Le défenseur Frédéric Allard a tiré entre les jambières de Marvin Cupper, pour donner la victoire aux Saguenéens 3-2 en prolongation face aux Cataractes.

Autre victoire en prolongation

Les Saguenéens ont survécu malgré un manque d'opportunisme, hier face aux Cataractes de Shawinigan. Le défenseur Frédéric Allard a soulevé les 2696 spectateurs réunis au centre Georges-Vézina alors qu'il a battu le gardien Marvin Cupper entre les jambières en prolongation pour procurer une victoire de 3-2 aux Chicoutimiens.
Frédéric Allard a pris la décision de s'amener dans l'enclave et dégainé après avoir reçu la passe parfaite de William Gignac. Cupper a fait l'arrêt partiellement, mais la rondelle a tout de même franchi la ligne rouge. «J'ai vu que le défenseur était dos à moi et j'ai décidé d'y aller. À 4 contre 4, il y a de l'espace et il faut que tu prennes la chance. William m'a fait une passe sur la palette et il ne me restait qu'à la mettre dedans», a mentionné le défenseur de 16 ans qui a mis un point d'exclamation à une excellente performance individuelle hier, lui qui a terminé avec un différentiel de "2.
Avec un pointage de 2-2 à mi-chemin en troisième, les locaux ont obtenu deux avantages numériques de deux hommes successifs, mais n'ont pas réussi à faire payer leurs adversaires. Domenic Graham a même dû se signaler à deux reprises devant Félix-Antoine Bergeron qui était parvenu à s'amener seul vers lui deux fois plutôt qu'une. "À 5 contre 3, il n'y a pas de but automatique, mais tu voudrais tout le temps marquer. On ne l'a pas fait, à 5 contre 4 aussi on a eu des chances. Quand tu ne marques pas, c'est une chose. Quand tu ne marques pas et que tu as des chances, c'en est une autre. Quand tu as des chances, tu ne marques pas et tu donnes des chances à l'adversaire, ce n'est pas agréable», a laissé tomber l'entraîneur-chef Patrice Bosch dans son point de presse. Il a néanmoins souligné que ses troupiers avaient tourné la page rapidement pour s'offrir cette victoire, cette 23e de la saison en 46 parties.
Le pilote des Bleus a toutefois acquiescé qu'il y avait «plusieurs choses à revoir» malgré tout. Les Chicoutimiens ont dominé la rencontre, s'offrant plusieurs bonnes chances de marquer, mais ont été incapables de compléter de belles séquences offensives.
«Les buts sont difficiles à obtenir, les avantages sont difficiles. Les victoires sont difficiles. Quand tu t'en sors comme ce soir, à quelque part, il faut que tu sois content parce que les jeunes vont apprendre de ces leçons et ton équipe progresse», de souligner Patrice Bosch. Je ne sais pas si c'était un match agréable pour les spectateurs. Je peux dire que c'en était pas un pour les entraîneurs.
«Je comprends que ce n'était pas un match parfait, mais il faut donner crédit à ces jeunes-là", a-t-il poursuivi, faisant remarquer qu'à un certain moment, lors d'une supériorité numérique, il y avait trois joueurs de 16 ans sur la glace en plus des deux Européens, des recrues dans la LHJMQ.
Les jeunes joueurs des Sags aiment faire du temps supplémentaire. Ils ont maintenant un dossier de sept victoires et un seul revers en prolongation ou en fusillade. C'était la deuxième fois en autant de semaines qu'ils s'imposaient au-delà du temps réglementaire. Ils avaient fait le même coup au Phoenix de Sherbrooke. «Je ne sais pas ce qu'ils font, mais ça va pas pire en prolongation», a noté Patrice Bosch en riant.