Satisfait de la tenue du Titan depuis le début de la saison, malgré un dossier de 4-18-6, Mario Durocher a beaucoup moins apprécié une séquence de cinq matchs, qui se sont tous soldés par une défaite, qui a pris fin dimanche dernier.

Autre dur lendemain de veille pour le Titan

Le lendemain de veille de la Coupe Memorial s’étire pour le Titan d’Acadie-Bathurst. Les doubles champions en 2018 se sont présentés à Chicoutimi au cours de la journée de jeudi avec un dossier de seulement quatre victoires en 28 rencontres, bon pour le dernier rang dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Ça paraîtrait vraiment mieux si on avait une fiche de 10-18 au lieu de 4-18-6. On serait probablement en avant d’une couple d’équipes également », convient l’entraîneur-chef du Titan, Mario Durocher, qui a occupé un poste d’adjoint avec les Sags lors de la saison 2011-2012.

La saison dernière, tous les observateurs s’attendaient à une saison difficile pour la formation du Nouveau-Brunswick, ce qui s’est concrétisé et après deux mois, Mario Durocher s’amenait à la barre de l’équipe. Cette saison, après un « nettoyage » au cours de l’été et l’acquisition de quelques vétérans, les attentes étaient un peu plus élevées pour le Titan, qui a toutefois perdu ses 17 premières rencontres, dont six en temps supplémentaire, étant au passage une année complète sans gagner à domicile.

« On était 0-17 et je vais être honnête, j’aimais mon club et je trouvais qu’on travaillait fort dans la bonne direction », souligne Mario Durocher.

« Je suis peut-être vieux jeu un peu, mais les fusillades et les prolongations à trois contre trois, c’est pour faire vendre de la bière et donner un spectacle. Ce n’est pas ce qui va nous faire gagner dans les séries, sauf que ce sont des points importants. Ça mettait de la pression sur nos gars. Même si on ne méritait pas notre fiche et qu’on n’en parlait pas dans le vestiaire, je peux dire que le bâton commençait à être serré. Ce n’est plus un singe, mais un gorille qu’on avait sur les épaules », reconnaît le vétéran pilote, très en verve avant l’entraînement des siens sur la patinoire du centre Georges-Vézina jeudi après-midi.

Après finalement une première victoire, l’entraîneur a bien apprécié les trois semaines suivantes où son équipe a mis en banque deux autres victoires, mais beaucoup moins une séquence de cinq matchs qui a pris fin dimanche dernier, cinq défaites où il a observé beaucoup de mollesse de la part de ses troupiers.

« Il n’y avait pas de raison qu’on perde ces cinq matchs-là. Quand on regarde ça, les deux rencontres contre Saint-Jean, si on les gagne, on se retrouve à deux points des Sea Dogs », pointe Mario Durocher.

« Ce sont des matchs qui nous auraient probablement mis dans une course aux séries avant les Fêtes. Ce sont cinq matchs qui nous font mal et qui font que ça va plus ou moins bien », annonce-t-il, ajoutant que la victoire de mercredi à Baie-Comeau, la première de l’équipe sur la route, a mis un petit baume sur la plaie.

L'entraîneur-chef du Titan, Mario Durocher.

« Ce sont ces cinq matchs qui nous font tirer de la langue un peu et dont je ne suis pas trop content. On va espérer que le match de mercredi va nous donner confiance. Tout est question de confiance dans notre cas. On est très jeunes », constate Mario Durocher, qui dirige dix joueurs de 17 ans et deux de 16 ans. Il se montre très élogieux envers Riley Kidney et Cole Huskins, deux attaquants sélectionnés en première ronde au dernier repêchage.

« En arrière, quand tu as cinq défenseurs de 17 ans, il faut s’attendre à ce que certaines soirées soient un peu plus longues », admet celui qui roule sa bosse depuis plusieurs années dans la LHJMQ.

« On aime nos jeunes. Ce sont des gros bonshommes qui patinent, mais il faut juste leur donner du millage. Quand on joue contre des clubs d’expérience, c’est le 60 minutes qui est plus dur à jouer », analyse-t-il, précisant que souvent, la gestion de fin de match a fait défaut.

Avec l’expérience, Mario Durocher demeure conscient qu’il reste encore beaucoup de hockey, même si sa troupe accuse présentement 11 points de retard sur une place en séries.

« Il reste encore une demi-saison à faire », rappelle-t-il, soulignant l’importance des joueurs de 20 ans, dont le gardien Tristan Bérubé.

« On a besoin de tout le monde, ce n’est pas compliqué et il faut y croire. On va être honnêtes, on a tous hâte à la pause des Fêtes pour se reposer, sauf qu’on a cinq parties importantes d’ici le congé. C’est de donner un dernier petit coup. Il faut rester positif et j’estime qu’on voit de belles choses », de faire part Mario Durocher.