Alexis Shank a remporté ses dix derniers départs devant le filet des Saguenéens.

Dix victoires de suite pour Shank

Depuis un mois, Alexis Shank devant le filet rime avec victoire pour les Saguenéens. Mercredi, face aux Voltigeurs de Drummondville, le vétéran gardien a remporté un dixième départ consécutif.

Au cours de cette séquence, qui a débuté le 14 février, Shank n’a permis que 23 buts. Ses statistiques en mars sont encore plus éloquentes avec seulement dix buts accordés sur 193 lancers, pour un pourcentage d’arrêt de .948. « Comme gardien, quand tu as la chance de voir plus d’action, ça aide. Quand tu ne joues pas beaucoup, tu as moins de chances de te prouver. Comme je vois beaucoup d’action, je m’améliore chaque jour parce que je vois plus “la game” », fait valoir le gardien numéro un des Sags, qui a pris place devant le filet pour 19 des 25 derniers matchs de la formation chicoutimienne, signant 15 victoires au cours de cette séquence.

« La confiance joue beaucoup là-dedans », de pointer Alexis Shank après un court entraînement, jeudi matin.

« Comme gardien, si tu n’as plus confiance, tu n’as plus tes moyens. Tu joues un ou deux bons matchs et la confiance commence soudainement à augmenter. Des fois, je me dis que la rondelle ne va pas rentrer. Je me sentais pas mal pareil la semaine dernière. Comme toute l’équipe, je me mets en mode séries et je suis vraiment motivé. Mercredi, les gars ont vraiment bien joué devant moi, souligne-t-il. Je ne pense pas vraiment à la victoire, mais seulement avoir une bonne performance. La victoire vient avec ces bonnes performances. »

Le gardien de 18 ans, qui en est à sa deuxième saison complète dans la Ligue de hockey junior majeur, est dorénavant l’homme de confiance des entraîneurs depuis la transaction qui a fait passer Zachary Bouthillier aux Sea Dogs de Saint-Jean, à la fin de la période des échanges, en janvier.

« J’ai l’impression que ça lui a enlevé un poids. Depuis que c’est plus clair, il veut juste donner une chance de gagner à son équipe chaque fois qu’il est devant le filet », souligne l’entraîneur des gardiens chez les Sags, Alex Carrier, rappelant qu’après un début de saison éclatant, son protégé n’a pas réellement connu de passage à vide même s’il n’est pas le plus en vue parmi les hommes masqués.

« Il est plus concentré sur les détails. Présentement, il les fait. Il sait quoi faire pour être bon, souligne-t-il. Il est arrivé avec une plus grande maturité. Ayant joué l’an dernier, il a plus d’expérience. »

« Je pense qu’il est négligé et il aime bien ça. Il aime avoir des défis. On en avait parlé avant le match contre Drummondville de l’ampleur du défi. Il carbure à ça », raconte Alex Carrier.

« C’est sûr qu’il reste encore deux matchs importants pour le classement. Par la suite, on va travailler avec lui pour qu’il soit prêt pour le début des séries et certainement qu’il le sera. Il est en train d’établir quelque chose présentement sur le plan de la confiance, mais également comme gardien de but », souligne l’entraîneur, insistant sur le travail d’équipe dans tout ce processus.

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PLUS QUE DEUX MATCHS AVANT LES SÉRIES

La fin de la saison pointe à l’horizon pour les Sags. Avant de conclure le calendrier régulier, samedi, au Centre Vidéotron, les Chicoutimiens accueilleront les Cataractes de Shawinigan, vendredi soir, au Centre Georges-Vézina.

« Au-delà qu’on a notre sort entre les mains, c’est notre dernier match à la maison », d’observer l’entraîneur-chef Yanick Jean alors que ses troupiers s’assureraient au minimum du 6e échelon dans la conférence de l’Est avec deux victoires. L’avantage de la glace est toujours possible malgré un retard de quatre points sur les Islanders de Charlottetown qui affronteront Moncton et Halifax.

Les Cataractes ont également tout à gagner lors de cette dernière fin de semaine d’action, eux qui n’ont qu’un petit point de priorité sur les Sea Dogs de Saint-Jean et le dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires. 

Instinct de survie

« Ils ne sont jamais battus. Ils vont tout donner pour arriver à rentrer dans les séries éliminatoires. C’est l’instinct de survie et ça, c’est dangereux. On devra s’assurer d’avoir la même qualité de match que mercredi face aux Voltigeurs », prévient Yanick Jean.

« Il faut se servir de l’expérience de la semaine passée. On a disputé un match quasi parfait à Rimouski et le match suivant à Sherbrooke, on a eu besoin que Shank fasse 54 arrêts. C’est le même défi que dans les séries éliminatoires. Il y avait beaucoup d’émotion, mercredi, et on doit maintenant recommencer avec le compteur à zéro. La semaine dernière, je n’ai pas senti qu’on l’a fait. Il faut que cette expérience serve parce que les séries s’en viennent », rappelle Yanick Jean qui devra se passer des services de Justin Ducharme, blessé mercredi en début de match, pour ces deux dernières rencontres.

« Quand tu t’impliques et que tu joues comme mercredi, c’est normal que ça arrive », fait valoir le pilote des Bleus.