Le gardien des Sags Alexis Shank a repoussé 25 rondelles en plus de se dresser sur un tir de pénalité en première devant Valentin Naussbaumer.

Le désavantage numérique menotte les Cataractes

Les Saguenéens ont retrouvé le sentier de la victoire jeudi soir à Shawinigan, débutant du même coup du bon pied une séquence de trois matchs en autant de jours. Les Chicoutimiens ont été très efficaces à court d’un homme, ne permettant qu’un seul but en huit occasions des Cataractes, pour s’imposer au compte de 4-1.

« Le désavantage numérique a été très bon. Il était bien préparé et on en a eu besoin. Ils avaient été bons contre nous en avantage numérique depuis le début de l’année », de souligner l’entraîneur-chef Yanick Jean quelques minutes après la conclusion de la rencontre.

Les Sags ont du même coup remporté une première victoire à leur troisième visite de la saison au Centre Gervais Auto. « On a joué un bon 60 minutes. On a été solides. Je ne suis pas capable de trouver un moment où on a été ordinaires », a laissé tomber Yanick Jean.

« À cinq contre cinq, on a très bien joué. On a limité les chances de marquer. Offensivement, on a généré beaucoup de moments forts en zone adverse. Je suis vraiment content du match dans l’ensemble, de poursuivre le pilote des Bleus. On a eu beaucoup de temps de possession. Les seuls moments où on a eu besoin de se défendre, c’est en désavantage numérique. »

Les Sags ont également frappé deux fois en avantage numérique. Justin Ducharme à ouvert la marque lors d’une supériorité numérique en première période avec un tir du poignet des majeures dans la partie supérieure pour son 23e de la saison. Avant la fin du premier engagement, Valentin Nussbaumer a profité d’un lancer de pénalité après avoir été fauché par Morgan Nauss en échappée. Alexis Shank a toutefois facilement fait l’arrêt quand l’attaquant suisse a tenté de le surprendre entre les jambières.

Les Sags ont ensuite terminé la période en double désavantage numérique après des pénalités successives à Jérémy Diotte et Jérémy Groleau. Les Cataractes ont toutefois pris leur revanche après la pause. Immédiatement après la conclusion de la première pénalité, la recrue Mavrik Bourque a logé la rondelle dans la partie supérieure. Xavier Labrecque a redonné les devants aux siens quelques minutes plus tard, continuant d’attirer l’attention. L’attaquant de 17 ans a accepté la longue passe d’Artemi Kniazev pour se retrouver seul devant Justin Blanchette qui a fait le premier arrêt, mais Labrecque a saisi son propre retour. En troisième période, Samuel Houde a secoué une séquence de six matchs sans but avec un tir parfait lors d’un avantage numérique. Encore une fois, les locaux ont profité d’un cinq contre trois, mais les Sags ont tenu le coup, puis Vladislav Kotkov a complété le pointage dans un filet désert, quelques secondes après un poteau de Théo Rochette.

Les Chicoutimiens poursuivront cette séquence de 3 en 3 vendredi soir au centre Georges-Vézina face à leurs rivaux des Remparts de Québec. Le lendemain, ce sera au tour du Titan d’Acadie-Bathurst.

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POINTES DE PLUME

• Sélectionné au troisième rang du dernier repêchage, derrière Hendrix Lapierre et le défenseur William Villeneuve des Sea Dogs, Mavrik Bourque connaît une première saison intéressante dans la LHJMQ avec 36 points en 50 rencontres. Malgré son inexpérience et son jeune âge, l’attaquant de 16 ans est utilisé à toutes les sauces par son entraîneur Daniel Renaud. Il a marqué le seul but des siens, jeudi, en avantage numérique. 

• Comme prévu, Hendrix Lapierre et Christophe Farmer, blessés, manquaient à l’appel du côté des Saguenéens. Le défenseur Michael Pellerin a quant à lui été laissé de côté. 

• Patrick Roy a dénoncé jeudi que les Saguenéens aient refusé d’amorcer le match de vendredi à 19h au lieu de 19h30, ce qui aurait facilité le transport des troupes vers Baie-Comeau après la rencontre. Pourtant, tous les matchs des Sags débutent à 19h30 les soirs de semaine. « Je suis surpris qu’ils n’aient pas voulu jouer le match à Chicoutimi à 20h. On aurait même pu jouer à 21h, dans le fond... », a laissé tomber Roy, avec ironie devant les journalistes de la Capitale nationale, assurant qu’il ne cherchera quand même pas d’excuse pour la performance des siens le lendemain, à 16h. - Avec Le Soleil