Gilles Courteau

«Ce n’est pas un caprice», assure Courteau

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, ne comprend pas la sortie de Saguenay concernant les travaux de mise aux normes exigées par la ligue pour 2021. « Ce n’est pas un caprice. C’est pour améliorer la sécurité des joueurs. On ne peut pas aller à l’encontre de cela. Le dossier des commotions cérébrales, c’est l’aspect le plus important dans le monde du sport ! »

En entrevue téléphonique, M. Courteau a expliqué les exigences de la ligue concernant l’installation de bandes Flex et des baies vitrées qui visent à améliorer la sécurité des joueurs, surtout sur l’aspect des commotions cérébrales. « Il faut qu’on soit préventif et qu’on fasse des installations appropriées. Ce n’est pas un caprice, mais des normes de sécurité », martèle-t-il.

« Quant à la mise aux normes de l’éclairage, trois raisons motivent ces travaux, soit l’amélioration de la qualité du jeu, l’amélioration de l’expérience client des spectateurs et l’amélioration de l’éclairage lors de la diffusion des matchs à la télévision et sur le Web. Le Bureau des gouverneurs a pris la décision qu’il fallait que ces travaux soient faits d’ici le 31 mai 2021 », rappelle Gilles Courteau, qui dit avoir tenu ce même discours à Saguenay à la mi-décembre. C’est d’ailleurs le même message qu’il a adressé aux 9 concessions du circuit rencontrées jusqu’à maintenant.

De plus, ces travaux ne sont pas seulement des exigences du circuit québécois, mais des trois circuits de la Ligue canadienne de hockey. « La ligue de l’Ouest a terminé l’installation des bandes et des systèmes d’éclairage dans les 22 amphithéâtres de son circuit et elle a elle aussi des franchises comme Baie-Comeau, Val-d’Or, etc. Quant à la ligue de l’Ontario, elle en est à sa deuxième année des installations », souligne-t-il.

Dans sa sortie, Saguenay s’inquiète des coûts engendrés par ces travaux alors que les autorités municipales sont en restrictions budgétaires. Encore là, Courteau souligne qu’il avait avisé les représentants de Saguenay que la ligue avait fait des démarches auprès du gouvernement du Québec. Selon ce que les représentants du gouvernement Legault lui ont dit, Québec devrait annoncer en mars un programme d’aide pour les infrastructures.

Si Saguenay opte pour un nouvel amphithéâtre, elle pourra bénéficier d’un délai comme c’est le cas pour Gatineau. Mais les travaux devront être effectués, peu importe le scénario retenu par Saguenay. « Si au 31 mai 2021, les améliorations prescrites par la ligue ne sont pas faites, à ce moment-là, comme commissaire, je vais faire une recommandation aux propriétaires des clubs de la ligue pour que l’équipe soit suspendue jusqu’à ce qu’elle se conforme aux exigences. On ne fermera pas la concession, elle sera suspendue », nuance-t-il.

Concernant la glace olympique, Gilles Courteau assure que Saguenay peut dormir tranquille. La LHJMQ avait accepté ce format lors des rénovations faites sous l’administration Jean Tremblay et ce sujet n’a même pas été abordé en décembre.

Futur des Sags

Quant au futur des Sags, Courteau s’explique mal les inquiétudes des élus de Saguenay. « Dans cinq, 10 ou 15 ans, la LHJMQ va continuer d’exister. » Et pour ce qui est de la Ligue canadienne, les trois ligues régionales vont toujours continuer d’exister, assure-t-il. Quant aux matchs intraligues, l’aspect nouveauté pourrait être apporté, mais ça se limiterait avec l’Ontario et non avec l’Ouest. On en joue déjà des matchs intraligues, Ottawa contre Gatineau, et on a déjà joué Oshawa contre Shawinigan. On ne fera pas augmenter les dépenses d’un demi-million $ par équipe. Ce n’est pas du tout l’objectif ! »

À ses yeux, l’avenir des Saguenéens n’est pas menacé. « Quand on a intégré l’Abitibi et les Maritimes dans la Ligue, ç’a augmenté les dépenses. Pourtant, Chicoutimi n’est pas venu nous voir pour dire qu’ils débarquaient de la ligue parce qu’ils n’étaient pas capables de suivre. Ils ont continué à opérer et ils jouent dans la ligue comme avant. »