Le gardien des Saguenéens, Storm Phaneuf, a été mis à l'épreuve 36 fois.

Battus par leur bête noire

Il n'y avait vraiment rien à faire pour les Saguenéens cette saison face aux Cataractes. Même s'ils ont offert leur meilleure opposition, et de loin, des six duels, les Mauriciens ont complété un balayage avec une victoire de 4-1, à Shawinigan.
Les Chicoutimiens ont décoché 41 tirs en direction du gardien Antoine Samuel qui n'a cédé qu'à une seule occasion, battu par Janne Puhakka en avantage numérique en fin de premier engagement. Les Cataractes ont également frappé deux fois avec l'avantage d'un homme, deux fois par l'entremise de Dennis Yan. Les Sags ont tout tenté en fin de match, retirant Storm Phaneuf, mais Alex Pawelczyk a confirmé la victoire des locaux et quelques secondes plus tard, Giovanni Fiore a profité d'une bévue du gardien de 19 ans pour compléter le pointage. «On a continué dans la même veine avec l'attitude de foncer. On méritait un meilleur sort. La différence, c'est qu'un gars de quatrième trio a pris deux pénalités qu'il aurait pu éviter dans mon livre à moi et qui ont mené à deux buts», a indiqué l'entraîneur-chef Yanick Jean, pointant sans le nommer Patrice Demuy.
Malgré la défaite, le pilote des Bleus n'avait rien à redire sur l'effort des siens. «Je calcule qu'on a extrêmement bien répondu encore une fois», a-t-il annoncé, très optimiste sur la suite des choses avec deux matchs à disputer en saison régulière, en fin de semaine prochaine contre le Drakkar de Baie-Comeau.
«On dirait qu'il n'y a plus rien pour nous arrêter. Les gars ont réalisé que peu importe qui est en uniforme ou non, il faut foncer tête première. C'est ce qu'il faut faire à l'aube des séries», d'indiquer Yanick Jean.
Ébranlé la veille sur une mise en échec en troisième, l'attaquant Alexandre Ranger n'a pas participé à la rencontre d'hier. Le personnel des Saguenéens ne voulait pas prendre de risque, mais Yanick Jean a précisé qu'il aurait été en mesure d'enfiler l'uniforme en séries. Reste que son absence s'est fait sentir autour du filet adverse. «Avec 41 lancers, avec un peu plus d'habiletés, on aurait trouvé le moyen d'en marquer un ou deux de plus», a convenu le pilote des Bleus.