Le bon vouloir et une performance de grande qualité n'ont pas suffi aux Saguenéens, hier. Plus opportuniste, le Drakkar de Baie-Comeau s'est sauvé avec une victoire in extremis de 5-4, devant 3377 spectateurs au centre Georges-Vézina.

L'effort des Sags n'a pas suffi

Le bon vouloir et une performance de grande qualité n'ont pas suffi aux Saguenéens, hier. Plus opportuniste, le Drakkar de Baie-Comeau s'est sauvé avec une victoire in extremis de 5-4, devant 3377 spectateurs au centre Georges-Vézina.
«Je ne suis pas gêné de mon équipe ce soir. On a travaillé et on est revenus au pointage plus qu'une fois encore. On a montré du caractère et on n'a jamais lâché. C'est l'identité qu'on veut avoir, a laissé tomber l'entraîneur-chef Patrice Bosch dans son point de presse. C'est ce que je retiens et je ne veux pas faire l'entraîneur qui est heureux de perdre, même si on a bien joué, mais je suis très fier de la prestation de mes joueurs.»
Ce n'était toutefois pas très bien parti pour les locaux qui tiraient déjà de l'arrière 2-0 après seulement sept minutes de jeu. Le Drakkar dominait complètement et ça s'annonçait plutôt mal pour les Chicoutimiens. L'indiscipline du Drakkar a permis aux Sags de prendre leur rythme en fin de première, même s'ils n'ont pas marqué. Les régionaux ont poursuivi sur leur lancée lors d'une deuxième clairement dominée par les favoris de la foule qui ont dirigé 18 tirs sur Philippe Cadorette. Même si Félix Girard a donné une priorité de trois buts aux siens, les joueurs des Sags ont refusé de baisser les bras. Une minute plus tard, Simon Tremblay a été récompensé pour son acharnement quand il a finalement réussi à pousser la rondelle derrière la ligne rouge sur un retour. Laurent Dauphin, qui a été étincelant au cours de la fin de semaine, a ramené les Bleus à un seul but lors d'un avantage numérique. En troisième, Alexandre Ranger et Charles Hudon croyaient bien avoir brisé le moral des locaux, mais ce n'était pas le cas. Les troupiers de Patrice Bosch ont rendu les choses intéressantes dans les derniers instants, mais trop peu trop tard.
«Autant des fois on a de la misère à les partir, autant je me dis que des fois ils pourraient tirer le parachute. À 5-1 à Moncton, c'était la même chose. On ne le fait pas. Les gars travaillent et ont du caractère. On est immatures dans notre jeu et on fait des erreurs qui nous coûtent, mais ces gars-là sont sur la bonne voie», a noté l'entraîneur-chef.
Pour cette rencontre face aux meneurs au classement général, Patrice Bosch avait décidé d'opposer son premier trio face à la première ligne adverse à cinq contre cinq. La stratégie a fonctionné puisque Laurent Dauphin, Dominic Beauchemin et Simon Tremblay ont effectué de l'excellent boulot face au trio de Valentin Zykov, Félix Girard et Charles Hudon. Chaque ligne a marqué une fois l'une contre l'autre et la grosse unité du Drakkar a frappé deux fois avec l'avantage d'un homme. «Laurent Dauphin, il joue du hockey extraordinaire depuis la fin des transactions. Il travaille tellement fort que les autres n'ont pas le choix de suivre», a souligné le pilote des Bleus qui a pris la peine d'encenser Scott Carrier au passage. Le joueur de 18 ans a fait tout un travail à court d'un homme, dont en première en bloquant deux tirs coup sur coup.
«Je pense qu'il a été l'un des éléments déclencheurs de la remontée en deuxième. J'ai énormément de respect pour ce gars qui apporte plus d'importance au logo devant qu'au nom derrière», de louanger Patrice Bosch.