L’avantage numérique des Sags ne revendique que quatre buts en 42 occasions, depuis le début de la saison.

Avantage numérique dans la LHJMQ: les Sags au dernier rang

Avant le début de saison, un élément semblait faire l’unanimité chez les Saguenéens et c’est que l’avantage numérique ferait des ravages. Un mois plus tard, l’attaque massive des Chicoutimiens est bien loin de répondre aux attentes avec un maigre quatre buts en 42 occasions, ce qui représente le pire pourcentage de la LHJMQ avec seulement 9,5 % d’efficacité.

L’attaque massive des Sags a mordu la poussière à ses 15 dernières chances. Le dernier but remonte à cinq matchs, face aux Remparts de Québec. « On en a assez, ça s’est clair. On a un but de marqué depuis que Kniazev (Artemi) est revenu et c’est notre général », reconnaît Yanick Jean.

Pour lui, ce n’est pas une question de talent, mais d’éthique de travail et de détermination.

Les Saguenéens ont encore rendez-vous avec Alexis Lafrenière et sa bande, mercredi, mais cette fois au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Lors du premier duel, le premier trio de l’Océanic avait amassé un total de cinq points.

« Quatre joueurs qui travaillent à 100 %, ça bat cinq joueurs qui travaillent à 75 % », mentionne-t-il, soulignant que ses troupiers font beaucoup mieux en désavantage numérique. Ils devront encore le faire mercredi face à l’Océanic qui a marqué 19 buts en 65 occasions (29,2 %) sur l’attaque massive, bon pour le quatrième rang.

« On doit se simplifier la vie et arrêter de chercher le jeu parfait », d’estimer Yanick Jean qui va modifier des choses, tant dans l’exécution que les éléments qu’il déléguera sur la patinoire avec un homme en plus et leurs rôles.

« On va faire des changements. On va essayer des choses parce que je veux plus de rondelles au filet », d’annoncer le pilote des Bleus.

« Il faut trouver du rythme, ce qu’on n’a pas été capables de faire. Par rapport à notre temps de pratiques, on avait d’autres chats à fouetter. On va mettre l’emphase en vidéo et en faisant autre chose, mais il faut se simplifier la vie et envoyer plus de rondelles au filet, explique Yanick Jean. On se retrouve ici où on a du temps et sur la route où on n’en a pas. Il y a des ajustements à faire et on va travailler là-dessus. »

À la décharge des joueurs, les occasions en avantage numérique n’ont pas été très nombreuses, au cours des dernières rencontres. En fin de semaine face au Drakkar, les Chicoutimiens ont profité de seulement deux attaques massives complètes, dont une en toute fin de rencontre, vendredi. « On met des choses en place, le match commence et on a notre premier avantage numérique en troisième période. Ça devient dur d’aller chercher du momentum. On est souvent plus puni que l’adversaire également », de rappeler Yanick Jean.

« UN TRÈS BON MATCH BAROMÈTRE »

Les Saguenéens tenteront d’infliger un premier revers à l’Océanic devant ses partisans, mercredi soir, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. 

Les représentants du Bas-Saint-Laurent fonctionnent à plein régime sur leur patinoire. Ils ont marqué 41 buts à domicile en seulement six rencontres pour une moyenne de près de sept buts par rencontre. Pour mettre les choses en perspective, les Sags, qui se retrouvent dans le milieu du peloton en offensive, ont inscrit depuis le début de la saison un total de 43 buts en 12 rencontres. 

« En tout cas, ils comptent des buts », observait l’entraîneur-chef des Sags après l’entraînement des siens, mardi matin, au Pavillon de l’Agriculture, donc sur une glace conventionnelle. 

L’offensive de l’Océanic est propulsée de main de maître par son premier trio, composé d’Alexis Lafrenière, Cédric Paré et Dmitry Zavgorodniy, qui trônent au sommet des marqueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) avec respectivement 32, 32 et 28 points. En neuf matchs en octobre, les trois vétérans ont cumulé l’impressionnant total de 72 points. 

« C’est un très bon match baromètre », de convenir Yanick Jean, réitérant l’importance des matchs intra-division. Jusqu’ici, les Sags ont remporté trois de leurs quatre matchs face à leurs rivaux de section, dont le premier affrontement face à l’Océanic, mais au Centre Georges-Vézina. Cette fois, sur la route, le pilote des Bleus ne pourra pas profiter du dernier changement. 

« C’est sûr qu’ils sont encore meilleurs sur leur petite glace. On va devoir être encore meilleurs qu’on l’a été ici contre eux », d’estimer Yanick Jean, qui enverra de nouveau Alexis Shank pour défendre le filet chicoutimien. Il enverra dans la mêlée fort probablement le même alignement que samedi dernier à Baie-Comeau. 

Autre étape pour Rochette

L’attaquant Théo Rochette a franchi une autre étape dans son processus de retour au jeu après avoir combattu une mononucléose qui le force à l’inaction depuis près d’un mois. 

« Il a le feu vert pour recommencer à s’entraîner avec contact à partir de samedi », a pu annoncer Yanick Jean, mardi. 

En effet, une échographie de la rate au cours des derniers jours n’a pas révélé de problème particulier. D’ici là, Rochette continuera de s’entraîner en solitaire comme c’était le cas mardi en compagnie de Justin Ducharme, blessé à l’épaule. 

« Ça va prendre au minimum une semaine de conditionnement », prévoit l’entraîneur-chef des Saguenéens pour le numéro 19.