David Noël a raté trois mois d’action après avoir été atteint à l’oeil par un bâton, le 3 octobre dernier.

David Noël de retour sur la glace après une grave blessure à l'oeil

La carrière de l’ancien défenseur des Saguenéens David Noël a failli prendre une tournure dramatique le 3 octobre dernier quand il a été atteint d’un bâton directement à l’oeil droit. Forcé au repos pendant près de trois mois, le porte-couleurs des Foreurs de Val-d’Or a effectué un retour au jeu au début de la nouvelle année même s’il garde des séquelles mineures de sa mésaventure.

« C’était en désavantage numérique. J’étais devant le but et ce n’était vraiment pas dans le jeu. Le bâton m’a levé dans l’oeil et je n’ai pas pu vraiment réagir. C’est passé sous ma visière », relate l’arrière de 19 ans qui disputera un quatrième match depuis son retour samedi face aux Saguenéens.

« Sur le coup, je pensais que ce serait fini pour tout ce qui était hockey. J’ai eu peur, c’est certain. Ça s’est bien remis », assure David Noël, précisant que sa pupille devrait demeurer un peu plus grosse que celle de gauche, ce qui occasionne une petite vision embrouillée permanente. Il porte dorénavant un protecteur facial complet qu’il devrait garder jusqu’à la fin de la saison.

Au cours de sa réadaptation, l’arrière natif de Québec n’a pas eu le droit de faire d’activité physique pendant deux mois complets avant de reprendre graduellement l’entraînement. Il n’a donc disputé que neuf rencontres depuis le début de la saison alors que toutes les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec en ont une quarantaine au compteur. « Revenir au jeu, sur le coup, je trouvais que c’était pas pire, mais il me manque encore quelques aspects pour être vraiment à mon meilleur », concède David Noël, qui a été obtenu par les Foreurs de Val-d’Or à la période des transactions des Fêtes en 2016 en retour d’Olivier Galipeau.

Cette grave blessure arrivait à un bien mauvais moment pour celui qui a jusqu’en juin pour s’entendre avec les Blues de St. Louis qui l’ont sélectionné en cinquième ronde du repêchage en 2017. Il veut donc profiter de la deuxième moitié de saison pour montrer de quel bois il se chauffe pour aider les Foreurs qui bataillent présentement pour le quatrième rang dans la conférence Ouest et l’avantage de la glace en première ronde. « En gagnant, ça va me permettre de me faire voir », d’estimer David Noël, qui est le deuxième défenseur le plus expérimenté de la formation de l’Abitibi, avec le vétéran de 20 ans Félix Boivin. « On a un gros rôle à jouer dans le processus. On a un certain côté grand frère. On veut aussi que les gars aient du fun à embarquer dans le bateau », signale le défenseur de 6 pieds 1, 195 livres qui montre une récolte de sept points en seulement neuf matchs.

« Ç’a été super dur de se passer de lui, surtout qu’il avait vraiment bien parti la saison, convient pour sa part l’entraîneur-chef des Foreurs, Pascal Rhéaume. Quand tu perds ton capitaine et un meneur, c’est un gros morceau à remplacer à la ligne bleue. On a eu de la misère à le faire et ça été difficile sans lui, mais on est bien contents de son retour dans l’alignement.

« On prend notre temps avec lui. Son timing n’est pas encore parfait, mais on sait qu’il va se réadapter tranquillement pas vite à la ligue », de poursuivre l’entraîneur-chef recrue, qui a occupé les mêmes fonctions pendant deux saisons dans le junior AAA. Après sa carrière de joueur, il a immédiatement fait le saut derrière le banc. Avant d’être nommé à la barre des Foreurs pendant la saison morte, le frère de Manon Rhéaume a été associé pendant deux ans au Phoenix de Sherbrooke.

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MOUVEMENT JEUNESSE

Les Foreurs poursuivent le mouvement jeunesse et alignent présentement 11 joueurs de 17 ans et moins. «C’est une année mouvementée, reconnaît l’entraîneur Pascal Rhéaume. C’est parti  difficilement avec un nouvel état-major et personnel d’entraîneurs. Ç’a été assez long avant qu’on gagne nos premiers matchs. Tranquillement, la chimie s’est formée. C’est sûr que c’est un peu plus difficile cette année parce qu’on a vraiment une équipe jeune et on travaille pour le futur. Présentement, on voit qu’on a une chance de finir quatrièmes dans la conférence et c’est ce qu’on veut, avoir l’avantage de la glace en séries.»

L’entraîneur Pascal Rhéaume

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POINTES DE PLUME

• Jeudi soir, les Saguenéens ont débuté une séquence de sept rencontres face à des équipes qui cumulent présentement moins de points qu’eux au classement. Après le programme double face aux Foreurs, ils ont rendez-vous avec l’Armada, les Remparts de Québec, puis le Titan et les Sea Dogs de Saint-Jean lors d’un deuxième voyage dans les Maritimes qui se terminera à Halifax. « De la manière que je vois ça, c’est qu’on s’est donné une chance en allant chercher des points contre des clubs comme Drummondville et Rimouski pendant les Fêtes. En jouant de bons matchs et en collant des victoires, on s’est mis dans une bonne position avec quelques matchs contre des équipes en bas de nous, mais ça ne change rien. Souvent, c’est tout le temps l’équipe qui travaille le plus fort qui gagne. Il faut revenir à travailler et ne pas se poser de questions », d’indiquer l’entraîneur-chef Yanick Jean, au lendemain du revers de 3-2 face aux Olympiques. « On a travaillé, mais on n’avait pas le couteau entre les dents », a-t-il observé. 

• Artemi Kniazev ratera encore au moins une à deux semaines en raison d’une blessure à la main. Des examens plus poussés n’ont pas révélé de fracture, mais tout de même une petite déchirure. « C’est une bonne nouvelle. Je suis soulagé. C’est plate, mais au moins, on sait c’est quoi et ce n’est pas trop du long terme », de laisser tomber Yanick Jean. 

• Pour conclure le bilan médical, Zachary Lavigne, blessé à une épaule, pourrait obtenir le feu vert de l’orthopédiste le 17 janvier. Il a patiné pendant plusieurs minutes hier en compagnie de Kniazev. William Dufour n’a pas participé à l’entraînement en raison de spasmes au dos. Il pourrait tout de même affronter les Foreurs samedi.