Jérémy Groleau, à l’entraînement des Saguenéens, en janvier.

Jérémy Groleau revient enchanté et optimiste

Le défenseur des Saguenéens Jérémy Groleau est revenu de Binghamton avec le sourire... et encore un peu plus convaincu qu’il peut faire sa place avec le club-école des Devils du New Jersey dans la Ligue américaine de hockey la saison prochaine.

Rappelé à la suite de l’élimination des Sags en première ronde contre l’Océanic, Groleau a eu le temps de véritablement se mettre dans le bain, disputant cinq rencontres avant la fin de la saison, qui a pris fin sans participation aux séries pour les Devils. Signé comme agent libre en septembre, il a même eu le temps de marquer son premier but chez les professionnels, à son quatrième match, contre le Rocket de Laval, d’un superbe tir du revers.

« C’était vraiment une belle expérience. Je suis vraiment satisfait de mes performances lors des cinq matchs et j’ai reçu de super bons commentaires des entraîneurs », exprime Jérémy Groleau, qui sait sur quels aspects travailler pendant la prochaine période estivale, lui qui passera les prochains mois chez lui, à Québec.

« On ne se cachera pas que je dois travailler mon patin. J’ai un gros gabarit. Ils sont contents de cet aspect physique et de mon travail défensif. J’ai réussi à me prouver aussi offensivement ce que j’ai fait à Chicoutimi la saison dernière (23 points en 57 matchs, +11). Ils étaient heureux que je sois en mesure de le faire là-bas. Ils veulent que j’améliore la longueur de mes poussées et ma flexibilité », de résumer le défenseur, qui a maintenant quatre saisons derrière la cravate dans les rangs juniors. Il en sera à sa dernière année d’admissibilité l’an prochain, mais pourra également faire le saut chez les professionnels.

« C’est sûr que mon plan A, c’est d’aller là. Je veux aller au plus haut niveau et me prouver avec l’équipe que j’ai signé. D’un côté, je vais plus paraître grâce à cette expérience, mais on verra ce qui va se passer à l’automne », d’avancer Jérémy Groleau.

Le défenseur, qui aura 20 ans en décembre, s’est rapidement senti à l’aise, une fois la nervosité chose du passé, ce qui était fait après une seule présence. « Avant le match, j’étais dans le vestiaire et je tremblais comme un malade. Les gars m’ont dit de ne pas m’en faire et que ça allait passer après une présence. En effet, j’étais sur l’alignement de départ, et ç’a un peu descendu mon stress. L’ambiance était vraiment bonne. La première partie s’est vraiment bien passée. Ç’a probablement été mon meilleur des cinq que j’ai joués », de relater Jérémy Groleau.

« Entre les calibres, il y a toujours un bon saut, que ce soit du midget AAA au junior ou du junior à la Ligue américaine. C’était vraiment quelque chose de spécial pour moi. J’ai pu voir le niveau. Je n’ai pas participé au premier match parce qu’ils voulaient me laisser la chance de voir à quoi ressemblait le système de jeu », raconte-t-il.

« J’ai trouvé ça vraiment impressionnant. Oui, c’est plus rapide, et il faut faire plus attention, mais les gars qui sont là sont tellement bons. Tu vas peut-être faire une mauvaise passe, et l’autre joueur va réussir à l’attraper. Ça finit donc que le jeu avance vraiment rapidement », de noter Jérémy Groleau.