Le recruteur-chef de Hockey Canada, Brad McEwen, a assisté au duel entre les Cataractes et les Sags, mardi soir, dans le processus d’évaluation en vue du Championnat mondial des moins de 18 ans, en avril, en Russie.

Brad McEwen épie la LHJMQ

Pendant une saison de hockey, Brad McEwen évalue une quantité impressionnante de joueurs sur la surface glacée. Le recruteur-chef du programme d’excellence de Hockey Canada effectue présentement une tournée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en prévision du Championnat mondial des moins de 18 ans, en avril, en Russie.

Brad McEwen a regardé avec attention le duel entre les Saguenéens et les Cataractes, mardi soir, au Palais des sports. Il en a profité pour observer avec plus d’attention le gardien Alexis Shank ainsi que les attaquants Samuel Houde, qui a inscrit le but de la victoire en prolongation, ainsi que Gabriel Denis des Cataractes.

« Présentement, ma priorité est sur les moins de 18 ans. C’est le moment de l’année. Toute mon attention est sur ce dossier », mentionne Brad McEwen, qui était accompagné du Chicoutimien Carl Bouchard, responsable du programme d’excellence au Québec ainsi que de la Centrale de recrutement de la LHJMQ. « L’évaluation débute avec le processus de formation de l’alignement des moins de 18 ans, mais on garde en tête les autres programmes », souligne-t-il, citant le tournoi Ivan Hlinka des moins de 17 ans à la fin de l’été ainsi que les camps estivaux des moins de 17 ans et des moins de 20 ans, en vue du Championnat mondial junior pendant la période des Fêtes. 

« La partie la plus agréable est que je dois bâtir une nouvelle équipe tous les quatre mois. Toutefois, si cette équipe subit la défaite à son premier match du tournoi, la pression monte d’un cran », admet le responsable, insistant sur les qualités primordiales, soit un bon coup de patin ainsi que l’intelligence sur la patinoire.

Après avoir passé la semaine dernière dans les Maritimes, il assistera à plusieurs rencontres au Québec cette semaine, ce qui se terminera dimanche à Blainville-Boisbriand. « Je suis habitué de voyager, mais avec mon poste à Hockey Canada, je suis parti de plus longues périodes. Quand j’étais strictement dans la Ligue de l’Ouest, je partais quatre ou cinq jours alors que maintenant, c’est plus souvent 10 à 15 jours. Je dois m’assurer que ces voyages en valent la peine », avance le recruteur qui demeure en Saskatchewan. 

Arrivé en poste l’été dernier, après avoir passé quelques années comme dépisteur pour les Flames de Calgary, Brad McEwen est en continuelle communication avec ses contacts aux quatre coins du pays, mais il tient à voir les joueurs de ses propres yeux. Au besoin, il pourrait revenir pour faire une dernière évaluation lors des séries éliminatoires. « On recherche des joueurs qui vont bien en ce moment. C’est la clé », fait-il valoir.

Au cours du processus pour former un alignement de 22 joueurs, il en aura épié une centaine. Cette liste sera ensuite réduite à une soixantaine puis une quarantaine. La particularité du Championnat mondial des moins de 18 ans, qui se déroule un peu plus tard en 2018, c’est que les séries seront toujours en cours dans la Ligue canadienne de hockey. La formation canadienne ne pourra donc pas compter sur les éléments dont les équipes seront toujours en vie en demi-finale. « On doit être patient », convient Brad McEwen, précisant que le fait qu’il n’y a pas de camp en vue du tournoi russe change également la donne pour bâtir l’alignement final. 

Au passage, il louange la cuvée 2016, soit les joueurs présentement âgés de 16 ans, avec en tête de liste Alexis Lafrenière, premier choix au dernier repêchage de l’Océanic de Rimouski. Lafrenière connaît une première saison du tonnerre avec 69 points en 51 rencontres.

Brad McEwen aura également à l’œil cette semaine le gardien chicoutimien Olivier Rodrigue, des Voltigeurs de Drummondville. « S’il est disponible, il a toutes les chances d’y être », annonce-t-il sans détour.

POINTES DE PLUMES

• Les joueurs des Sags ont obtenu congé, mercredi, à la suite de leur victoire de la veille face aux Cataractes. Seulement quelques joueurs ont sauté sur la patinoire du Pavillon de l’agriculture, dont les blessés Charles Tremblay et Félix-Antoine Marcotty. Les deux sont en bonne voie pour effectuer un retour au jeu en fin de semaine, lors d’une séquence de trois matchs en trois soirs, dont deux sur la route, à Québec et Victoriaville. Dans le cas de Kelly Klima, sur la touche en raison d’une commotion cérébrale, son retour sur patins n’est pas prévu avant la semaine prochaine...

• Après le brouhaha de la semaine dernière, la nouvelle routine commence à s’installer tranquillement, mais sûrement. « Il y a moins d’inconnus, mais ça ne change rien », de souligner l’entraîneur-chef Yanick Jean. « À travers tout ça, je n’ai pas l’impression que les joueurs ont été affectés. Je n’ai pas senti que c’était une distraction, de reprendre le pilote des Bleus. Ce n’est pas nouveau qu’on doit se donner du temps. Ça va être de mieux en mieux au fur et à mesure que ça va avancer. »