Théo Rochette et Hendrix Lapierre se connaissaient déjà bien avant d’être tous deux repêchés par les Saguenéens, en première ronde du repêchage de la LHJMQ qui se déroulait à Shawinigan samedi.

Les retrouvailles de vieux amis

Hendrix Lapierre et Théo Rochette se retrouvent avec les Saguenéens de Chicoutimi. Même s'ils sont séparés par plusieurs milliers de kilomètres depuis quelques années, les deux joueurs se connaissent très bien.

Dès leur jeune âge, dans le hockey mineur, ils ont été en compétition avant de porter le même uniforme pendant trois ans dans un programme de hockey AAA. «Ça fait bizarre de se retrouver dix ans plus tard », a convenu Hendrix Lapierre, qui a discuté plusieurs minutes avec celui qui allait devenir son nouveau coéquipier, à son arrivée au centre Gervais auto. 

«On ne s'y attendait pas vraiment. J'ai joué avec lui pendant l'été. On a aussi joué contre et c'était une grosse rivalité. C'est le fun de le retrouver maintenant», a partagé Théo Rochette avec son sympathique accent européen. 

Hendrix Lapierre pourra se targuer d'avoir été le premier choix au total, mais ce n'est pas ce qui le préoccupait le plus samedi matin. La destination avait beaucoup plus d'importance pour lui, et comme ses deux parents ont des racines régionales, il espérait enfiler le chandail des Sags. «C'est vraiment spécial. J'avais eu de bonnes discussions avec eux donc j'étais quand même confiant. C'est une journée magique », a-t-il exprimé.

« Se retrouver avec une organisation comme les Saguenéens de Chicoutimi, ça fait chaud au cœur. C'est une journée que j'attends depuis vraiment longtemps. C'est un rêve de jeunesse. Ça me fait vraiment plaisir, surtout que je retrouve un vieil ami avec Théo, de partager Hendrix Lapierre. Comme tout le monde, je lis ce qui se dit. J'ai vu certaines discussions avec Théo. C'est un excellent joueur, ça ne m'aurait pas dérangé qu'il sorte premier. C'est la même chose pour Guay, Villeneuve et les autres.»

Alors qu’Hendrix Lapierre avait déjà pris place à la table des Sags, Théo Rochette est venu le rejoindre quelques minutes plus tard.

Glace olympique

Avec son passé européen, Théo Rochette devrait cadrer parfaitement sur la glace olympique du centre Georges-Vézina. « J'ai l'habitude d'évoluer sur une glace olympique. J'aime avoir de l'espace et je suis un fabricant de jeu », a-t-il laissé tomber, confirmant officiellement sa venue dans la LHJMQ. 

« C'est le chemin vers la Ligue nationale. En Suisse, il n'y a pas le même nombre de recruteurs, ni le même professionnalisme. Au Canada, ce sont les meilleurs juniors au monde et je veux me défier à eux », a-t-il annoncé, précisant que même en Suisse, il suivait les activités de la LHJMQ.

Avec tout ce qui a été dit et écrit sur lui lors des derniers jours, Rochette pensait entendre son nom un peu plus rapidement, mais au final, il ne s'en plaignait pas. « C'est un moment incroyable dont tu rêves depuis que tu es tout petit. Quand ça arrive, il faut en profiter parce que tu le vis seulement une fois dans ta vie. J'en ai profité au maximum », d'assurer Théo Rochette qui à un certain moment, pensait déloger Hendrix Lapierre. 

«J'y ai cru, j'ai rêvé. Maintenant, qu'ils me prennent premier ou septième, je pense que c'est important de tomber dans une bonne organisation. Le choix, ce n'est pas important. Je suis avec les Saguenéens et j'en suis très heureux, a-t-il affirmé. C'est vrai que les équipes avant auraient pu me repêcher, mais je suis très content d'être tombé avec Chicoutimi. C'est vraiment une organisation que j'apprécie. Je suis vraiment content. »

Avec plusieurs membres de sa famille au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Hendrix Lapierre sera bien entouré à l'extérieur de la patinoire.

Un bon entourage

Avec plusieurs membres de sa famille au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Hendrix Lapierre sera bien entouré à l'extérieur de la patinoire.

Sa sélection au premier rang au total a ravivé plusieurs souvenirs à son père, Bruno Lapierre, qui a grandi à Arvida. «C'est sûr que c'est agréable. Il aura des repères. Si jamais ça va moins bien, il aura des gens qui ne sont pas dans le hockey pour parler et le sortir du sport un peu », a souligné le paternel, précisant que sa sœur demeurait toujours à Chicoutimi. Les deux parents de la mère d'Hendrix, Marie-Noëlle Parent, sont natifs du Lac-Saint-Jean. 

«On se disait qu'il allait aller où il allait aller. Si tu me donnes le choix entre les Maritimes, en tant que père, entre l'avoir à distance d'avion et à côté de mon ancienne maison, c'est clair que Chicoutimi est une belle destination », de confier Bruno Lapierre, demeurant très calme même si son fils a été le tout premier joueur réclamé lors du repêchage.  

«On ne savait pas à quoi s'attendre. On savait qu'il était parmi les premiers, mais tant qu'on n'a pas entendu son nom, on ne sait pas ce qui va arriver. Les gens qui me demandaient des nouvelles récemment, je répondais que les choses s'enlignaient bien. Il était classé top-5, mais il pouvait se passer encore bien des choses. L'arrivée de Théo Rochette, on ne savait pas ce que ça ferait. On prenait les choses comme elles venaient. On avait certains signes qui nous indiquaient que les choses allaient bien. On attendait quand même que son nom soit dit au micro au lieu de faire des hypothèses », de résumer Bruno Lapierre qui dans le pee-wee, dans un passé lointain, a été dirigé par un entraîneur qui débutait dans le métier d'entraîneur... un certain Claude Bouchard.