Le vétéran défenseur des Saguenéens de Chicoutimi, Jérémy Groleau, fera tout en son pouvoir pour amorcer la saison avec les Devils de Binghamton dans la Ligue américaine. Toutefois, il reste ouvert à toutes les options et ira là où les dirigeants des Devils estiment qu’il pourra le mieux continuer à se développer.

Jérémy Groleau reste ouvert aux options

Général de la défensive des Saguenéens de Chicoutimi la saison dernière, Jérémy Groleau fera tout en son pouvoir pour percer l’alignement des Devils de Binghamton, le club-école des Devils du New Jersey dans la Ligue américaine. Mais il n’a pas mis une croix définitive sur le circuit junior majeur pour autant. Cela dépendra de ce que les Devils jugeront la meilleure option pour son développement.

Cela dit, le sympathique gaillard de 6’3, 201 livres a bon espoir de faire sa niche à Binghamton. En entrevue téléphonique, il a indiqué qu’il avait fait bonne impression auprès des entraîneurs des Devils de Binghamton lors de son séjour avec l’équipe après sa saison avec les Sags, lui qui avait signé l’automne dernier un contrat de trois ans avec les Devils du New Jersey.

Ce printemps, il s’est joint au club-école pour les six derniers matchs de la saison et il a laissé une belle carte de visite. « Ç’a super bien été et j’ai reçu d’excellents commentaires des entraîneurs. Ils m’ont dit que la saison prochaine, ils voudraient probablement que je commence avec eux dans la Ligue américaine », relate l’athlète de 19 ans.

Avant son départ, ils lui ont aussi demandé de s’entraîner fort cet été, une recommandation qu’il a suivie rigoureusement.

« Je me suis donc entraîné fort durant l’été et ils m’ont demandé de rester un peu plus longtemps à la maison au lieu de me présenter au camp junior, ce qui va me donner deux semaines additionnelles pour encore mieux me préparer », précise le défenseur pour expliquer son absence au camp des Sags. Ce dernier a aussi poursuivi le travail amorcé depuis trois ans pour améliorer son coup de patin, même si ses entraîneurs ne lui ont pas fait de demandes pour cette facette de son jeu.

Ouvert

D’ailleurs, Jérémy Groleau quittera Lévis, dimanche, pour aller rejoindre son équipe de la LAH. À compter du 6 septembre, les Devils prendront part au tournoi des clubs-écoles de Pittsburgh, Boston et Buffalo. Après leurs matchs, les joueurs retourneront au New Jersey où le vrai camp d’entraînement va commencer. Une fois cette étape franchie, il espère bien sûr que les dirigeants lui proposeront d’entamer la saison dans la ligue américaine.

« Pour la suite, ce sont eux qui vont décider du plan de match, c’est-à-dire où je m’en vais. Si j’ai l’option, ce sera de commencer dans la Ligue américaine et je pense que c’est aussi ce que New Jersey voit comme plan de match. Ce sont eux qui m’ont dit de garder quelques semaines de plus pour mieux me préparer et bien faire mon adaptation au style de la ligue », note-t-il.

Même si le processus semble très positif jusqu’à maintenant, Groleau assure qu’il reste ouvert à toutes les options. « Ce n’est pas vraiment moi qui prends la décision, mais l’organisation. Ce sont eux qui voient ce que j’ai fait les années passées et ce qui serait le mieux pour mon développement. Moi je suis ouvert à tout. J’ai passé de belles années à Chicoutimi. »

Dans les deux premiers cas, la Ligue américaine ou la ECHL, cela signifiera que son stage junior est bel et bien terminé.

« C’est triste, mais en même il faut que ça arrive un jour. »

Adaptation

Même si le calibre de jeu est plus rapide et plus robuste dans la Ligue américaine qu’au junior majeur, Jérémy Groleau estime que son style de jeu le dessert bien. « Dans mon cas, c’est presque plus facile de jouer dans ce calibre avec mon style de jeu, en ce sens que les gars sont tellement bons qu’ils me donnent plus d’options. Par exemple, si j’allais dans un coin et que j’avais deux gars sur moi, j’avais déjà trois options pour faire une passe aussitôt que je touchais à la rondelle. »

« C’est sûr que le jeu est plus rapide, que les gars sont plus gros et plus physiques et qu’ils sont vraiment prêts à tout pour se faire une place dans la ligue. Mais en même temps, je pense qu’en raison de mon style de jeu, ce n’est pas une mauvaise chose pour moi. Je ne suis pas un joueur qui va amasser beaucoup de points, car ce n’est pas mon rôle. Le mien, c’est vraiment de jouer contre les meilleurs trios adverses, d’être parfait défensivement et à travers ça, d’amener un petit aspect offensif », estime Groleau qui sent qu’il y a une ouverture possible pour se tailler un poste.