Oublié dans l'enclave sur une mise en jeu, Gabryel Paquin-Boudreau a fait 3-0 avec une belle feinte.

Des erreurs inacceptables

Les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau sont prêts pour les séries éliminatoires. Ils ont montré hier au centre Georges-Vézina que lorsqu'ils ouvraient la machine, les autres équipes n'ont qu'à bien se tenir et surtout, devront éviter les erreurs.
Sauf quelques bons moments en fin de première et début de deuxième, les Saguenéens n'ont pas été en mesure de suivre le rythme imposé par les meneurs au classement général pour s'incliner 4-0. Les Chicoutimiens n'ont pas disputé une mauvaise rencontre, surtout dans la première moitié du match, mais ont commis trop d'erreurs et contre une puissance comme le Drakkar, ça ne pardonne tout simplement pas.
«Les quatre buts, ce sont quatre erreurs individuelles inacceptables. Il y a des gars qui ont dormi sur la ''switch'', Julio Billia a sauvé d'autres erreurs. Les quatre buts, c'est choquant», avouait Patrice Bosch qui ne pensait pas changer d'avis pendant la nuit.
«C'est une bonne équipe. Tu vas faire une niaiserie, ils vont te la faire payer. On a essayé de contenir leur premier trio du mieux qu'on pouvait pour leur donner le moins de temps dans notre zone. Il en reste quand même trois autres en contenir. Même les gars sur la quatrième ligne sont d'excellents joueurs de hockey», a-t-il louangé.
Les visiteurs ont démarré en force en première, s'inscrivant à la marque dès la sixième minute. À la suite d'un revirement, Denis Gorbunov a décoché un tir vif en se retournant et la rondelle a dévié devant Julio Billia. L'indiscipline du Drakkar a permis aux Sags d'obtenir plusieurs bonnes chances lors de deux avantages numériques successifs en fin d'engagement. Philippe Cadorette a été bombardé d'une dizaine de tirs en quelques minutes, mais n'a pas bronché. Les locaux ont repris dans la même veine en début de deuxième, ce qui n'a pas duré bien longtemps. Après un dégagement refusé à la suite d'un temps fort des locaux, l'entraîneur du Drakkar, Éric Veilleux, a demandé un temps d'arrêt ce qui a fait complètement basculer le match. Quelques secondes plus tard, Denis Gorbunov a complété un superbe échange à trois joueurs. Trois minutes plus tard, Gabryel Paquin-Boudreau a été oublié dans l'enclave et n'a eu aucune difficulté à déjouer le gardien des Sags. Les visiteurs ont gardé le contrôle de la rencontre jusqu'à la fin. En troisième, ils ont dirigé 20 tirs sur Julio Billia contre seulement cinq pour les Chicoutimiens, qui par moments, semblaient avoir abandonné.
«En troisième, on était faciles à battre. Ils arrivaient avec de la vitesse et on ne bougeait pas nos pieds. Contre une équipe de cette qualité, il faut que tu joues trois périodes, pas une et demie», d'estimer Patrice Bosch qui convenait que collectivement, ses troupiers avaient connu une soirée difficile en attaque.
«On a perdu beaucoup d'énergie dans notre zone à se défendre. C'est de l'énergie qu'on ne pouvait pas avoir pour attaquer après. On va donner crédit à l'équipe de l'autre côté qui a bien fait ça. Quand ils nous ont mis de la pression dans notre territoire, on a eu de la misère à répondre», a-t-il expliqué dans son point de presse.
À moins d'un festival offensif cet après-midi, à Baie-Comeau, les Sags rééditeront le livre des records de la concession pour le moins de buts marqués en une saison. Ils auraient besoin de toucher la cible six fois, ce qui, après le match d'hier, paraît utopique. Une chose est sûre, Patrice Bosch ne se lancera pas dans un style offensif cet après-midi à Baie-Comeau. «Je ne veux pas brimer notre jeu défensif en ouvrant le jeu. On n'est pas équipés pour ça», d'opiner le pilote des Bleus.