Alexandre Boivin a marqué le premier but des Remparts. Il a récupéré son tir bloquer pour s'amener seul devant Julio Billia qu'il a déjoué d'une belle feinte.

Encore trop généreux

Le bon vouloir n'est plus suffisant pour les Sags. Même s'ils étaient privés de bons éléments, les Remparts de Québec ont encore profité de la générosité des Chicoutimiens pour s'imposer au compte de 5-1, devant 3611 spectateurs au centre Georges-Vézina.
Sans d'Anthony Duclair et Adam Erne, les Remparts pouvaient tout de même compter sur un redoutable trio composé de trois joueurs Européens, Nick Sorensen, Fabrice Herzog et Mikhail Grigorenko. Avec Kurt Etchegary, ils ont démontré hier qu'une petite erreur pouvait se transformer rapidement en but. Ce n'est pas que les locaux ont offert une mauvaise performance à leurs partisans, mais le talent était plus visible chez les rouges.
«J'ai senti que plus le match avançait, plus on avait de la difficulté à contenir les meilleurs joueurs adverses. En première, deuxième et troisième, c'était trois périodes différentes. Quand tu as Sorensen, Herzog et Grigorenko sur le même trio, il faut que tu fasses attention. On a limité Sorensen à seulement deux tirs et il a deux buts», confiait l'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch, après la rencontre.
Les Sags ont eu l'occasion de frapper dès le début du match avec deux supériorités numériques successives, mais n'ont pas su en profiter. Jérémy Bouchard a bien failli ouvrir la marque sur un tir anondin qui glissait tout doucement derrière la ligne rouge, mais Francis Lambert-Lemay est intervenu à la toute dernière seconde.
En avance 1-0 après 20 minutes, comme tous les derniers adversaires des Sags, les Remparts ont été patients et attendu que les occasions se présentent. Dès la première minute du deuxième engagement, à la suite d'un revirement, Mikhail Grigorenko s'est amené à deux contre un avec Nick Sorensen. Le Russe lui a servi une superbe passe et Sorensen n'a pas raté sa chance. Fabrice Herzog a obtenu la deuxième passe pour compléter un but orchestré par les trois Européens des Remparts, situation permise par une règle de la Ligue canadienne de hockey qui autorisait le renvoi de Grigorenko à Québec par les Sabres de Buffalo et aux Remparts d'aligner trois joueurs du Vieux-continent.
Puis, les Remparts ont planté le dernier clou à la suite d'une séquence vraiment bizarre. Jérémy Carignan et Alexandre Caron-Roy se regardaient pour jeter les gants et Philippe Archambault est intervenu pour inviter le joueur des Remparts. Cette situation a créé un trou dans la défensive chicoutimienne et Kurt Etchegary s'est amené seul devant Julio Billia qu'il a battu avec un tir vif dans la partie supérieure.
Dans son point de presse, Patrice Bosch a admis que le vétéran défenseur avait pris une mauvaise décision au mauvais moment. «Ce n'était pas le temps. Ce n'était pas un gars qui avait besoin d'aide. À sa défense, Philippe fait ça depuis le début de l'année défendre ses coéquipiers, a noté le pilote des Bleus qui quelques secondes plus tôt, a convenu qu'Archambault n'avait pas disputé son meilleur match de la saison.
«Dans les circonstances, j'ai besoin que mes vétérans jouent du gros hockey. J'ai besoin de ça tous les soirs et je ne pense pas que Philippe m'a donné ça», a-t-il souligné.
Après cette défaite, une sixième de suite au centre Georges-Vézina, Patrice Bosch ne pouvait pas confirmer qu'il y aurait bel et bien un entraînement régulier jeudi en prévision des deux rencontres de la fin de semaine. Dans son esprit, du repos ne pourrait pas faire de mal à personne.
«On a vu certains joueurs un peu fatigués ce soir. Des jeunes ont peut-être beaucoup trop de responsabilités. Sans dire qu'ils sont lancés dans la fausse aux lions, ça commence à être beaucoup. C'est notre travail en tant qu'entraîneurs de gérer tout ça», a-t-il indiqué.