Rafaël Harvey-Pinard s'est entendu avec le club-école du Canadien, le Rocket de Laval, sur les modalités d'un contrat d'une saison. 
Rafaël Harvey-Pinard s'est entendu avec le club-école du Canadien, le Rocket de Laval, sur les modalités d'un contrat d'une saison. 

Harvey-Pinard fier et comblé de son contrat avec le Rocket

Bonne nouvelle pour le capitaine des Saguenéens de Chicoutimi, Rafaël Harvey-Pinard qui vient de signer un premier contrat professionnel d’un an, à un volet (Ligue américaine), avec le Rocket de Laval, le club-école du Canadien de Montréal.

Joint vendredi durant sa pause de livreur pour la pizzéria familiale, le Jonquiérois était comblé et assurait avoir « très bien dormi », jeudi soir, après avoir ratifié son contrat. «Je suis vraiment content ! Pour moi, c’est un honneur et une fierté de pouvoir signer mon premier contrat professionnel avec le Rocket de Laval. C’est une belle étape de faite et j’ai beaucoup de travail devant moi pour la suite», lance avec enthousiasme l’attaquant de 21 ans.

Les discussions pour ce contrat étaient en cours depuis quelque temps, «mais dans les derniers jours, ç'a déboulé rapidement», dit-il. Lorsque le Rocket a diffusé la nouvelle, les félicitations et les bons mots ont afflué. «J’ai reçu une belle grosse dose d’amour ! Tout le monde me félicite ! Ma famille est vraiment contente et je suis très content d’avoir pu vivre cela avec eux. Mes amis sont tous heureux pour moi. C’est vraiment une bonne nouvelle et je suis content d’avoir pu vivre cela au Saguenay», assure celui qui n’a toutefois pas eu le temps de répondre à tous ces bons mots parce qu’il travaillait à la livraison pour l’entreprise familiale, Pizza Davis d’Arvida. Sa pause a d’ailleurs été largement entamée par les demandes d’entrevues.

Prêt à 200 %
Le capitaine des Saguenéens a toujours prêché par l’exemple en travaillant sans relâche pour atteindre ses objectifs et il poursuivra dans cette veine en continuant à s’entraîner avec rigueur et détermination. « Il va falloir que je prenne de la masse musculaire et que je sois plus rapide sur la patinoire. Je vais continuer à m’entraîner fort. Je veux mettre toutes les chances de mon côté pour arriver là-bas à 200 % quand ça va recommencer», explique le Saguenéen qui a hâte d’en savoir davantage sur la suite des choses. Ce qui est certain, c’est qu’il sera prêt dès que l’organisation lui fera signe.

Harvey-Pinard a été un choix de septième tour, 201e au total des Canadiens lors du repêchage de la LNH en 2019. En 62 matchs avec les Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ) en 2019-20, le Jonquiérois a inscrit 78 points (34 buts, 44 aides) en plus de présenter un différentiel de +37. Il a mené les siens pour les buts, les aides, les points ainsi que pour les buts en avantage numérique (13 – à égalité au cinquième rang dans la ligue). Il s’est aussi classé à égalité au septième rang de la ligue pour les buts gagnants (6) ainsi qu’à égalité au huitième rang pour le nombre de premiers buts du match (6), rappelle-t-on sur le site du Rocket.

En carrière chez les juniors, l’attaquant gaucher de 5’09’’ et de 170 lb a amassé 110 buts et 152 aides (262 points) en 248 rencontres, purgeant 84 minutes de punition et présentant un différentiel de +122. Il a également ajouté 36 points (19 buts, 17 aides) en 34 matchs de séries éliminatoires.

Rafaël Harvey-Pinard s’est joint aux Saguenéens au terme de la saison 2018-19, après avoir aidé son équipe des trois dernières saisons, les Huskies de Rouyn-Noranda, à connaître une saison de rêve qui a été couronnée par la conquête de la coupe du Président, puis de l’emblématique coupe Memorial en mai 2019. Capitaine dans les deux organisations pour lesquelles il a évolué dans la LHJMQ (2018-2019 à Rouyn-Noranda et 2019-2020 à Chicoutimi), Harvey-Pinard avait récolté six points (1 but, 5 aides) en cinq matchs durant le tournoi de la coupe Memorial présenté à Halifax.

Études en physiothérapie
À la fin de la présente campagne, le Jonquiérois a aussi mérité le trophée Marcel-Robert décerné annuellement au joueur du circuit Courteau qui présente la meilleure combinaison des accomplissements scolaires et sportifs. La deuxième fois aura été la bonne pour celui qui était aussi en lice pour le même honneur l’année précédente.

Le brillant jeune homme n’a d’ailleurs pas l’intention de délaisser ses études pour vivre l’aventure du hockey professionnel. Si le hockey reprend à l’automne, il fera une pause académique pour bien s’adapter à son nouvel environnement. « Mais après Noël, je vais avoir un ou deux cours en physiothérapie dans une université», projette-t-il. En attendant, il terminera un cours d’été qui lui permettra de compléter haut la main son diplôme collégial en sciences de la nature.

D’ici là, il continuera à travailler pour l’entreprise familiale. Est-ce que les gens le reconnaissent ? «J’ai un masque quand je vais livrer. Alors, il n’y a pas beaucoup de monde qui me reconnaisse, mais quand c’est le cas, les gens me parlent de hockey !»