La constance et l’efficacité d’Alexis Shank lui a permis de se hisser parmi les meilleurs gardiens de l’histoire des Saguenéens.

L’équipe d’abord, assure Shank

Le gardien partant des Sagueneéns, Alexis Shank, connaît une saison du tonnerre. Élément clé des succès des Sags, le cerbère qui a soufflé ses 20 bougies le 10 février dernier, a remporté mercredi sa 35e victoire de la saison, un sommet dans la LHJMQ.

Ce nombre lui permet de s’installer seul au 4e rang de l’histoire des Saguenéens pour le nombre de victoires en une saison, derrière Jean Bélisle (36 en 76-77), Éric Fichaud (37 en 93-94) et Daniel Berthiaume (41 en 84-85). C’était également sa 77e en carrière dans l’uniforme bleu, ce qui le place 3e derrière Julio Billia (85) et Félix Potvin (91).

Avec huit rencontres à disputer, Shank pourrait rejoindre Daniel Berthiaume au premier rang, mais le principal intéressé continue toujours de se concentrer sur le prochain match. « Je l’ai vu et plusieurs personnes m’en ont parlé. Oui, c’est certain que ce serait plaisant de voir mon nom dans le livre des records, mais j’essaie de ne pas penser à ça. Je me concentre sur mes performances et c’est mieux comme ça », explique Shank, qui assure ne pas consulter les statistiques.

« Je ne regarde jamais les statistiques. J’aime mieux vivre au jour le jour et jouer mon match », avoue celui qui occupe également le cinquième rang pour la moyenne de buts alloués (2,67) et quatrième pour le pourcentage d’efficacité (0,909).

Bien humblement, il attribue beaucoup de ses succès à ses coéquipiers. « Après trois ans dans la ligue, je pense que je suis rendu à un point où je comprends bien le calibre de jeu. Je me suis bien adapté avec la saison que j’ai eue l’année dernière. J’ai aussi la chance d’avoir une très bonne équipe devant moi, ce qui aide vraiment à mes performances », souligne candidement le portier.

La constance et l’efficacité d’Alexis Shank lui ont permis de se hisser parmi les meilleurs gardiens de l’histoire des Saguenéens.

Des camps bénéfiques

En juin dernier, à l’issue du repêchage de la LNH, Shank a reçu une invitation pour participer au camp de développement du Canadien. Ces performances lui ont valu une seconde invitation, cette fois au Camp des recrues de la Sainte-Flanelle.

Selon lui, ces deux camps ont été bénéfiques pour son développement. « C’est sûr que ça m’a aidé. C’est un autre niveau et c’est intéressant de voir agir les joueurs professionnels sur la glace et hors de la glace. J’ai appris en regardant les autres gardiens et le jeu de joueurs plus rapides. Ça m’a permis de voir ce que je dois faire de plus pour atteindre le niveau supérieur. C’est une expérience que j’ai mise dans mon bagage », raconte le Lavallois.

L’objectif des séries

Avec les succès de Shank, les Sags occupent le troisième rang de la LHJMQ, et ce, malgré une infirmerie qui a vu un nombre incroyable de joueurs y faire séjour. Ce classement laisse croire aux partisans que tous les espoirs sont permis. Le dernier rempart des Bleus est bien conscient de la situation et est emballé à l’approche du bal printanier. « J’ai vraiment hâte aux séries. Chaque saison, c’est ce qu’on attend le plus. D’autant plus que cette année, on voit qu’on a nos chances. On a beaucoup de blessés, mais plusieurs seront de retour bientôt et on a hâte de les revoir. »

Plusieurs options

Shank est toujours éligible au prochain repêchage de la LNH, mais il ne veut pas y penser pour l’instant. « Ce serait “l’fun”, mais je pense à mon équipe et aux séries qui arrivent. On verra ça quand la saison sera terminée. »

Il ne cache cependant pas que son objectif à long terme est de faire carrière chez les professionnels, chose qu’il pourrait faire dès l’année prochaine. « Si j’ai la chance de jouer plus longtemps, je vais le faire. Je vais saisir les chances qu’on va me donner et les professionnels, c’est la prochaine étape, mais sinon, j’aimerais beaucoup revenir avec les Sags l’année prochaine pour finir mon stage junior. »

Le gardien est le récipiendaire du prix Gervais-Munger de la persévérance scolaire chez les Saguenéens cette année. Si sa carrière de hockeyeur devait se terminer à la fin de son stage junior, il aimerait bien devenir pompier. « Ça fait longtemps que je veux faire ça. On m’a toujours dit que je devais avoir une deuxième option et si ça ne marche pas au hockey, c’est ce que je veux faire. »