Après 19 jours d’inactivité en raison d’une commotion cérébrale, l’attaquant Hendrix Lapierre était tout sourire, mardi, à son retour à l’entraînement sur glace. Même s’il a pratiqué sans contact, la recrue a déployé beaucoup d’énergie et un entrain contagieux.

La préparation débute dès ce soir à domicile

Il ne reste que neuf matchs au calendrier des Saguenéens de Chicoutimi. Chacun d’eux servira à mettre la dernière touche à leur préparation en vue des séries. Et ça commencera dès ce soir, alors que les troupes de Yanick Jean affronteront les Cataractes de Shawinigan au Centre Georges-Vézina, avant de quitter jeudi pour un dernier duel contre Baie-Comeau.

Pour l’entraîneur-chef des Sags, ses troupes ont encore du pain sur la planche pour qu’ils soient prêts à son goût en vue des séries. Dans plusieurs phases du jeu, ils ont progressé à la hauteur de ses attentes, mais il reste du travail à faire, notamment au niveau de la gestion de la rondelle, précise-t-il.

« On va mettre l’emphase et taper sur le clou pour remédier à cela. Et ce n’est pas juste le porteur de la rondelle (qui est concerné), mais aussi les quatre autres joueurs qui doivent lui offrir des options. Dans mon livre à moi, ce sont plein de petits détails qui restent à peaufiner avant les séries », énonce-t-il.

D’ici le 17 mars, les Saguenéens se mesureront à des équipes qui les devancent au classement comme Baie-Comeau, Rimouski Drummondville et Sherbrooke (deux fois). L’entraîneur-chef voit ce programme comme un beau challenge.

« Avoir de l’adversité, ça fait grandir. On en a eu contre Baie-Comeau et Drummondville (ces derniers jours). Ces matchs-là nous font grandir et nous améliorent en tant qu’équipe », fait valoir Yanick Jean qui retient l’aspect positif de ce dernier droit contre de bonnes formations.

Quant aux Catarctes de Shawinigan, ils se présentent à Saguenay avec une séquence de six revers consécutifs. Et ce sont justement les Saguenéens qui leur avaient infligé la première défaite du lot le 14 février. Même si les Cataractes se présenteront certainement avec le désir de vaincre, cela n’influence pas Yanick Jean dans sa préparation.

« Peu importe contre qui on joue, on ne veut pas s’attarder à l’autre équipe, a-t-il répété. On se concentre sur nous, sur la manière dont on se prépare et qu’on joue pendant 60 minutes. »

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LAPIERRE RAVI DE RETROUVER SES COÉQUIPIERS

(Johanne Saint-Pierre) — Pour un joueur de hockey habitué de s’entraîner quotidiennement, se retrouver pendant trois semaines sans rien faire, pas même un entraînement hors glace, semble une éternité. Inutile de dire que le jeune Hendrix Lapierre était tout sourire, mardi, ravi de retrouver ses coéquipiers à l’entraînement pour la première fois depuis la commotion subie le 6 février dernier lors d’un match contre l’Océanic, à Rimouski.

Bien sûr, l’attaquant qui vient à peine de célébrer ses 17 ans arborait le chandail jaune des joueurs sans contact pour l’entraînement, mais la recrue affichait une énergie et un entrain réels à retrouver ses pairs et ses repères.

« C’était bon de voir sa passion sur la glace. Il avait de la vie, de la passion, un grand sourire et il a été très bon. Honnêtement, c’est bon de le revoir. Ça fait longtemps qu’il avait hâte de revenir ! », a confirmé l’entraîneur-chef Yanick Jean après l’entraînement matinal. 

Le #92 avait été tenu à l’écart du jeu pendant un mois l’automne dernier en raison d’une blessure à l’épaule subie en octobre. Cette fois-ci, ce fut trois semaines qui lui ont paru bien plus longues. 

« Tu ne peux rien faire. Tu ne peux pas t’entraîner, tu ne peux pas assister aux matchs. C’est définitivement la blessure la plus plate à avoir, mais je suis content que ça aille mieux », confirme celui qui avait subi commotion pour la première fois durant son stage midget AAA.

« Demain (mercredi), je vais embarquer sur la glace pour l’entraînement matinal (sans contact) et je vais retourner sur la glace en après-midi pour l’entraînement sans rondelle. On vise (un retour au jeu) samedi. J’ai patiné 30 minutes lundi et mardi, c’était la première fois que je retouchais à une rondelle. C’est sûr que j’étais rouillé un peu, mais on se remet dans le ‘beat’ assez vite », a-t-il conclu.

Groleau et Labrecque

Par contre, les nouvelles sont moins bonnes pour le défenseur Jérémy Groleau. 

Blessé à une épaule, le pilier défensif des Sags se retrouve en effet hors de combat pour une période de deux à quatre semaines par suite d’une mise en échec sournoise de Maxime Comtois, en fin de deuxième période, dimanche, contre les Voltigeurs à Drummondville. Comtois a d’ailleurs écopé d’une suspension de trois matchs pour son geste.

La perte de ce général de la ligne bleue fait évidemment mal aux Bleus, mais Yanick Jean préfère se concentrer sur le fait qu’il sera rétabli pour les séries. 

« Un défenseur qui joue le plus de minutes, c’est certain que c’est une lourde perte. Mais le point positif, c’est qu’il sera prêt pour les séries. C’est comme ça qu’il faut voir ça. Même si on s’apitoyait sur notre sort, ça ne change rien. »

Les défenseurs qui prendront le relais auront l’occasion de prendre du galon. 

« On peut grandir de ça en dispersant les minutes de jeu supplémentaires, fait-il valoir. Si le sixième qui va entrer dans l’alignement jouait 17-18 minutes, tandis que (Groleau) en jouait 24, ce sont ces six ou sept minutes qui restent qu’il faut répartir. »

Quant au robuste attaquant Xavier Labrecque, il faudra attendre encore un peu pour être fixé sur son sort. Le #49 éprouve des raideurs au cou qui lui donne des maux de tête. « Il n’a pas reçu de diagnostic précis. Peut-être que mercredi, il aura vu le médecin et que sa situation se sera précisée. Pour l’instant, c’est au jour le jour », a indiqué l’entraîneur-chef.