Les Sags dans le dernier tiers

Depuis le début de la saison 2000-2001, les Saguenéens ont connu peu de saisons dans les bas fonds du classement. Les hauts ont également été rares.
Voilà ce qui ressort d'une compilation des classements finaux de la Ligue de hockey junior majeur du Québec depuis 2000. Pour les besoins de l'exercice, le Phoenix de Sherbrooke a été jumelé à la défunte organisation des Castors puis à celle de Lewiston, tandis que celle de l'Armada de Blainville-Boisbriand a été associée à la formation des Fog Devils de Saint-John's dont l'aventure n'aura duré que trois saisons. Finalement, les données des Islanders de Charlottetown ont été compilées avec celles du Rocket de Montréal. L'équipe a déménagé sur l'Île-du-Prince-Édouard en 2003.
Les Sags ont fini dans les trois derniers au classement général seulement deux fois lors des 14 dernières saisons, en 2000-2001 et 2002-2003, mais ont pris place dans le top 5 le même nombre d'occasions, lors de saisons consécutives en 2004-05 et 2005-06. Depuis ce temps, les Chicoutimiens vivotent entre la 8e et la 13e place. Au cours des 13 dernières saisons, les Saguenéens ont terminé en moyenne à la position 9,93, ce qui place la franchise dans le dernier tiers des équipes (14e). La formation a conclu le plus souvent dans le milieu du classement depuis 2000, neuf fois en 13 saisons. C'est également l'équipe qui a évité les cinq dernières places depuis le plus grand nombre de saisons, soit 11 de suite. Toutefois, elle n'a pas réussi à se faufiler dans le top cinq depuis huit saisons.
L'année dernière, les nouveaux gestionnaires des Saguenéens se sont pliés à cet exercice pour les sept saisons précédentes, durée de leur contrat de gestion. Interrogé sur le sujet, Laval Ménard a préféré ne pas dévoiler les conclusions.
Constats
Plusieurs constats intéressants ressortent de l'exercice. D'abord, les Remparts de Québec ont toujours une formation de qualité sur la patinoire. Depuis que Patrick Roy s'est amené à la barre de l'équipe en 2005, les Diables rouges ont été écartés du top 5 du classement général seulement trois fois. Ils montrent la meilleure moyenne, et de loin, à 6,21.
Tel que le veut la croyance populaire, les Olympiques de Gatineau affichent une régularité dont peu d'équipes peuvent se vanter. En plus d'avoir occupé à trois occasions l'une des cinq premières places, les Olympiques n'ont terminé qu'une seule fois dans le bas du classement pendant la période couverte, en 14e place en 2012. Les Wildcats de Moncton ont fait partie des équipes de tête sept fois et trois fois dans le peloton de la fin.
Avec les Mooseheads d'Halifax, c'est tout ou rien. Ils ont occupé la tête à six reprises, dont cette saison, tandis qu'ils ont fait le contraire à cinq occasions. Depuis qu'elle est installée dans la région de Montréal, l'organisation de l'Armada a redressé la barque. L'équipe occupe l'avant du classement depuis quatre saisons, ce qui n'avait pas été le cas lors des cinq premières saisons de l'organisation.
Les organisations de Shawinigan (5-4), Victoriaville (5-4) et Drummondville (3-2) reçoivent également une bonne note.
Tout comme les Sags, les Screaming Eagles du Cap-Breton (4-4), les Huskies de Rouyn-Noranda (3-3) et les Sea Dogs de Saint-Jean (3-3) montrent un rendement nul.
Rendement négatif
À l'inverse, les Islanders de Charlottetown, auparavant le Rocket, la concession de Sherbrooke, ainsi que les Foreurs de Val-d'Or affichent les pires rendements. Au cours des 13 dernières saisons, l'équipe de l'Île-du-Prince-Édouard s'est retrouvée sept fois dans la cave, incluant cette année et une seule fois au sommet. Sa moyenne de 11,43 est bien peu reluisante et la pire des 18 formations du circuit Courteau. Le Phoenix suit, mais sa moyenne de 11,25 est faussée par l'expansion de l'équipe en 2013. Même en enlevant les deux premières saisons du Phoenix, les moments de réjouissances ont été rares pour la concession de Sherbrooke-Lewiston qui n'a terminé qu'une seule fois en tête en 2007 et trois fois à l'arrière. Les Foreurs de Val-d'Or suivent au niveau de la moyenne et est la dernière équipe avec une moyenne supérieure au 10e rang (10,5). Cette saison, ils ont terminé pour la troisième fois dans le haut du pavé, ce qui ne s'était pas vu depuis 2005, en plus de conclure cinq fois parmi les pires équipes de la LHJMQ. Au sommet du classement général cette saison, le Drakkar de Baie-Comeau connaît des meilleurs jours. Malgré quatre conclusions dans le top 5, la concession de la Côte-Nord a eu sa part de saisons difficiles avec six, dont quatre saisons consécutives entre 2009 et 2012.
Le Titan d'Acadie-Bathurst traverse également une longue sécheresse, n'ayant pas pris l'une des cinq premières places depuis 2006. Au cours de cette période, le Titan a conclu derrière à trois reprises. L'Océanic de Rimouski est la dernière équipe avec un différentiel négatif. La formation du Bas-Saint-Laurent s'est retrouvée en tête à deux occasions, mais à la queue quatre fois, ce qui n'est toutefois pas arrivé depuis 2006.
2000-01 : 14
2001-02 : 6
2002-03 : 13
2003-04 : 7
2004-05 : 3
2005-06 : 3
2006-07 : 13
2007-08 : 8
2008-09 : 13
2009-10 : 13
2010-11 : 13
2011-12 : 8
2012-13 : 12
2013-14 : 13
Moyenne : 9,93
Acadie-Bathurst : 9,94
Baie-Comeau : 9,21
Blainville-Boisbriand : 7,78*
Cap-Breton : 9,54
Charlottetown : 11,43
Chicoutimi : 9,93
Drummondville : 8,86
Gatineau : 7,5
Halifax : 8,29
Moncton : 7,86
Québec : 6,21
Rimouski : 9,79
Rouyn-Noranda : 9,07
Saint-Jean : 9,44*
Shawinigan : 8,5
Sherbrooke : 11,23*
Val-d'Or : 11,5
Victoriaville : 9,21
*Ces équipes ont connu des expansions. L'équipe de Sherbrooke/Lewiston a été dissoute à l'issue de la saison 2010-11. Le Phoenix de Sherbrooke a fait son entrée dans la LHJMQ la saison dernière.