L’Océanic a battu les Sags pour la première fois cette saison à leur quatrième affrontement.

La séquence victorieuse des Sags s'arrête, celle de l'Océanic continue

La séquence victorieuse de l’Océanic s’est poursuivie alors que celle des Saguenéens a pris fin vendredi soir au centre Georges-Vézina. Les Rimouskois ont remporté un huitième match consécutif, au compte de 6-2, devant 2961 spectateurs.

C’est la sixième fois de l’histoire que l’Océanic aligne huit victoires consécutives, la première depuis 2012. Il reste encore bien du chemin à faire pour réécrire le livre des records de la concession qui avait connu une séquence de 19 gains de suite en début d’année 2005 qui s’est terminée avec la conquête de la coupe du Président remis aux champions des séries éliminatoires dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Les Saguenéens étaient également à la recherche d’une huitième de suite, mais ont été dominés par leurs adversaires pendant la majeure partie de la soirée, comme en font foi les 41 tirs de l’Océanic contre seulement 19 pour les Chicoutimiens.

« C’est un peu à l’image de la dernière fois quand on était revenus des Maritimes après le premier voyage en novembre. Souvent, ça fait ça quand tu reviens d’un long voyage, mais tu espères que ça n’arrive pas. On n’était pas sur la rondelle, on n’a pas mis de pression sur eux. J’ai trouvé qu’on a glissé beaucoup tout au long de la soirée », a laissé tomber l’entraîneur-chef Yanick Jean.

«On s’est battus nous-mêmes. On leur a donné énormément de chances en entrée de territoire adverse avec des revirements. Ils ont deux des cinq meneurs offensifs dans la ligue. Si tu crée des revirements comme ça, c’est certain qu’ils vont te le faire payer de l’autre côté, d’analyser le pilote des Bleus. On leur a laissé beaucoup d’espace pour manoeuvrer. On aurait dit que c’était pénible de se rendre à eux. Normalement, on a de bons bâtons et on ferme l’espace rapidement avec le porteur de la rondelle. On ne l’a pas fait.»

Quelques escarmouches ont éclaté après le coup de sifflet, sans aller plus loin.

La première période n’a pas manqué d’action, chaque équipe s’inscrivant au pointage. Dès la troisième minute, le défenseur Gabriel Villeneuve a soulevé la foule. Appuyant l’attaque, il a profité de la passe de Zachary Lavigne avant d’envoyer la rondelle dans la partie supérieure. Les Sags se sont ensuite défendus pendant de longues minutes. Alexis Shank a réalisé deux petits bijoux de la jambière alors que les siens se débrouillaient à court de deux joueurs après avoir écopé de trois pénalités successives. Jimmy Huntington a finalement percé la muraille. Sur sa deuxième échappée sur la même séquence, il a glissé le morceau de caoutchouc entre les jambières du gardien chicoutimien.

La deuxième période a été un peu moins spectaculaire, ce qui n’a pas empêché les visiteurs de prendre les devants 3-2. Vladislak Kotkov a d’abord fait 2-1 quand il a dégainé sans avertissement, ce qui n’a laissé aucune chance à Colten Ellis. L’Océanic a répliqué en marquant les cinq buts suivants, dont deux avant la fin de l’engagement, malgré un autre petit miracle de Shank, cette fois du bloqueur. Quelques instants plus tard, le tir de la pointe de Radim Salda s’est faufilé jusque dans le fond du but, puis Jimmy Huntington et Vincent Martineau ont uni leurs efforts pour le jeu de la soirée. Huntington a repéré Martineau qui s’était défait de son couvreur et ce dernier a réussi à rediriger la rondelle dans le filet, non sans s’être retrouvé les quatre fers en l’air après un contact à la suite du but avec le gardien des Sags.

Les locaux ont ensuite été incapables de produire quoi que ce soit lors d’un avantage numérique complet de cinq minutes après l’expulsion d’Olivier Garneau pour avoir fait trébucher par derrière (‘‘slew foot’’). De retour à cinq contre cinq, Dmitry Zavgorovniy a doublé l’avance des siens à la suite d’un revirement en territoire défensif. La porte s’est ensuite fermée pour les Sags qui n’ont obtenu que quatre tirs lors des 20 dernières minutes. « Shank a été extraordinaire. Il nous a donné une chance jusqu’en troisième. Donnons crédit à l’autre équipe. L’Océanic était définitivement le meilleur club sur la glace », a-t-il convenu, espérant plus de vitesse des siens samedi à Baie-Comeau face au Drakkar qui a vu sa séquence record de 13 victoires consécutives prendre fin avec un revers de 6-3 devant les Voltigeurs de Drummondville.

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UNE PREMIÈRE EN QUATRE AFFRONTEMENTS POUR L'OCÉANIC

Sur cette séquence en fin de première période, Hendrix Lapierre a été incapable de pousser la rondelle qui était libre entre les jambières de Colten Ellis.

Après trois victoires des Sags, l’Océanic a finalement dompté le rival chicoutimien vendredi soir au centre Georges-Vézina.

«On n’avait pas gagné un match cette année contre eux. C’était un match important parce qu’on sait qu’on a des chances de les affronter au premier tour des séries et ils jouent du très bon hockey. On les a pris très au sérieux. J’ai aimé comment les gars sont sortis. On a mis de la circulation devant Shank. Il n’a pas vraiment d’autres façons de le battre», de faire valoir l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. Je n’ai pas aimé la majeure. Ce n’était pas une bonne pénalité, mais sinon, j’ai bien aimé comment on a travaillé.»

«On était allés chercher de gros points quand même mais on en avait échappé deux en prolongation. Ils nous avaient également battus à la maison. On sait qu’on rejoue contre eux la semaine prochaine. Bien franchement, c’est un gros deux points. On le prend avec plaisir», a-t-il exprimé, faisant comprendre à sa manière bien colorée que l’actuelle séquence de victoire de l’Océanic n’était pas un sujet de discussion dans le vestiaire.

«Je ne sais pas de quoi tu parles», a-t-répondu avec le sourire.

«Alexis Shank a été extraordinaire. Il nous a donné une chance jusqu’en troisième», a noté Yanick Jean sur le travail du gardien des Sags face à l’Océanic.