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La LHJMQ appuie sur pause... au Québec
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La LHJMQ appuie sur pause... au Québec
Seulement deux semaines après le début de la saison régulière, le calendrier des 12 équipes québécoises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) se retrouve sur pause, et ce, jusqu'au 28 octobre. La situation sera réévaluée par la suite. Cette annonce a provoqué de vives réactions à la grandeur du circuit Courteau, de Chicoutimi à Shawinigan, en passant par Gatineau.
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La LHJMQ sur pause jusqu'au 28 octobre: Gilles Courteau vise toujours un calendrier de 60 parties

Sports

La LHJMQ sur pause jusqu'au 28 octobre: Gilles Courteau vise toujours un calendrier de 60 parties

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
En voyant les paliers d’alerte passer au rouge dans plusieurs zones du Québec, le hockey junior québécois a décidé d’être proactif et de mettre ses 12 équipes sur pause pour les deux prochaines semaines. Au retour, elle espère toujours mettre sur pied une saison de 60 matchs.

Pourtant, à peu près en même temps, la Ligue de hockey junior de l’ouest annonçait qu’elle recommencerait officiellement ses activités le 8 janvier prochain, sans toutefois préciser le nombre de matchs à son nouveau calendrier.

Avec des éclosions chez le Phoenix de Sherbrooke et l’Armada de Blainville-Boisbriand, et des clubs en zone rouge comme les Remparts de Québec, les Olympiques de Gatineau, les Voltigeurs de Drummondville et bientôt, les Tigres de Victoriaville, la LHJMQ a choisi de faire un pas en arrière.

« On va profiter des prochains jours, des prochaines semaines, pour regarder les différents scénarios qui seront devant nous à la reprise, le 28 octobre. On va suivre la situation, avec le support de la Santé publique. Dans l’ensemble, on parle de quatre matchs à reporter, pour les équipes concernées. Ce n’est pas dramatique, au contraire. Ça nous amène à faire des remaniements, à refaire des calendriers, mais on veut jouer 60 matchs », a dit Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ, en entrevue mercredi soir.

Pour les six équipes situées dans les Maritimes, c’est « business as usual », a dit le commissaire, sauf pour Moncton, désormais en zone orange.

« Il était de mise de pouvoir se mettre en pause et de laisser le temps au gouvernement de faire le travail, de continuer à raffermir les différentes règles mises en place pour baisser la courbe des tests positifs. On va continuer à travailler avec la Santé publique afin qu’on puisse recommencer le 29 octobre », a dit Gilles Courteau

« Je ne suis pas déçu (d’avoir pris cette décision, NDLR), on doit suivre les directives du gouvernement. Le fait qu’il y ait de plus en plus de zones qui virent au rouge, on devait être proactifs concernant notre situation, et la meilleure décision était de passer en pause et de voir quels ajustements on pouvait faire pour améliorer la situation. Ça va donner du temps à nos équipes pour solidifier notre retour au jeu, pour un nouveau départ, le 29 octobre. Il n’y a rien de mal à prendre un pas de recul pour revenir plus fort par la suite. »

Gilles Courteau refuse de s’avancer trop loin dans le temps et il ne veut pas trop s’avancer devant un possible statu quo de la situation pandémique actuelle.

« Si les zones rouges subsistent, et si on ne peut reprendre les matchs dans une ville donnée, on va regarder nos autres options. On va travailler là-dessus au cours des prochains jours », dit-il.

Les équipes peuvent continuer l’entraînement sur glace et hors glace, précise le commissaire. Et les jeunes continuent leurs cours à distance, comme c’est le cas depuis la rentrée scolaire.

Le commissaire Courteau se dit optimiste quant à la situation sanitaire au Québec, pour les deux prochaines semaines.

« On est très confiants. Je vois depuis quelques jours des baisses de cas positifs au Québec. Tout allait très bien pour nos équipes, depuis le début du camp et de la saison régulière. Deux équipes ont eu une éclosion, Sherbrooke et l’Armada, mais dans l’ensemble de nos équipes, on avait un excellent comportement, nos équipes suivaient le protocole et c’est ce qui nous fait dire que ça va bien se passer après le 28 octobre. Le nombre de cas positifs est très bas, dans les Maritimes, voilà pourquoi notre division des Maritimes va continuer »

Pas de bulles ni plus de tests

Pas question par contre d’imposer une bulle aux équipes du Québec, un peu à l’instar des Cataractes de Shawinigan, lors de la reprise, dit Gilles Courteau.

Ni d’augmenter le nombre de tests de dépistage au sein des équipes.

« On n’envisage pas de mettre nos équipes dans une bulle autre que celle qu’on a présentement. Elle a été approuvée par les quatre provinces où on a des équipes. Ensuite, pour le nombre de tests, notre comité médical et très pointu sur ce volet. Ce n’est pas le nombre de tests qui va faire qu’on va être dans un environnement plus sécuritaire ou qu’on sera moins à risque. Tu peux passer un test et 24h après, le résultat peut être différent. On va continuer notre protocole et on va surtout suivre les recommandations de notre comité médical et de la Santé publique. »

« Personne n’est content de ce qui s’est passé chez l’Armada et le Phoenix. C’est facile de dire, après les faits, qu’on aurait dû prendre plus tôt la décision d’aujourd’hui. Notre priorité était de s’assurer de la santé de tout le monde et d’appliquer le protocole. Les deux équipes ont bien collaboré. La décision d’aujourd’hui n’est pas basée là-dessus, mais sur l’évolution des zones rouges. On voulait montrer à nos joueurs, nos entraîneurs, à tous les gens impliqués de près ou de loin auprès de nos équipes qu’on allait suivre les règles du gouvernement, à notre niveau », mentionne Gilles Courteau.

« On retient cependant la leçon suivante: ça nous démontre que tu n’es pas obligé d’avoir des symptômes pour avoir la COVID. Il y avait d’ailleurs plusieurs asymptomatiques, chez l’Armada et le Phoenix. On a rassuré les parents, on a répondu à leurs questions. Notre protocole couvre l’ensemble des situations qu’on avait prévues ou pensées. On avait les mesures en place pour rassurer les gens. Les joueurs vont très bien. Personne n’a de conséquences majeures, c’est une très bonne nouvelle en soi. On n’a pas de manque flagrant, ou d’oublis majeurs, sur ce protocole de retour au jeu, qu’on a travaillé pendant des semaines. »

Enfin, concernant l’aide financière attendue par le gouvernement du Québec pour les 12 équipes de la LHJMQ situées au Québec, Gilles Courteau s’attend à une annonce dès la semaine prochaine.

« On a une très bonne relation, les discussions vont bon train, elles se sont activées dernièrement et je suis confiant qu’on va pouvoir finaliser le tout d’ici le milieu de la semaine prochaine, au plus tard. »

Pause dans la LHJMQ : les Sags déçus, mais compréhensifs

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Pause dans la LHJMQ : les Sags déçus, mais compréhensifs

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Les quatre prochaines parties des Saguenéens sont reportées avec l’arrêt du calendrier pour les divisions Est et Ouest de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) jusqu’au 28 octobre.

La décision des dirigeants de la LHJMQ a été annoncée lors d’une Assemblée des membres qui ne s’y sont pas opposés. Dans l’exposé, relate le président des Sags Richard Létourneau, le raisonnement administratif a été longuement expliqué. Avec six équipes présentement en pause au Québec en raison de la zone rouge ou d’une éclosion de COVID-19, la logistique du calendrier devenait insoutenable, surtout dans la division Ouest avec seulement les deux équipes de l’Abitibi qui pouvaient poursuivre. Les autorités du circuit Courteau ont donc opté pour la proactivité. 

« Dans le fond, le 28 octobre, c’est dans deux semaines. Deux semaines, c’est quatre matchs. À partir du 28 octobre, on verra ce qui va arriver et on va s’ajuster. Est-ce qu’on peut être contre ça ? », de résumer Richard Létourneau après avoir à son tour expliqué la situation aux membres du personnel hockey de la formation chicoutimienne. 


« On est dans quelque chose qui est vraiment hors de l’ordinaire. »
Richard Létourneau

D’accord avec l’argumentaire, le président des Sags admet avoir vu arriver le coup avec la situation à travers le Québec, rappelant que ce pas de recul se fait en octobre, et non en février ou mars comme la saison dernière. Il demeure maintenant optimiste pour la suite des choses, ce qui dépendra de l’évolution des prochains jours. « Je pense que ce sont des choses qui s’évaluent au fur et à mesure », convient-il. 

« On est dans quelque chose qui est vraiment hors de l’ordinaire », rappelle Richard Létourneau, soulignant le bilan de la LHJMQ avec aucun cas, à l’exception de l’éclosion au sein de l’Armada de Blainville-Boisbriand qui a mené à une autre chez le Phoenix de Sherbrooke après deux rencontres entre les deux équipes.

Pour ce qui est des Maritimes, l’horaire se poursuit, à l’exception des Wildcats de Moncton qui se retrouvent en zone orange, ce qui met toutes les activités sportives sur pause. 

Au cours des deux prochaines semaines, les Sags devaient affronter les Cataractes vendredi, les Remparts dimanche ainsi que les Tigres de Victoriaville le 23 et l’Océanic de Rimouski deux jours plus tard. Le prochain match des Sags est maintenant prévu le 30 octobre, à Victoriaville.


« On va essayer d’avoir une diversité dans nos entraînements et nos journées pour ne pas que ça devienne routinier et redondant. On va changer notre formule pour les prochaines semaines. Compétitionner à cet âge, c’est important. Ces jeunes-là, depuis qu’ils sont tout jeunes, jouent au hockey pour pouvoir compétitionner. »
Yanick Jean

Yanick Jean espérait mieux

« Je suis vraiment déçu », a pour sa part laissé tomber l’entraîneur-chef Yanick Jean. 

« Je suis déçu pour nos joueurs à travers la ligue qui font beaucoup d’efforts. Je pense que continuer à jouer pour eux, c’est essentiel, quitte à jouer seulement un match par semaine ou je ne sais pas quoi. Honnêtement, je suis déçu pour eux », d’enchaîner le pilote des Bleus qui aura une bonne discussion avec ses troupiers jeudi matin. 

Après un camp d’entraînement interminable et seulement quatre matchs, les joueurs des Sags se retrouvent donc de nouveau à la case départ. Avec seulement des entraînements pour les deux prochaines semaines, les entraîneurs ne feront pas uniquement de l’enseignement, mais vont également tenter de garder un haut niveau de motivation. 

« On va essayer d’avoir une diversité dans nos entraînements et nos journées pour ne pas que ça devienne routinier et redondant, d’indiquer Yanick Jean. On va changer notre formule pour les prochaines semaines. Compétitionner à cet âge, c’est important. Ces jeunes-là, depuis qu’ils sont tout jeunes, jouent au hockey pour pouvoir compétitionner. C’est important qu’ils aillent à l’école, qu’ils pratiquent pour progresser et qu’ils compétitionnent également pour leur développement personnel. C’est ce qui est le plus difficile présentement pour eux, et pour nous, le plus difficile à reproduire. »

Janvier pour la ligue de l’Ouest

Pendant ce temps, les dirigeants de la Ligue de l’Ouest ont annoncé mercredi que la saison régulière débuterait le 8 janvier 2021 et que, comme au Québec, le calendrier sera établi en fonction des divisions. Il n’a pas été précisé le nombre de matchs que comptera la prochaine saison régulière ni si les spectateurs seront admis. 

La LHJMQ suspend la saison des 12 clubs du Québec

Sports

La LHJMQ suspend la saison des 12 clubs du Québec

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Après avoir vu six de ses 12 équipes du Québec se retrouver en pause forcée en raison des zones rouges ou des cas de COVID-19 survenus au sein de deux de ses formations, la LHJMQ a choisi de suspendre les parties des formations des divisions Est et Ouest jusqu’au 28 octobre.

Cette décision a été prise mercredi en fin d’après-midi à la suite d’une réunion de l’Assemblée des membres.

« Alors que la moitié des équipes se retrouvent en zone rouge, il est devenu pratiquement impossible d’opérer dans de telles circonstances, a informé la LHJMQ par voie de communiqué. Néanmoins, les étudiants-athlètes de la LHJMQ continueront de pratiquer dans leurs installations et poursuivront leur parcours académique. »

La LHJMQ assure qu’elle « continue de travailler en étroite collaboration avec les agences de Santé publique et est engagée à suivre les consignes en place.»

« La collaboration de la ligue est cruciale dans la poursuite de nos activités », peut-on lire dans le communiqué.  

La décision prise par les gouverneurs de chaque équipe sera réévaluée dans deux semaines.

Notons que les équipes des Maritimes peuvent poursuivre leur calendrier. Il n’y a que les Wildcats de Moncton qui doivent se résoudre à remettre à plus tard les parties du prochain week-end puisque la région de Moncton est passée en zone orange au cours des derniers jours, ce qui oblige les équipes de sports collectifs de mettre leur activités de côté au Nouveau-Brunswick. 

Pas en marge de la société

L’entraîneur et directeur général du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, ne semblait pas du tout surpris de la décision des gouverneurs de la LHJMQ. 

« Il y avait deux avenues: celle de former une bulle autour de chaque équipe, ce qui est impossible dans la LHJMQ, et espérer que le gouvernement accepte une dérogation concernant la LHJMQ et il y avait celle de suspendre nos activités, qui m’apparaît la plus logique. On fait partie d’une société. On n’est pas en marge seulement parce que nous jouons au hockey dans une ligue comme la LHJMQ. »

Pour avoir vécu de près une éclosion après avoir vu huit de ses joueurs être atteints de la COVID-19 et trois membres de l’entourage de l’équipe être victime de cette éclosion, Stéphane Julien admet que cette décision simplifie bien des choses. 

« Ça affecte tellement de gens, quand il y a des cas de COVID-19. Ce n’est vraiment pas facile à gérer. Si vous saviez le nombre d’appels qu’il a fallu effectuer dans les derniers jours. Nos joueurs ayant reçu un résultat positif pourront commencer le déconfinement samedi. Ceux qui étaient négatifs reprendront les entraînements mardi. On commence à s’en sortir et j’aurais difficilement vu mes joueurs affronter les Voltigeurs de Drummondville dans dix jours. »

Pendant ce temps, plusieurs équipes des Maritimes auront joué une dizaine de parties de plus que certaines formations des divisions Ouest et Est au début du mois de novembre. 

« Encore là, c’est difficile de prédire si la LHJMQ reprendra l’ensemble de ses activités en novembre. Tout dépend de la situation de la pandémie au Québec et des décisions de la Santé publique. Est-ce que notre club aura le temps à la fin de la saison de reprendre toutes ses parties ou bien le calcul du classement se fera au pro rata des points obtenus lors des matchs disputés? C’est difficile de composer un calendrier avec tout ce qui survient actuellement », termine Stéphane Julien. 

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Activités de la LHJMQ suspendues: Mondou déçu pour ses joueurs

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Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Shawinigan — Martin Mondou ne cachait pas sa déception, à la suite de la décision de la LHJMQ de suspendre les activités de deux de ses trois divisions jusqu’au 28 octobre.

Le directeur-gérant des Cataractes, également actionnaire de l’équipe, digérait mal cette pause forcée alors que certaines équipes, dont la sienne, ne sont pas situées en zone rouge.

«Il y a des décisions difficiles à comprendre depuis le début de la COVID. Pour les équipes situées en zone rouge, c’est logique de suspendre les activités mais pour les autres, je ne vois pas pourquoi il faut arrêter de jouer. C’est d’autant plus difficile à comprendre que les équipes des Maritimes, elles, peuvent continuer à jouer. Personnellement, je m’attendais à ce qu’on puisse jouer contre les Saguenéens et les Tigres en fin de semaine», avouait Mondou, qui bouillait. «Comme équipe, on a investi des sous et beaucoup d’énergie pour créer un environnement sécuritaire avec notre bulle. C’est décevant pour l’équipe, et ce l’est encore plus pour nos joueurs qui acceptent de s’imposer des sacrifices pour pouvoir continuer à vivre pleinement leur passion. Les ligues de garage peuvent continuer à fonctionner. Le hockey mineur aussi. Mais pas le junior, alors que les joueurs se privent de voir leur famille, leurs amis, leur blonde? Pour moi, c’est très, très difficile à comprendre.»

Les joueurs pourront néanmoins continuer à s’entraîner, hors et sur glace. En fait, rien ne change, sauf que les matchs planifiés au cours des deux prochaines semaines sont reportés. 

Cette décision de la LHJMQ, annoncée en fin d’après-midi, semble avoir été prise soudainement. Une heure avant l’annonce, les équipes avaient reçu une lettre pour ajuster les directives en vue du week-end. Selon cette lettre, les équipes situées en zone orange pouvaient continuer à jouer! Questionné à ce sujet, Mondou n’a pas nié les informations du Nouvelliste, mais il n’a pas souhaité commenter. «Ce fut un privilège d’amorcer notre saison en octobre, il faut bien s’en rendre compte. La priorité, c’est la santé et la sécurité de nos joueurs. J’aurais simplement préféré qu’on garde le cap pour les clubs qui ne sont pas en zone rouge. Maintenant, il faut se mettre en mode solution afin de permettre à nos joueurs de revenir au jeu le plus rapidement possible.»  

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Au moins deux matches reportés pour les Olympiques

Olympiques

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Jean-François Plante
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Le Droit
Les équipes québécoises de la LHJMQ seront en pause pour les deux prochaines semaines. L’Assemblée des membres du circuit Courteau a dû se rendre à l’évidence mercredi après-midi.

Avec la moitié des 12 équipes de la province en zone rouge, il était devenu pratiquement impossible d’organiser des matches. Aucun match ne sera disputé au cours des 14 prochains jours au Québec.

Pour les Olympiques de Gatineau, le report des matches jusqu’au 28 octobre a des conséquences minimes pour l’instant. La troupe de Louis Robitaille verrait seulement deux de ses matches être reportés si la LHJMQ devait reprendre ses activités le 29 octobre. Les Olympiques devaient affronter les Voltigeurs de Drummondville les 16 et 18 octobre. Leurs duels suivants sont prévus les 30 et 31 octobre contre le Phoenix de Sherbrooke, un club situé dans une zone orange, mais qui est affligé par une éclosion de COVID-19 tout comme l’Armada de Blainville-Boisbriand.

La LHJMQ souhaite que la situation de la COVID-19 se stabilise au Québec d’ici le 28 octobre, sinon la pause pourrait être prolongée. Dans les Maritimes, cinq des six équipes vont poursuivre leurs activités. Seuls les Wildcats de Moncton sont en pause forcée parce que l’équipe est située en zone orange au Nouveau-Brunswick. Toutes les équipes vont pouvoir poursuivre leurs entraînements dans leurs installations et les joueurs pourront continuer leurs études.

«C’était la chose à faire avec toutes les zones rouges au Québec, a indiqué Jocelyn Cayer, le représentant des membres des Olympiques de Gatineau. Notre division était devenue difficile à gérer avec quatre des six clubs qui ne pouvaient plus jouer. La pause va donner la chance aux clubs Blainville-Boisbriand et de Sherbrooke de se replacer et nous allons espérer revenir en zone orange avec Drummondville d’ici deux semaines. Il n’y a eu que 11 nouveaux cas en Outaouais aujourd’hui. C’est encourageant.»

La pause de deux semaines va aussi permettre à la LHJMQ d’établir un protocole encore plus rigide en collaboration avec la Santé publique afin de pouvoir tenir des matches dans des zones rouges selon le commissaire Gilles Courteau.

«Nous allons profiter de la pause pour prendre le temps de parler avec la Santé publique. Nous sommes en communication constante avec elle et nous aimons son ouverture d’esprit. Les deux prochaines semaines vont nous permettre de suivre l’évolution de la pandémie et nous évaluerons toutes nos options», a expliqué le commissaire, tout en avançant que le concept de «bulle» comme dans la LNH avait été écarté.


« Il faudra que la province garde le contrôle sur la pandémie, sinon, ça va compliquer les choses pendant un bon bout. »
Jocelyn Cayer

Chez les Olympiques, Jocelyn Cayer a compris que la priorité de la LHJMQ était de travailler sur un plan qui permettrait à toutes ses équipes de reprendre l’action le plus rapidement possible.

«Avec la pause, toute l’énergie de la ligue sera concentrée là-dessus. La Santé publique ne nous avait pas demandé d’arrêter de jouer. Elle a d’ailleurs accepté notre protocole révisé, mais il faudra que la province garde le contrôle sur la pandémie, sinon, ça va compliquer les choses pendant un bon bout.»

Le calendrier de la LHJMQ est arrêté une première fois alors que ses 18 clubs ont disputé entre deux et quatre matches. Ailleurs dans la Ligue canadienne de hockey, la Ligue de l’Ontario envisage un début de saison le 1er décembre et la Ligue de l’Ouest a annoncé mercredi qu’elle visait un début de saison le 8 janvier 2021.

«Au départ, les trois ligues souhaitaient commencer leur saison en même temps au mois d’octobre, mais les deux autres ligues ont des équipes aux États-Unis. Avec la fermeture des frontières, ça devenait difficile pour les deux autres ligues de commencer en même temps que nous», a raconté Gilles Courteau.

Ce dernier avait déjà prévu des interruptions possibles à sa saison en raison de la pandémie. Pour lui, l’objectif demeure de compléter un calendrier de 60 matches.

«Je suis très confiant que nous allons y parvenir. Les cas sont en baisse depuis quelques jours au Québec et il y a très peu de cas positifs dans les Maritimes. Nous avons annulé entre deux et quatre matches pour chaque équipe. Ce n’est pas dramatique.»

Dossier européen: Patrick Roy ne mâche pas ses mots envers la LCH

Remparts

Dossier européen: Patrick Roy ne mâche pas ses mots envers la LCH

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
En même temps qu’il se réjouissait de l’arrivée des deux joueurs finlandais à Québec, mercredi en point de presse, Patrick Roy ne mâchait pas ses mots envers la Ligue canadienne de hockey, entité nationale qui gère les trois ligues de hockey junior majeur au pays.

Si les Remparts ont mis tous les efforts pour parvenir à faire rentrer Viljami Marjala et Aapo Siivonen au pays ces derniers temps, c’est parce qu’ils ne sentaient pas avoir l’appui nécessaire de la LCH dans ce dossier.

«Je ne le cacherai pas, je suis extrêmement déçu de la Ligue canadienne. Quand tu fais un repêchage européen, ça te prend un plan et une plus grande vision que celle démontrée. Le commissaire de la LCH, c’est pas fort, vraiment pas fort. Il aurait dû y avoir un lobbyiste pour aider toutes les équipes à avoir leurs joueurs. À partir du moment où Victoriaville, Blainville et Shawinigan les ont, désolé, mais c’était à nous de trouver une façon de les amener ici et c’est ce qu’on a fait», disait l’entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges en parlant de Dan MacKenzie, grand patron de la LCH.

Il n’en voulait surtout pas à la LHJMQ ni à l’adjoint au commissaire, Martin Lavallée.

«Ce serait facile de lui lancer des flèches, mais notre Ligue n’est pas responsable. Pour moi, la LCH a manqué de respect envers notre ligue. Si ç’a avait été en Ontario, est-ce que les gars seraient déjà arrivés, oui ou non? On va le savoir assez vite parce qu’ils commencent bientôt. Je souhaite me tromper…», ajoutait Roy.

Deux semaines

Pendant que rien ne bougeait du côté de la LCH, les Remparts de Québec n’auront eu besoin d’attendre que deux petites semaines avant de voir les Finlandais Viljami Marjala et Aaop Siivonen obtenir la permission de s’amener au Canada grâce à l’intervention d’un cabinet d’avocats de Toronto.

À ceux qui y verraient encore un avantage à leur égard ou un tour de passe-passe, l’entraîneur-chef et directeur général de l’équipe parlait plutôt d’une débrouillardise qui pourrait rendre service aux autres équipes de la LHJMQ.

«Ça faisait deux mois qu’on discutait avec la Ligue et le dossier n’avançait pas à la vitesse qu’on espérait. Comme la majorité des équipes le font, on essayait de trouver une façon de les faire rentrer au pays. On a pris une chance sur le permis de travail, et ç’a bien fonctionné. On n’est pas les seuls, Victoriaville a ses deux joueurs, Blainville-Boisbriand a le sien et c’est la même chose à Shawinigan. Il n’y a pas de secret, car la seule manière de rentrer, c’est avec le permis de travail. On ne peut pas le faire sur un visa de visiteur ou d’étudiant, c’est quasiment impossible. À leur réveil [mercredi], certains clubs étaient peut-être fâchés contre nous, mais s’ils avaient pu, ils auraient fait la même chose. On a reçu plusieurs appels, on est là pour les aider, même si ça revient plus à la Ligue qu’à nous, mais si ça permet aux autres d’équipes d’avoir leurs joueurs et à notre ligue d’être encore meilleure, pourquoi pas?» expliquait Roy à propos de la démarche ayant favorisé l’arrivée des deux joueurs.

Pas des travailleurs

En marge du point de presse annonçant la suspension des activités des 12 équipes québécoises de la LHJMQ jusqu'au 28 octobre, le commissaire Gilles Courteau a réitéré la position de la Ligue à l'effet que les joueurs de hockey junior au Canada n'étaient pas des travailleurs.

«On ne peut pas considérer aucun joueur de la LHJMQ comme étant un employé, le statut qu'on a obtenu des instances gouvernementales du Canada et des États-Unis est celui d'athlète amateur étudiant, pas celui de travailleur. On va continuer le même travail qu'on fait depuis le mois d'août avec les agences gouvernementales, c'est un dossier qui demande beaucoup d'attention, et c'est ce qu'on a partagé avec nos membres, aujourd'hui [mercredi]. Nous avons quelques joueurs européens qui sont ici avec des permis de travail, mais il faut clarifier le tout avec nos aviseurs légaux à l'effet qu'ils ne sont pas des employés. Nous sommes dans une nouvelle mode où l'on reçoit beaucoup de procédures judiciaires, il faut faire en sorte que rien ne se fera à l'encontre de la clarification du statut du joueur qu'on a obtenu, il a quelques années», disait Courteau à ce sujet.


« Je ne le cacherai pas, je suis extrêmement déçu de la Ligue canadienne. Quand tu fais un repêchage européen, ça te prend un plan et une plus grande vision que celle démontrée. Le commissaire de la LCH, c’est pas fort, vraiment pas fort. Il aurait dû y avoir un lobbyiste pour aider toutes les équipes à avoir leurs joueurs »
Patrick Roy

Via un contact, les Remparts ont été mis en relation avec une firme d’avocats de Toronto spécialisée en immigration il y a 15 jours. Celle-ci a préparé le dossier, sans aucune garantie de réussite, d’où le silence complet de l’équipe jusqu’à ce que Marjala et Siivonen aient franchi le contrôle douanier à l’aéroport, à Montréal.

«Il y avait des frais qu’on aurait pu perdre, on a été chanceux que ça fonctionne», ajoutait Roy à propos des frais encourus qui n’avaient rien d’exorbitant.