Jean-François Plante a marqué son 45e but de la saison en deuxième pour donner une priorité de 4-0 aux Tigres.

Aide offensive demandée

Au moins, février est terminé. Les Sags ont conclu hier un mois qu'ils voudront vite oublier avec une 9e défaite en dix matchs. Simplement plus talentueux, les Tigres ont su profiter de leurs occasions pour s'imposer 7-1 au centre Georges-Vézina.
«C'est frustrant», a admis l'entraîneur-chef Patrice Bosch, très calme malgré tout dans son point de presse.
Malgré l'écart encore une fois tout à l'avantage des visiteurs, les Saguenéens ont disputé un bien meilleur match que mercredi contre l'Océanic. En l'absence de Laurent Dauphin, il faut se rendre à l'évidence, les Saguenéens manquent cruellement de finition autour du filet. Les occasions se sont présentées face aux Tigres alors que le pointage était toujours serré, mais pas moyen d'acheter un but, ce qui est devenu la marque de commerce des Sags. L'entraîneur-chef Patrice Bosch a eu beau modifier les combinaisons, rien à faire. «Le manque d'opportunisme, ça nous tue présentement. C'est entre les deux oreilles. Les gars voient qu'on a des chances et qu'on ne marque pas. Je pense que ça vient nous affecter», a laissé tomber Patrice Bosch qui parlait d'un drôle de match dans son bureau.
«J'ai vraiment senti que les chances ratées ne nous aidaient pas au lieu de nous donner un momentum, ce qui n'aurait pas dû être le cas. C'est ce qui arrive quand tu as une équipe fragile. Ce n'est pas une excuse et c'est à nous les entraîneurs de trouver des solutions avec les joueurs, a-t-il exprimé. Je ne peux pas marquer les buts quand les gars sont seuls devant le gardien. Moralement, il faut qu'ils tiennent.»
Après une première moitié de période partagée, les Tigres ont ouvert la marque sur une séquence très particulière avec l'avantage d'un homme. Bien posté dans l'enclave, Angelo Miceli a marqué, mais immédiatement l'arbitre a indiqué que la rondelle avait frappé la barre horizontale alors que le joueur signifiait le contraire. Le jeu s'est poursuivi pendant trois minutes avant qu'un arrêt de jeu survienne. Les officiels sont allés à la reprise qui a montré que la rondelle avait bien franchi la ligne rouge. Le cadran a donc été remis au temps où le but a été compté. Puis, en fin d'engagement, Carl-Antoine Delisle a surpris Julio Billia avec un tir anodin qui a dévié sur Frédéric Allard pour porter un dur coup aux espoirs des Chicoutimiens. En début de deuxième, Jérémy Bouchard a profité d'une cage pratiquement déserte, mais son tir a frappé la seule chose qui se dressait sur le chemin, la jambe d'un défenseur des Tigres. Le jeu s'est transporté à l'autre bout et Anthony Beaulieu a touché la rondelle au vol pour faire 3-0 et le déficit était insurmontable pour une équipe en panne offensivement. En troisième, la frustration était palpable sur le banc des joueurs, tout comme dans la foule alors que plusieurs amateurs ont quitté avant la fin.
«Il ne faut pas qu'on se laisse abattre. J'ai l'impression que pour certains joueurs, les chances ratées leur coupent les jambes», d'estimer le pilote des Bleus qui reconnaissait qu'encore une fois, la majorité les buts des Tigres avaient été marqués à la suite d'un mauvais positionnement défensif.
«Ils ont 14 lancers dangereux sur 30, c'est beaucoup. Ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui n'a pas fait son travail en zone défensive», a-t-il noté.
Après le sixième but, Julio Billia a cédé sa place à Mathieu Duquette qui voyait de l'action pour la première fois de la saison.
Congé samedi
Contrairement à ce qui était prévu, les joueurs des Saguenéens ne sauteront pas sur la glace ce matin. Ils obtiendront plutôt un repos dans le but de recharger les batteries en vue du match de dimanche contre l'Armada, à Blainville-Boisbriand.
«Il y a des gars présentement que la ''tinke'' est vide, a convenu Patrice Bosch. On a besoin mentalement de passer à autre chose. Ils n'oublieront pas comment patiner en 24 heures de toute façon.»