Gaby Asselin

Asselin questionne l’entente avec la Ville

Ancien cogestionnaire des Saguenéens de Chicoutimi, Gaby Asselin rappelle que l’équipe junior majeure a déjà été une source de revenus pour la Ville, à l’époque où lui et ses acolytes, Michel Boivin, Pierre Cardinal, Guy Carbonneau, Marc Desforges et feu Gervais Munger, étaient à la tête des opérations.

Réagissant à la nouvelle parue mercredi voulant que les Sags ont obtenu 200 000 $ de Saguenay pour aider à boucler le budget de l’organisme sans but lucratif d’ici au 30 juin, M. Asselin rappelle que de 2001 à 2011, période pendant laquelle le groupe d’hommes d’affaires a été à la tête de l’organisation, une somme de 1,4 million $ a été remise dans les coffres de l’hôtel de ville.

S’inspirant d’un tableau tiré des états financiers de Gestion Sport Sag, M. Asselin soutient qu’à l’époque, des contributions annuelles variant entre 24 601 $ (2003) jusqu’à 153 065 $ (2007 ) ont été effectuées au nom de Saguenay, pour un total de 911 222 $. S’ajoutent des investissements en immobilisations totaux de 543 159 $ effectués pendant toutes ces années en améliorations locatives, ameublements et équipements de restaurant et bar, matériel informatique et équipements de bureau, etc.

En vertu des ententes signées à l’époque, les cogestionnaires étaient propriétaires des équipements de restauration et des bars pour lesquels 178 000 $ ont été versés en loyers. « L’entente prévoyait qu’on payait un loyer mensuel de 12 000 $ pour le Centre Georges-Vézina et que l’on versait à la Ville 20 % du prix des billets d’entrée au-delà du 70 000e spectateur », explique l’homme d’affaires.

M. Asselin ajoute que même si l’équipe est un organisme sans but lucratif, il y a lieu de s’interroger afin de savoir si la formule adoptée sous l’ancienne administration Tremblay est la meilleure étant donné que les citoyens, à travers leurs taxes, continuent de financer l’équipe dont ils sont propriétaires. « Auparavant, tous les ans, la Ville faisait de l’argent. Je pense que la formule qu’on avait était gagnante et idéale. »

Il soutient que le retrait de l’équipe des mains de son groupe d’hommes d’affaires a été une affaire avant tout politique.