Jean-Marc Richard

Le chandail de Jean-Marc Richard sera retiré le 3 janvier

Joueur invité au camp d’entraînement des Saguenéens de Chicoutimi en 1983, Jean-Marc Richard aura profité de sa chance, à un point tel qu’il est devenu le défenseur le plus prolifique de l’organisation avec ses 301 points. Ses exploits lui permettront de devenir le 10e joueur de l’équipe à entrer dans l’histoire, lorsque son chandail #6 sera retiré, le 3 janvier, lors de la visite des Tigres de Victoriaville.

Le directeur des opérations des Sags, Serge Proulx, a présenté le nouvel immortel aux nombreux médias présents, mardi matin, au Centre Georges-Vézina. Jean-Marc Richard était touché lorsqu’il a pris la parole, visiblement reconnaissant de l’hommage qui lui était réservé.

« C’est un grand honneur et un grand moment pour moi, a-t-il exprimé, la gorge nouée par l’émotion. C’est un rêve de beaucoup de joueurs de vivre ça dans leur vie. Je me souviens comme si c’était hier de ma présence au camp d’entraînement, à 17 ans, à la suite d’une invitation. Je n’étais pas sûr de venir, mais mon père m’avait dit d’y aller, que je n’avais rien à dire et de faire mon possible. »

Jean-Marc Richard venait d’être retranché au niveau collégial. Il est finalement devenu un des plus grands de l’histoire de l’équipe au sein de la brigade défensive. Avec Gilbert Delorme, lui aussi honoré à jamais par les Saguenéens, il est le seul défenseur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) à avoir réussi deux saisons de 100 points. En 268 matchs de saison régulière, entre 1983 et 1987, Richard a récolté 301 points, dont 52 buts.

Malgré toutes ces belles statistiques, l’ancien défenseur a été surpris lorsqu’il a reçu l’appel de son ancien club junior.

« On ne s’attend pas vraiment à ça, mais j’étais fier de recevoir cette confirmation, après ces quatre années que j’ai données pour les Saguenéens », a reconnu M. Richard, deux fois finaliste en séries éliminatoires, sans toutefois être en mesure de mettre la main sur la coupe du Président.

Après sa carrière chez les juniors, Jean-Marc Richard a signé un contrat de quatre ans avec les Nordiques de Québec. Il a été limité à cinq matchs dans la Ligue nationale, mais il a connu une belle carrière dans la Ligue américaine et la Ligue internationale, où il a remporté la coupe Turner. Il a conclu son aventure professionnelle en Europe, dans Ligue élite allemande.

« Une personne m’avait dit un jour : “Il ne faut pas que tu t’occupes de tes blessures, donne ton maximum chaque jour et ça va te récompenser”. Il ne m’avait toutefois pas dit que les bobos allaient revenir à la cinquantaine », a lancé avec humour le natif de Pont-Rouge, dans le comté de Portneuf, aujourd’hui âgé de 53 ans.

Le nouvel immortel a tenu à remercier ses anciens coéquipiers, entraîneurs, sa famille de pension, membres de l’organisation et les partisans de l’équipe. « Les partisans étaient vraiment fiers de leurs joueurs, de leur organisation, a-t-il souligné. C’était quelque chose de venir jouer dans le Centre Georges-Vézina à pleine capacité. Ç’a été des moments incroyables pour moi. On était une famille. C’était beaucoup pour moi. »

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UN TROISIÈME EN TROIS ANS

Depuis que l’actuel groupe de gestionnaires a pris les rênes du club en 2016, trois numéros ont été retirés, soit le 39 d’Éric Fichaud en 2018, le 9 de Patrice Tremblay en 2019 et le 6 de Jean-Marc Richard, au début de la prochaine année. Le directeur des opérations chez les Saguenéens, Serge Proulx, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une tendance, mais l’équipe tenait à rattraper le passé, alors que la structure du Centre Georges-Vézina ne permettait pas d’ajouter davantage de poids, et en conséquence, de nouvelle bannière.

« On ne pouvait passer à côté d’un joueur qui a tant donné à l’équipe », a souligné Serge Proulx, qui a pu compter sur Renald Nepton, membre des Saguenéens depuis plus de 40 ans, au sein du comité de sélection, en plus, notamment, du journaliste à la retraite du Quotidien, Serge Émond.

« On ne retire pas des chandails uniquement pour le faire et les joueurs qui sont honorés le sont pour les bonnes raisons, a ajouté M. Proulx. Ça ne veut pas dire qu’on est parti dans une course pour rattraper le temps perdu. On verra pour les prochaines années et on veut que ça conserve son prestige et son importance. »

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POINTES DE PLUME

• Justin Ducharme et Hendrix Lapierre ont franchi une nouvelle étape vers un retour au jeu. Les deux s’entraîneront avec contact, mercredi, et selon leur réaction, ils pourraient recevoir le feu vert pour jouer dès vendredi, face aux Tigres de Victoriaville. Ducharme a raté les huit derniers matchs en raison d’une blessure à l’épaule, tandis que Lapierre a subi une commotion cérébrale le 23 octobre, étant sur la touche au cours des quatre dernières rencontres. Mardi matin, les deux portaient un chandail jaune, réservé aux joueurs exemptés de tout contact physique, mais ils ont tout de même poussé la machine.

• Félix-Antoine Drolet est le joueur qui est le plus loin d’un retour. Le défenseur poursuit sa réhabilitation pour soigner une épaule meurtrie.

• Claude Bouchard dirige les entraînements des Saguenéens en raison de l’absence de Yanick Jean. Le directeur général et entraîneur-chef est présentement en Saskatchewan pour assister au Défi mondial des moins de 17 ans. Il sera de retour au Saguenay mercredi soir.