Alexandre Bélanger a harponné William Gignac qui s'était amené seul vers lui en deuxième. Le gardien des Huskies a fait face à 40 tirs hier.

Encore l'opportunisme

Le vieil ennemi des Saguenéens, le manque d'opportunisme, a encore frappé hier face aux Huskies. Malgré une domination de 40-26 dans la colonne des tirs et des chances de marquer à profusion, les Chicoutimiens ont subi un revers de 7-3 au centre Georges-Vézina.
En retard 4-3, les locaux ont pu espérer créer l'égalité jusque dans les derniers moments. Ils ont même obtenu un double avantage numérique avec une dizaine de minutes à faire et William Gignac, qui a disputé un fort match en compagnie de Laurent Dauphin et Dominic Beauchemin, a dirigé une rondelle qui est passée tout doucement à travers le cercle du gardien. Les Huskies ont donné le coup de grâce avec deux buts rapides avec deux minutes à faire avant de compléter le pointage dans un filet désert. Le pointage était égal 2-2 après 40 minutes, mais les visiteurs ont marqué deux fois coup sur coup en début de troisième pour se forger un coussin qui s'est avéré suffisant. «Les deux buts en début de 3e nous ont compliqué la vie. On a réussi à revenir dans le match et c'était serré jusqu'à la dernière minute. On a tenté le tout pour le tout parce qu'on devait le faire et on s'est fait avoir», a expliqué après la rencontre l'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch, qui admettait que son gardien aurait certainement voulu revoir le tir sur le quatrième but.
C'était bien mal parti pour les Saguenéens qui ont encore concédé le premier but de la rencontre, dès la 24e seconde. Ils n'ont toutefois pas baissé les bras et sont revenus en force par la suite. Les Huskies n'ont dirigé que cinq tirs sur Domenic Graham en première, mais ont tout de même retraité au vestiaire avec une priorité de 2-1. Les Chicoutimiens ont bombardé le gardien des Huskies, Alexandre Bélanger, de 40 lancers, dont plusieurs dangereux, mais rien ne voulait faire. À plusieurs reprises, on sentait que les bâtons étaient très lourds dans le camp chicoutimien. «On a joué nerveusement absolument pour rien. Je ne sais pas si c'était des séquelles du match de dimanche à Val-d'Or (défaite de 12-3). J'ai senti les gars excessivement nerveux et pour aucune raison», a confié Patrice Bosch dans son point de presse.
«Il faut qu'on soit plus opportunistes. C'est ce qui a fait la différence, reconnaissait Patrice Bosch. Quand tu as des chances, ça veut dire que tu vas dans la bonne direction. Un moment donné, il faut que ces chances se concrétisent. Tu ne peux pas vivre et te satisfaire d'avoir des chances de marquer, a-t-il repris.
«Il faut qu'on trouve le moyen de gagner des matchs maintenant. Jouer bien, c'est une chose. Avoir plus de chances et de tirs que l'adversaire, c'est une chose. Donner moins de 30 tirs, c'est une chose. En même temps, c'est notre responsabilité en tant qu'équipe de trouver des façons de gagner, surtout chez nous», a souligné le pilote des Bleus qui n'a pas apprécié la célébration des joueurs des Huskies sur le 7e but qui permettait à Quinn O'Brien de compléter son tour du chapeau. «J'espère que ça va laisser un goût amer à mes joueurs», a-t-il mentionné.
Brasse-camarade
Les esprits se sont échauffés en fin de première période. Jack Nevins a d'abord servi une dangereuse mise en échec à Julien Lepage qui n'est pas revenu au jeu par la suite. Il ne devrait pas être en uniforme cet après-midi, a confié Patrice Bosch après coup. À la suite du geste, Jérémy Carignan s'est immédiatement rué sur Nevins et il n'en fallait pas plus pour que la mêlée éclate. Même le gardien Domenic Graham s'est retrouvé au centre de l'action, mais ce n'est pas allé plus loin. Jack Nevins, un espoir du Canadien, a reçu une majeure pour avoir donné de la bande et a été expulsé. Carignan a également vu son match prendre fin, conséquence d'une pénalité de cinq minutes pour coup à la tête. Pendant tout le match, les attroupements ont été nombreux, sûrement pour célébrer la Saint-Valentin. Ça promet pour cet après-midi.
1- Quinn O'Brien
2- William Gignac
3- Mathieu Lemay