Les Saguenéens ont donné des maux de tête à la défensive des Olympiques, mardi, décochant plus de 50 tirs au but. Yanick Jean espère voir la même insistance de son attaque, jeudi soir, face aux Wildcats de Moncton.

Deux puissances en action

Ciblé par plusieurs comme étant le match de la saison, le duel entre les Saguenéens et les Wildcats de Moncton, jeudi soir au centre Georges-Vézina, est d’abord et avant tout une nouvelle opportunité pour les entraîneurs de voir de quel bois se chauffent les joueurs.

Pour l’entraîneur-chef des Saguenéens Yanick Jean, la date du 27 février, journée de la visite des Wildcats, n’a pas été entourée au crayon Sharpie. Il reste que cette rencontre est attendue par tous les amateurs et observateurs de hockey junior.

« On ne peut pas dire que c’est LE match, a d’abord nuancé Jean. C’est une occasion pour nous de se mesurer à une bonne équipe. On a fait une progression dans ce qu’on demande, avec un alignement décimé depuis déjà un bon bout. C’est un beau défi devant nous. »

En cas de victoire en temps réglementaire, les Saguenéens se retrouveraient à trois points des Wildcats et du premier rang de la conférence Est, avec un match de plus à disputer que les chats sauvages. Malgré l’enjeu, Yanick Jean assure que personne ne parle de positionnement au classement.

« On en a assez à se soucier, notamment concernant les joueurs qui nous manquent, notre manière de jouer, notre manière de se comporter et notre concentration, pour se concentrer sur les points au classement, a-t-il soulevé. C’est vraiment la manière qui compte. Il nous reste encore quelques matchs avant que des joueurs reviennent et il faut continuer de pousser ensemble. »

Si le classement ne fait pas partie de la décoration dans le vestiaire des joueurs, il n’en demeure pas moins que les Sags se retrouvent dans une situation qu’ils ont eu peu souvent la chance de vivre au cours des dernières années. Les partisans auront la chance de voir deux puissances de la Ligue de hockey junior majeur du Québec sur la même glace.

« On ne l’a pas volée à personne et il n’y a personne qui nous l’a donnée non plus. On a travaillé et c’est maintenant à nous d’en profiter », a signalé Yanick Jean, qui ne se fie pas trop sur le premier face-à-face contre les Wildcats pour préparer sa troupe. Le 21 novembre, Moncton avait gagné 4-0 à domicile.

En montagnes russes

Yanick Jean convient que son équipe ne montre pas sa meilleure mine depuis déjà quelques semaines. Au cours des 12 derniers matchs, c’est-à-dire depuis la fin de leur séquence de huit victoires consécutives, les Saguenéens ont remporté six victoires.

Cette séquence en montagnes russes n’est pas seulement un mirage. Elle a aussi été observée par le personnel d’entraîneurs. « On a parfois cette impression, mais c’est difficile d’aller chercher de la constance quand il nous manque autant de joueurs, a mis en contexte Yanick Jean. La manière d’y arriver, c’est de ne pas se poser de questions et de foncer. C’est ce qu’on veut voir demain (jeudi) : un club engagé comme on l’était hier (mardi), qui fonce et qui ne se pose pas de questions. »

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POINTES DE PLUME

• En ce lendemain de victoire face à Gatineau et à la veille de l’affrontement face aux Wildacts, les joueurs ont été conviés à des exercices hors glace, mercredi avant-midi. Les joueurs blessés Patrick Kyte, Samuel Houde et Xavier Labrecque, en plus du gardien auxiliaire Anthony Pagliarulo, ont été les seuls à sauter sur la patinoire.

• Parlant des blessés, Samuel Houde a participé à l’entraînement matinal de l’équipe, mardi matin, avant le duel contre Gatineau. Le #88 était vêtu d’un chandail jaune, réservé aux joueurs exemptés des contacts physiques. Houde, opéré pour une fracture à un poignet le 20 janvier, devrait s’entraîner sans restriction en début de semaine prochaine. Pour ce qui est de Patrick Kyte, il rencontrera un spécialiste d’ici la fin de la semaine afin d’en savoir davantage sur la guérison de sa main fracturée.

• Yanick Jean a remanié ses trios, mardi soir, face aux Olympiques. Rafaël Harvey-Pinard a notamment retrouvé son partenaire habituel Félix Bibeau sur une combinaison complétée par Vladislav Kotkov, puis Dawson Mercer pivotait une ligne en compagnie de Raphaël Lavoie et Christophe Farmer. « C’était le temps qu’il se passe quelque chose, a mentionné le coach. On sait qu’on a des combinaisons sur lesquelles on peut s’appuyer. Offensivement, au cours des derniers matchs, c’était moyen. »