Yanick Jean a prodigué ses conseils au cours de l’entraînement avec les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Dans la vie d’un joueur junior

Le temps d’un après-midi, les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean pee-wee AAA ont vécu comme s’ils faisaient partie d’une équipe de hockey junior. Les représentants des Saguenéens au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec ont eu la chance de sauter sur la patinoire avec quelques joueurs des « grands » Sags, en plus de participer à une séance vidéo avec le groupe d’entraîneurs.

Au cours d’une séance d’entraînement de près d’une heure, Yanick Jean a fait patiner les jeunes hockeyeurs à un rythme passablement élevé. Après tout, ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on a le droit à des passe-droits ! Les joueurs des Espoirs ont également eu un entraînement hors glace en compagnie des responsables du conditionnement, Gino Roberge et Richard Desssureault.

L’entraîneur-chef des Saguenéens était accompagné de ses adjoints, Claude Bouchard, Simon Gaudreault et Jean-François Jolin, en plus d’Alexis Shank, Kelly Klima, Morgan Nauss et Jérémy Fortin.

« C’est de leur faire vivre un peu ce que nos joueurs font tous les jours, a exposé Yanick Jean. C’est l’fun et ça les rapproche. Jérémy Fortin a joué pour les Espoirs et il était sur la glace. Ça leur démontre que c’est possible, que c’est réalisable. »

Les « petits Sags » assisteront au match de vendredi face à l’Océanic de Rimouski, tout en étant présentés à la foule avant la rencontre. Yanick Jean leur glissera quelques mots avant le début des hostilités.

Pas tenables
Entraîneur-chef des Espoirs, Jonathan Fleury a avoué que ses joueurs avaient hâte de sauter sur la glace du Centre Georges-Vézina, même si la séance d’entraînement de mercredi n’a peut-être pas été la plus productive, nervosité oblige !

« Les joueurs étaient déjà fébriles, mardi, et ils n’étaient pas tenables, a partagé Fleury, accompagné de son adjoint David-Alexandre Hamel. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont déjà joué sur une patinoire olympique et ils l’ont trouvé large un peu ! C’est une très belle expérience et je pense que les jeunes ont aimé. Ils étaient distraits un peu, au cours de l’entraînement, mais il fallait s’y attendre. »

Les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean amorcent leur participation au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec mercredi prochain, face au Noir et Or de Mortagne, dans la classe AA Élite. Le match sera disputé au Centre Vidéotron. En saison régulière, les Espoirs ont une fiche d’une victoire, une défaite et un match nul contre le Noir et Or.

« On aimerait se rendre à la deuxième fin de semaine, c’est-à-dire de gagner deux matchs après avoir joué notre premier, a indiqué Jonathan Fleury. Je pense que c’est possible, mais on ne sait tellement pas à quoi s’attendre. On pourrait jouer contre la Suisse, l’Arizona et même le Japon. On n’a aucune idée à quoi ça va ressembler. »

Les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont vécu une belle expérience, mercredi, dans l’entourage des Saguenéens de Chicoutimi.

Le leadership décortiqué

Les joueurs des Saguenéens ont troqué bâtons de hockey et patins pour crayons et bouts de papier, mercredi matin. Avec le spécialiste Pierre Villemure, ils ont passé un examen de sociométrie, qui sert à obtenir des mesures quantitatives sur les qualités et traits de personnalité de chaque individu.

Les Sags s’adonnent à cet exercice deux fois par année. La première fois, c’était en novembre. Depuis, cinq joueurs ne font plus partie de l’équipe et autant de nouveaux ont fait leur arrivée. 

« On s’en sert pour approfondir la connaissance des relations qu’on a entre les joueurs de notre équipe, a expliqué l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean. Ça nous aide à bien cibler le type de leadership que nous avons. Ces données peuvent cibler ce que les entraîneurs doivent compenser s’il y a des manques dans tel ou tel type de leadership. »

Yanick Jean a fait savoir que Pierre Villemure travaillait avec six équipes à travers la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Chaque joueur est soumis à un test écrit d’environ une heure. Il est appelé à répondre à des questions, dont certaines n’ont rien à voir avec le hockey. À la suite de l’examen, Pierre Villemure soumet des analyses qui vont aider le personnel d’entraîneurs à travailler avec les joueurs.

« Ça nous donne des mesures quantitatives, a ajouté Yanick Jean. Je pense qu’il n’y a rien de mieux que l’évaluation de tes pairs, dans le sens que la meilleure évaluation est celle faite par ton coéquipier. »

Il est bon de préciser que le test sociométrique ne détermine pas l’identité du capitaine. Zachary Lavigne n’a pas succédé à Olivier Galipeau parce qu’il avait écrit de belles choses sur une feuille. Il s’agit néanmoins d’un outil supplémentaire qui peut avoir ses avantages.

«Ce n’est pas ça qui détermine notre capitaine et nos assistants, mais ça aide », a concédé Yanick Jean, ajoutant que ces données pouvaient notamment être utiles dans le jumelage des coéquipiers lors des voyages sur la route.

« Tout est possible », a-t-il conclu.

Qu’est-ce que la sociométrie ?

Sur le site larousse.fr, la sociométrie est une « méthode d’observation des relations individuelles des membres d’un même groupe, à partir d’analyses quantitatives ». À la suite du test sociométrique, une construction graphique, appelée sociogramme, est établie. Celui-ci permet de quantifier la structure d’un groupe par rapport aux choix et au réseau de sympathies et d’antipathies.

Pierre Villemure est un génagogue de formation à la retraite. Depuis plusieurs années, il se spécialise dans la sociométrie. En plus d’avoir travaillé avec plusieurs équipes de la LHJMQ, il a aussi œuvré avec quelques formations de la Ligue nationale.

Yanick Jean a prodigué ses conseils au cours de l’entraînement avec les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pointes de plume...

• Dans leur victoire de 3-2 en prolongation face à l’Armada, mardi soir, les Saguenéens ont bien failli battre un record, soit celui du plus petit nombre de tirs pour une équipe gagnante. Malgré le résultat positif, les Sags ont été limités à 14 lancers, contre 32 pour Blainville-Boisbriand. Le 24 octobre 1986, les Olympiques de Gatineau n’avaient eu besoin que de 11 tirs pour battre les Cataractes de Shawinigan par la marque de 4-3. Shawinigan a obtenu 40 tirs. Le record absolu est de sept lancers, détenu par les défunts Prédateurs de Granby. Le 6 mars 1988, ils avaient été dominés 46-7 dans la colonne des tirs face aux Olympiques de Hull. Ces derniers avaient gagné 4-1. Le record des Sags du plus petit nombre de lancers dans un match est de 9, enregistré le 26 octobre 1984. C’était de nouveau contre Shawinigan et les Mauriciens l’avaient emporté 7 à 0...

• Stephen Templeton souffre de spasmes au dos. C’est pour cette raison qu’il a quitté le match en deuxième période, mardi soir. Sa situation sera réévaluée sur une base quotidienne...

• Acquis à la date limite des transactions, l’attaquant de 19 ans Samuel Meisenheimer a été laissé de côté lors des deux derniers matchs. Le patineur natif de l’Alberta se cherche, depuis son arrivée à Chicoutimi, étant toujours à la recherche d’un premier point après sept matchs. « Son ajustement n’est pas nécessairement fait et, pour certains, l’adaptation est plus longue, a exprimé Yanick Jean. On a peut-être un peu plus de travail pour le mettre sur la même page que nous »...