Le véritable entraîneur des Saguenéens, Yanick Jean, pose avec celui qui joue son rôle dans Junior Majeur, Daniel Thomas.

Belle soirée au cinéma

Joueurs, entraîneurs et membres du personnel des Saguenéens de Chicoutimi ont passé la soirée au cinéma, mardi. Avec beaucoup d’intérêt, ils ont assisté à l’avant-première de Junior Majeur.

Junior Majeur, c’est un peu beaucoup leur vie de tous les jours portée au grand écran. Quel est leur verdict ? Tous les joueurs rencontrés ont apprécié leur soirée et noté que bien des éléments du film sont fidèles à leur réalité. Les entraîneurs, de leur côté, ont fait honneur à leur travail d’enseignants en mettant en relief des leçons qu’il est possible de tirer du film. Des leçons qui s’adressent aux jeunes hockeyeurs et aussi à leur entourage.

« Je suis impressionné par la qualité des scènes de hockey, a noté l’entraîneur des vrais Saguenéens, Yanick Jean. C’est un film à voir. Il y a aussi des leçons à tirer par rapport à certains parents et leur façon d’agir avec leur jeune au hockey. Le film est proche de ce que certains jeunes vivent au hockey. Je pense à l’intensité des parents, par exemple. À certains moments, on voit des situations et on se dit qu’on a déjà vu ça... »

Les dirigeants des Saguenéens ont aussi apprécié le fait que le réalisateur ait pris la peine d’inclure beaucoup d’éléments identifiés à l’équipe. Ils ont aussi souligné que Chicoutimi est très souvent, et clairement, le centre de l’action.

« Avant le début du film, le réalisateur nous a dit que les Saguenéens ont le plus beau chandail de la ligue, a ajouté Yanick Jean. C’est quelqu’un de la région qui revient ici et qui a un sentiment d’appartenance incroyable envers les Saguenéens de Chicoutimi. Les joueurs l’ont écouté avec beaucoup d’intérêt. Pendant tout le film, il a porté son chandail des Saguenéens avec fierté et il n’était pas question de lui enlever. »

« J’ai trouvé ça bon, a pour sa part mentionné l’entraîneur adjoint Claude Bouchard. C’est bon pour la visibilité des Sags. J’ai été surpris de voir qu’autant de scènes ont été tournées à Chicoutimi. Et il y a une morale à sortir du film. Un des joueurs prend un verre un peu et ils se font arrêter par la police. Pour nos joueurs de cet âge, c’est une morale à sortir de l’histoire. Beaucoup de choses dans le film sont proches de la réalité, mais il y a aussi un peu de fiction. C’est normal dans un film. »

Pour leur part, les joueurs ont accordé une bonne note au film d’Éric Tessier qui raconte une partie de leur histoire. 

« C’est un super bon film, a indiqué Zachary Lavigne. Le scénario est réaliste. C’est très bien. Il y a des parties qui sont proches de notre réalité et d’autres non, mais en général ça représente bien la vie d’un joueur junior majeur. »

« Le film était super, a renchéri Jérémy Groleau. Ils ont vraiment mis l’emphase sur la vie d’un joueur de hockey. Ils ont aussi montré l’entraînement. C’était vraiment intéressant pour nous. C’était aussi le fun de voir des édifices que nous connaissons bien comme le Centre Georges-Vézina. »

« Honnêtement, c’est un bon film, a dit le capitaine des Saguenéens, Olivier Galipeau. C’est peut-être un peu poussé dans certaines situations qui peuvent arriver pas juste à nous, mais aux jeunes en général. Quand il question d’alcool au volant, ça peut arriver, mais pas juste à nous. Il faut faire attention à ces choses et le message passe très bien dans le film. Il montre aussi très bien l’amitié qui peut se créer dans une équipe de hockey au fil des années et le parcours qu’on peut avoir. Par bouts, on voit bien ce qu’est notre vie. On voit l’école, les entraînements, la pression des médias, des fans, de certains parents... Ça ressemble quand même à ce qu’on vit. »

Les joueurs des Saguenéens ont assisté à l’avant-première de Junior Majeur, mardi soir. Tout le monde a bien apprécié l’expérience.

Lapalme au rancart

Si les Saguenéens ont passé quelques heures dans la fiction, mardi soir, ils ont aussi eu droit à leur dose de réalité pendant la journée. Assez longtemps pour apprendre qu’ils devront se passer des services de Vincent Lapalme pour une période encore indéterminée. Son nom a été ajouté à la liste des blessés en raison d’une hernie à l’aine.

Parce que Lapalme et Mathieu Desgagnés viennent de tomber au combat, Yanick Jean a rappelé Charles Tremblay, des Élites de Jonquière, et Christopher Farmer, du Collège Esther-Blondin, en prévision de la fin de semaine en Abitibi.