L'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch, se dit à l'aise dans son rôle de négligé alors que son homologue de l'Océanic, a beaucoup de respect pour la formation chicoutimienne.

« Je nous sens prêts »

La logique a été respectée hier pour les déclarations d'avant-série entre les Sags et l'Océanic. D'un côté, l'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch, se dit à l'aise dans son rôle de négligé alors que son homologue de l'Océanic, a beaucoup de respect pour la formation chicoutimienne.
C'était à prévoir, et ça aurait été possible de l'affirmer avant de réaliser les entrevues, mais les deux entraîneurs ont surtout évité de se lancer dans une guerre de mots.
Après le dernier entraînement de l'équipe avant le début de la série, hier après-midi, Patrice Bosch était très détendu et faisait preuve d'optimisme. Il estime que psychologiquement et physiquement, ses troupiers se trouvent dans de bonnes dispositions. «Honnêtement, je nous sens prêts. On a fait ce qui était en notre pouvoir pour bien les préparer, souligne Patrice Bosch.
«Le reste, ça va se jouer sur la glace», poursuit-il.
Le pilote des Bleus est très conscient du fossé qui sépare les deux équipes. Il estime toutefois que si ses troupiers jouent du «hockey intelligent» et limitent les erreurs, tout est possible. «Tout peut arriver si on fait notre ''job''», soutient Patrice Bosch. Lors d'une réunion lors de notre séjour au lac Pouce, j'ai dit aux gars qu'on allait se parler des vraies choses. Oui, ils ont beaucoup plus de talent. Toutefois, on peut jouer en équipe et être la meilleure des deux si on fait de bonnes choses.»
L'entraîneur-chef chicoutimien a également donné en exemple plusieurs matchs cette saison où les Sags étaient largement négligés et ont quand même savouré la victoire. Le programme double contre le Drakkar balayé par les régionaux pendant la période des Fêtes arrive en tête de liste. «Des surprises, ça se produit chaque année dans le sport. On ne part pas nécessairement avec l'idée qu'on va remporter la série. On se concentre sur le premier match et même la première période et on va construire à partir de là, insiste Patrice Bosch.
«On va arriver là-bas et mettre tout notre coeur. Après la série, on va pouvoir se regarder dans le miroir et dire qu'on a fait ce qu'on devait faire. Par la suite, il arrivera ce qui arrivera», reprend-il.
Roussy fébrile
Le capitaine des Sags, Samuel Roussy, tient le même discours. Nul doute dans son esprit que les Sags ont fait leurs devoir avant de prendre la route de Rimouski ce matin.
«La saison est derrière nous. Les séries, c'est une autre affaire. On a tous hâte que ça commence, affirme le défenseur de 19 ans. L'Océanic est une excellente équipe sur papier. On a un plan pour la série et on verra ce qui va se produire.»
Pas moins de huit recrues des Sags pourraient faire leurs débuts éliminatoires ce soir. Samuel Roussy et les autres vétérans de l'équipe partageront leur expérience. «Les plus jeunes ne savent pas ce que représentent les séries dans le junior majeur. C'est le travail des vétérans de bien les guider et les garder calmes et confiants», pense Samuel Roussy.