Pauliina, Janne et Juha Puhakka sont réunis cette semaine au Saguenay. La soeur et le père du joueur des Saguenéens assisteront aux deux rencontres de la fin de semaine.

De la grande visite pour Puhakka

Le père de Janne Puhakka, Juha, n'a jamais eu de crainte que son fils poursuive sa carrière de hockeyeur en Amérique du Nord, plus précisément avec les Saguenéens dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.
«Je n'étais pas du tout inquiet de le laisser partir. Je savais qu'il était capable. Il avait déjà voyagé beaucoup avant», souligne Juha Puhakka qui passe la semaine au Saguenay en compagnie de sa fille, Pauliina.
Il y a six mois, le Finlandais quittait le nid familial d'Espoo, une petite ville en banlieue de Helsinki, afin de poursuivre son rêve d'accéder un jour à la Ligue nationale. Ce n'est que cette semaine qu'il a pu revoir son père et sa soeur. S'il s'est ennuyé, le paternel comprend que ce sont des sacrifices qui doivent être faits. «C'était long, convient Juha Puhakka. À certaines occasions, on s'est ennuyé beaucoup, surtout lors des moments spéciaux comme Noël et les anniversaires.
«C'est sa vie. S'il est heureux, je le suis également. Ce n'est pas important que je m'ennuie ou non. Si c'est ce qu'il veut faire, c'est ce qu'il aime le plus», poursuit Juha Puhakka qui était un spectateur attentif hier lors de l'entraînement des Saguenéens.
Grâces aux moyens de communication moderne, Janne Puhakka donne des nouvelles régulièrement aux membres de sa famille. «Pas tous les jours, mais souvent», annonce son père avec le sourire.
Même s'ils peuvent visionner tous les matchs de Janne et des Saguenéens sur leur ordinateur via internet, Juha et Pauliina Puhakka auront la chance ce soir de le voir pour la première fois en personne dans l'uniforme des Saguenéens.
Avant de quitter lundi, ils assisteront aux deux rencontres de la fin de semaine au centre Georges-Vézina, ce soir contre les Cataractes de Shawinigan, et le lendemain, contre les Olympiques de Gatineau. Juha Puhakka avouait hier avoir hâte de comparer le calibre de jeu avec celui en Finlande. Il estimait également que le hockey occupe une place plus importante au Canada.
Le paternel assure qu'il ne rate pas un match de son fils cadet, malgré un décalage horaire de sept heures entre le Québec et la Finlande. «Je veux les voir. Des fois, je me couche tard ou encore je me lève tôt pour l'écouter en différé», indique Juha Puhakka. Heureusement, il précise ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil.
Toute la famille Puhakka était conviée hier soir à un souper fondue avec la famille de pension de Janne. Une première pour Pauliina et Juha qui veulent ramener un poêle à fondue en Finlande, une tradition qui est méconnue dans le pays scandinave.