Quand on s’attarde aux différentes statistiques et records chez les Saguenéens, il devient rapidement évident que Patrice Tremblay a marqué la concession. Le choix de 8e ronde a d’ailleurs obtenu le plus grand nombre de buts de l’histoire avec 225.

Le chandail de Patrice Tremblay sera retiré

Les Saguenéens vont corriger un oubli historique, le 29 décembre, lorsque le chandail numéro 9 de Patrice Tremblay sera hissé dans les hauteurs du Centre Georges-Vézina. En quatre saisons dans l’uniforme bleu et blanc, le natif de Jonquière a récolté 467 points, le deuxième plus haut total de l’organisation chicoutimienne, derrière Marc Fortier.

Les deux joueurs ont d’ailleurs passé deux saisons ensemble à Chicoutimi, de 1985 à 1987. Fortier a récolté 11 points de plus en 271 parties alors que Patrice Tremblay en a disputé 273 entre 1985 et 1989. Maintenant âgé de 50 ans, Patrice Tremblay est le premier joueur ayant grandi dans la région à voir son numéro retiré par les Sags. Sylvain Locas est effectivement né à Chicoutimi, mais a passé sa jeunesse à Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

Quand on s’attarde aux différentes statistiques et records chez les Saguenéens, il devient rapidement évident que Patrice Tremblay a marqué la concession. Le choix de 8e ronde a d’ailleurs obtenu le plus grand nombre de buts de l’histoire avec 225, loin devant Sylvain Locas qui en compte 174. Il arrive également au premier rang avec 19 matchs de trois buts ou plus. Après une première saison de 25 points, le petit attaquant a littéralement explosé offensivement au cours des trois saisons suivantes avec des récoltes de 156, 147 et 137 points, marquant 76, 72 et 67 buts. Durant la saison 1986-87, il a notamment eu une séquence de 33 rencontres avec au moins un point. En séries éliminatoires, il a ajouté 53 points, dont 28 buts, en 34 rencontres. Il a obtenu sa meilleure récolte au printemps 1987 avec 38 points, ce qui lui en a donné 194 en 89 matchs pour l’année complète.

« Pour un choix de 8e ronde, ça n’a pas été si pire, je pense », a commenté Patrice Tremblay, qui a participé au dévoilement de mercredi au Centre Georges-Vézina par vidéoconférence. Il demeure depuis plusieurs années à Vancouver, en compagnie de sa conjointe Sandra Turbide et leurs deux filles.

« C’est vraiment excitant, a-t-il lancé, visiblement ému. Il ne faut pas oublier qu’il y a 30 ans que j’ai quitté l’organisation. D’être retenu pour cet honneur, c’est vraiment spécial. »

Après ses quatre années à Chicoutimi, dont la dernière en tant que capitaine, Patrice Tremblay a poursuivi sa carrière avec les Redmen de McGill. Il s’est ensuite exilé en Europe pendant quelques saisons.

À 5 pieds 8 et 155 livres, Patrice Tremblay ne cadrait pas nécessairement avec le style de jeu très robuste de l’époque, ce qui ne l’a pas empêché de connaître beaucoup de succès. « J’ai reçu la rondelle sur la palette et j’ai lancé », a-t-il blagué.

« Partout où je suis passé, j’étais toujours plus petit et moins pesant. J’arrivais quand même à tirer mon épingle du jeu et à bien me placer. Je pense qu’avoir eu de bons joueurs de centre, ça m’a aidé », a-t-il souligné tout en ayant une pensée pour Marc Fortier, Daniel Maurice et Stéphane Morin. Il a également évolué avec Pierre Turgeon dans les rangs midget AAA à Montréal. Il avait dû s’exiler parce que la formation régionale n’avait pas encore vu le jour.

Patrice Tremblay sera présent pour la cérémonie, lui qui avouait ne pas avoir vu l’hiver saguenéen depuis déjà quelques années. « Ça va faire changement de la pluie. Ici, la pluie est débutée pas mal, mais on n’a pas besoin de la pelleter », a rappelé le Jonquiérois qui deviendra le neuvième ancien de l’organisation à recevoir cet honneur, le 29 décembre, en marge de l’affrontement entre les Sags et les Voltigeurs. Son numéro 9 rejoindra le 5 de Gilbert Delorme, le 14 d’Alain Côté, le 16 de Normand Léveillé, le 18 de Sylvain Locas, le 20 de Marc Fortier, le 21 de Guy Carbonneau, le 29 de Félix Potvin et le 35 d’Éric Fichaud.

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BEAUCOUP D'ÉMOTIONS ET DE FIERTÉ POUR LA FAMILLE

(Dave Ainsley) — Les membres de la famille de Patrice Tremblay ont vibré à le voir évoluer sur la patinoire. L’annonce du retrait de son chandail par les Saguenéens amène encore une fois son lot d’émotions.

« C’est spécial pour toute la famille, c’est sûr. En étant de la région, ils ont eu l’occasion de me voir jouer quand j’étais plus jeune et pratiquement tous mes matchs avec les Saguenéens. C’est intéressant de voir un produit du terroir sortir et d’avoir son chandail retiré. C’est vraiment spécial et même exceptionnel », a mis de l’avant Patrice Tremblay qui, comme les autres membres de la famille, a eu une pensée pour son père, Jean-Pierre, qui est décédé.

« Il n’a pas manqué beaucoup de matchs ou de pratiques », s’est souvenu l’ancien numéro 9. 

« Après 30 ans, c’est marquant que son chandail soit retiré, a pour sa part souligné son frère, Hugo, qui était accompagné par sa mère, Marguerite Boily, sa sœur Louise et son beau-frère Alain Bolduc, lors de la conférence de presse. C’est une fierté immense ce qui se passe actuellement dans notre famille. »

Surnommée Margot, à la demande même des enfants, Marguerite Boily a volé la vedette de ce dévoilement, avec son charisme et sa bonne humeur. 

« C’est vraiment super, surtout que ça faisait longtemps qu’il s’en attendait, a-t-elle laissé savoir avec le sourire. Il est bien heureux de ça et nous aussi. C’est un bel honneur. Ç’a été un joueur intéressant. Tout le monde l’aimait et le connaissait. Ç’a été de belles années », s’est remémoré Marguerite Boily. 

« Il nous a fait vivre beaucoup d’émotions. Je vais dire que quand tous les gens dans leCentre Georges-Vézina se levaient pour lui, c’était beaucoup d’émotions. On l’appréciait beaucoup (...) On n’oublie pas ça », a-t-elle exprimé, très contente de pouvoir compter sur la présence de son fils pour la période des Fêtes. 

Après une pause d’une dizaine d’années, notamment en raison des problèmes de toit du centre Georges-Vézina, les dirigeants vont retirer le mois prochain un chandail pour une deuxième année consécutive, après celui du gardien Éric Fichaud l’an dernier. 

« C’était sûr à 200 % que c’était lui cette année. On ne pouvait pas passer à côté. Son chandail aurait dû être retiré dans le temps. Maintenant, comme organisation, on peut contrôler ce qu’on peut et c’est ce qu’on fait en retirant son chandail cette année. C’était un incontournable, vraiment », d’insister le directeur des opérations, Serge Proulx. 

« Avoir su exploiter son talent à ce niveau-là et faire autant de points, dans un hockey où l’intimidation était partie prenante, c’est exceptionnel et phénoménal », a-t-il rappelé.

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POINTES DE PLUME

Patrice Tremblay et l’actuel entraîneur adjoint des Saguenéens, Claude Bouchard, sont des cousins. Tous les deux originaires de Jonquière, ils ont évolué ensemble au hockey mineur dans leur jeunesse en plus d’assister à de nombreuses rencontres au centre Georges-Vézina...

Les deux éditions des Saguenéens en lice au vote populaire pour déterminer la meilleure équipe de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec selon les partisans ont remporté leur duel de première ronde. L’équipe championne de 1994 a vaincu celle de Lewiston de 2007 et fera maintenant face aux 19es favoris, les Draveurs de Trois-Rivières de 1978. L’édition 1991 a eu le dessus sur celle de Verdun de 1985 et a maintenant rendez-vous avec les Remparts de Québec de 2006, également champions de la coupe Memorial qui sont semés #11. Il est possible de voter sur le site equipeLHJMQ50.ca. Fait cocasse, deux formations des Remparts s’affrontent en deuxième ronde, soit celles de 1971 et 1976...