Julio Billia a privé Anthony DeLuca d'un but certain en fin de première période.

Les revirements coûtent cher

Pour une rare fois cette saison, les Saguenéens ont offert un spectacle terne à leurs partisans, hier soir, au centre Georges-Vézina. Sans avoir besoin de puiser dans leurs ressources, les joueurs de l'Océanic ont mérité une victoire relativement facile de 5-1.
«Je vais être honnête, on n'a pas été dans le coup du début à la fin. On a eu des opportunités de l'être par contre. On a travaillé, mais par secousses, on a mal travaillé. Encore une fois, on a fait des revirements qui nous ont coûté à chaque fois», a convenu l'entraîneur-chef Patrice Bosch dans son point de presse d'après-match.
La rencontre a bien mal débuté pour les locaux. Dès la deuxième minute, l'Océanic s'est inscrit à la marque alors que le défenseur Ryan MacKinnon a battu Julio Billia sur une descente à trois contre deux. Privés de leur pièce maîtresse à l'attaque Laurent Dauphin, la pente était déjà abrupte pour les Chicoutimiens. Les erreurs d'inexpérience ont ensuite commencé à s'accumuler pour les locaux qui ont tout de même retraité au vestaire en retard d'un seul but. La pause n'a pas permis de calmer les esprits et deux erreurs plus tard en début de deuxième, c'était 3-0 pour l'Océanic qui n'a pas été menacé par la suite. Janne Puhakka a été le seul à déjouer Philippe Desrosiers lors d'un double avantage numérique à mi-chemin de la période médiane. Il a raté son tir de la pointe qui s'est tout de même retrouvé derrière la ligne rouge. En troisième, Frédérik Gauthier en a profité pour inscrire un doublé, dont son premier en désavantage numérique à la suite d'un revirement causé par les Saguenéens. C'était un peu à l'image du reste de la rencontre alors que l'exécution brouillonne et les trop nombreuses erreurs ont volé la vedette.
Après la rencontre, Patrice Bosch n'avait pas l'impression que ses protégés avaient disputé une mauvaise partie. Il convenait toutefois que certains ont essayé de trop en faire. Il apprécierait qu'ils demeurent dans leurs limites, surtout si l'absence de Laurent Dauphin se prolonge.
«Je ne vais pas mesurer ça en but et en passes, mais je suis déçu de certains joueurs. Je m'attendais à avoir plus d'énergie de certains. Je vais garder les noms pour moi. Dans une situation comme celle-là, tu veux sentir les gars un peu désespérés qui se donnent à 100%. Je pense que l'effort était là, mais on a très mal travaillé. Il y a des consignes précises qui n'ont pas été respectées. Pour un entraîneur, quand tu fais la vidéo, c'est une bonne soirée parce que ces consignes mal respectées ont coûté à chaque fois, a-t-il noté, estimant que les joueurs devaient prendre leurs responsabilités.
«Si on avait pu être un peu plus opportunistes, je pense qu'on aurait peut-être eu des réactions différentes de certains gars. Maintenant, le hockey, c'est un jeu de 60 minutes. Ça n'ira pas comme tu veux pendant 60 minutes. On veut voir comment les gens réagissent quand ça ne va pas comme ils veulent et ça s'appelle du caractère. Ça ne s'achète pas et c'est aux joueurs de le démontrer», a indiqué le pilote des Bleus qui soulignait que Samuel Blier représentait un bel exemple d'intensité.
Dainsley@lequotidien.com